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mardi 4 mai 2021

Rétroaction immédiate? Vite vite vite! 5e partie

J'ai assisté à une conférence de Martin Delarosbil sur la culture d'entreprise. C'était très intéressant et j'ai "allumé" sur quelque chose quand il a parlé de la reconnaissance envers les nouvelles générations. Générations qui commencent à être moins nouvelles, les Y ayant 25 à 40 ans, et beaucoup de milléniaux ayant maintenant atteint le marché du travail.

Je reprends de mémoire un des exemples que Martin a donné : 

Jonathan a 22 ans. Quand il publie une photo de son gâteau au carottes sur Instagram, il peut avoir 55 "likes" dans les heures qui suivent.

Et vous pensez qu'il va attendre trois mois avant de savoir si vous êtes content de son travail?

Voilà quelque chose de fondamental que les technologies ont apporté : la rétroaction immédiate ou très rapide. 

Avant de blâmer les "jeunes", après combien d'heures de retard vous allez relancer si vous n'avez pas reçu un courriel ou un paquet Amazon attendu? L'instantané, c'est toute la société qui la vit de nos jours.


Qu'est-ce qui fonctionne?

On peut aimer ou pas, la rétroaction rapide est là pour rester. Oui, sur les médias sociaux elle peut entraîner une forme de dépendance. Et clairement, elle n'encourage pas à la patience et la vision à long terme.

En même temps, même si la "rétroaction lente" est plus facile à formaliser et à suivre, ses limites ont été démontrées. La principale? Pour la plupart des gens, la rétroaction formelle ne donne à peu près pas de résultats! Demandez aux employés, et la majorité diront manquer cruellement de reconnaissance en entreprise. 

De nos jours, on devrait plutôt chercher un équilibre entre les moments où il faut prendre son temps et les autres où la rapidité a du bon. Que diriez-vous d'un candidat qui envoie son CV par la poste?


Pour aller plus loin

4 approches pour donner de bons feedbacks

mardi 27 avril 2021

Exemple de rencontre de futuraction (feed-forward) - 4e partie

La dernière fois, j'ai parlé des principes de la futuraction qui devrait remplacer la rétroaction (feedback). Voici les étapes pour tenir une rencontre de futuraction, incluant quelques exemples.


Comment passer du passé au futur?

Voici quelques éléments à inclure dans vos échanges avec l'employé pour en faire de la futuraction.

  • Prendre quelques minutes ou heures pour bien identifier le contexte, les causes et les avenues positives possibles, surtout s'il s'agit d'une répétition. 

  • Commencer par du positif : l'employé sait souvent qu'il y a eu un problème, on va le surprendre en commençant par du positif. Ça peut être "Je suis contente que ton erreur nous donne l'occasion de travailler sur ce point" ou entrer directement dans le vif du sujet avec "Merci de venir me rencontrer, toute l'équipe aime ça quand tu es là, on va regarder ensemble comment on peut t'aider à augmenter ta présence au travail". 

  • Aborder le problème à régler au minimum, souvent sous forme de validation et/ou de questions. On veut faire le minimum pour s'assurer que l'employé a bien compris en quoi ça pose problème. Par exemple : "Lorsque tu oublies d'envoyer le suivi à Lydia, ça retarde son travail et elle vient me voir, et ça retarde le mien. Est-ce que tu vois d'autres conséquences?"

  • Rappeler ce qui est attendu de l'employé, avec des exemples concrets. Souvent les gens ne font pas les choses correctement parce qu'ils ne savent pas tout à fait ce qui est attendu d'eux. "On va faire le tour du fonctionnement prévu. Les étapes sont... Si Josée n'est pas là, tu te souviens "

  • Enchaîner ensuite avec des questions pour que l'employé·e propose des solutions : "Qu'est-ce qui pourrait t'aider à régler ce problème?" Ça semble plus rapide de proposer quelque chose, toutefois l'employé aura beaucoup plus tendance à suivre ses propres idées que celle des autres. 

  • Au besoin, ajouter "Comment peut-on t'aider avec ça? Qu'est-ce qu'on peut faire autrement?" Être prêt à reposer ces questions ou variantes jusqu'à ce qu'on arrive à une vraie solution. 

  • Terminer avec une note positive, tournée vers le futur et le lien de confiance avec l'employé. L'idéal est également de souligner une des forces de l'employé : "Merci d'avoir pris le temps de faire le tour de ça avec moi. Ta créativité nous aide beaucoup à trouver des solutions."

  • Pour les cas récurrents ou plus critiques, prévoir tout de suite un suivi rapproché, qui va montrer à l'employé que c'est important.

mardi 23 mars 2021

Le Feedback est mort, vive le Feed-forward! 3e partie

Durant mon cours de conduite, le professeur nous disait que lorsqu'on perdait le contrôle d'une voiture, on avait la tendance naturelle à regarder l'arbre qui s'en vient vers nous à grande vitesse. En même temps, il nous expliquait que si on voulait éviter l'arbre, le truc c'était de regarder où ON VEUT ALLER et non pas là où on craint de se cogner...

C'est le même constat avec le feedback, qu'on gagne à transformer en "feed-forward"... Au lieu de se concentrer sur l'erreur ou le comportement à corriger (l'arbre), vaut mieux tourner les yeux sur la route devant nous, soit ce qui nous permettra d'avancer à nouveau.

Pour ça, on suggère de passer à une rétroaction positive, axée sur le succès ou le comportement attendu dans le futur. D'où le nom "feed-forward", que je traduirai par futuraction pour ce blogue. 


Passer de la rétroaction classique   ===>   Futuraction 

Au lieu de...  

Entrer dans le vif du sujet   ===>   prendre le temps de faire le tour du contexte avant et pendant la rencontre

Exprimer son mécontentement   ===>   exprimer sa confiance, sa reconnaissance 

Insister sur l'erreur   ===>   insister sur les solutions, sur ce qui est attendu

Présumer que l'employé sait de quoi on parle   ===>   valider la compréhension des impacts et des attentes

Parler du passé   ===>   revenir sur le passé seulement le temps de valider la compréhension, ensuite passer à l'avenir

Proposer des solutions   ===>   demander à l'employé de trouver ses propres solutions

Exiger un changement   ===>   proposer de l'aide

Se dépêcher de lui faire corriger le problème   ===>   prendre le temps de faire le tour des problèmes, surtout s'ils sont récurrents.


Dans les prochaines semaines, nous verrons les étapes d'une rencontre qui utilise la futuraction.


mardi 17 novembre 2020

Combattre la grisaille en équipe - pour réussir

Nous avons vu en octobre comment relever des défis en équipe pouvait aider à augmenter la motivation durant cette période difficile qu'est la 2e vague de la pandémie... Voici aujourd'hui quelques éléments utiles pour que ça fonctionne. 

  • S'assurer que les activités de groupe soient modulables, optionnelles ou adaptables, bref qu'au moins une partie du projet donne le goût de participer à la plupart des employés.

  • Si possible, offrir des choix de participation : variété de sports, d'activités, de durée ou de répétition, ou la personnalisation possible par les participants. 

  • Choisir une durée assez longue pour que ça vaille la peine (3 à 6 semaines) mais pas plus de 8 à 12 semaines, pour ne pas perdre l'élan. 

  • Offrir une ou des récompenses symboliques pour souligner les accomplissements ou la participation.

  • Offrir une récompense de groupe, d'équipe ou individuelle selon votre culture d'entreprise et le type de motivation que vous souhaitez favoriser.

  • Faire très attention à ne pas susciter trop d'obligations d'y participer, surtout s'il y a des employés un peu fragiles ou stressés dans une équipe. Quelques uns carburent aux défis, d'autres les verront comme une pression supplémentaire. Voir plus bas les impacts à vérifier.

  • Être raisonnable dans les objectifs, prévoir les défections, les imprévus. Certains commencent ces défis en lion, enthousiastes, pour mal terminer parce qu'ils n'ont pas bien évalué ce que ça demanderait. 

  • Avoir de la flexibilité ou des options souples, par exemple les employés doivent pouvoir ajuster leur objectif en cours de route ou changer de moyens de l'atteindre.  

  • Adapter les activités, le fonctionnement et les récompenses selon la personnalité des gens : par exemple certains préfèrent travailler en équipe et se dépasser, d'autres en solitaire et faire leur petite routine.

  • Mettre en avant et rappeler souvent que l'objectif... c'est de se sentir mieux!

Impacts

Ensuite il faut réfléchir aux impacts des activités proposées, en fonction de l'entreprise, des clients, des employés et leur contexte à chacun, est-ce compatible avec/pour...
  • l'horaire de travail et les autres obligations de l'employé?
  • la présence d'enfants en bas âge en cas de quarantaine?
  • des aidants naturels qui ont à s'occuper d'un proche? 
  • des employés qui auraient un budget plus serré?
  • ceux qui sont plus anxieux, sensibles à la pression?
  • des employés qui ont l'impression d'être déjà débordés, surchargés?
  • ceux qui ont besoin d'exprimer leurs émotions?
  • des personnes qui sont plus solitaires ou plus travail d'équipe?
  • les intérêts de la majorité?
Rien ne sera parfait pour tout le monde, toutefois en pensant d'avance aux impacts, on peut choisir d'autres défis ou les ajuster pour augmenter la participation. On veut s'assurer que les employés ne laissent pas tomber le défi en cours de route ou le voient comme une source de stress. Au contraire, vous voudrez que les gens en sortent heureux, motivés, prêts à le refaire l'an prochain. 

Et puis, ce n'est pas tout le monde qui a besoin de relever des défis, ça prend aussi des spectateurs pour encourager les participants!

mercredi 2 octobre 2019

3 axes pour s'adapter à la pénurie - no 2

On a vu la semaine passée les trois axes pour s'adapter à la pénurie et savoir à quel axe donner la priorité. Cette semaine on voit des exemples de ce qui peut être fait pour chacun des axes. J'ai mis en gras les conseils ayant souvent de bons retours sur investissement.

Rémunération
  • Payer si possible au marché, au moins pour les postes en rareté.
  • Si on ne peut augmenter le salaire de base, offrir des bonus de rétention ou des bonus de performance.
  • Maximiser les avantages non imposables : ex. donner l'allocation maximale pour les déplacements, des per diem pour les repas, etc.
  • Offrir des cadeaux originaux et peu coûteux : des passes de transport en commun, de la nourriture sur place, du théâtre, une sortie au spa ou au resto, etc.
  • Réviser les programmes de bonus/commissions pour les rendre plus visibles ou généreux. 
  • Réviser les assurances collectives ou les rendre plus flexibles.
  • Remplacer les bonus en argent par des cadeaux attrayants ou originaux : bourses d'études aux enfants/conjoint, abonnement au spa, allocation vêtements, données cellulaires pour la famille, voyages ou forfaits vacances au choix de l'employé, etc. Varier le "bonus" chaque année ou selon les personnes pour le mettre en valeur.
  • Faire connaître les différents avantages : les intégrer dans l'offre d'emploi et les rappeler au moins une fois par an (réunion annuelle, rencontre d'évaluation de rendement...)
  • Accélérer les augmentations de salaire (aux 6 mois au lieu de chaque année ou augmentation plus élevée chaque année) pour atteindre le maximum plus rapidement. 
  • Être transparent au sujet de la gamme salariale pour le poste.
Conditions 
  • Offrir plus de vacances, de congé et plus de flexibilité dans leur prise. Implanter des banques de temps. 
  • Fermer l'entreprise entre Noël et le Jour de l'an ===>
  • Tout ce qui touche les horaires aura un gros impact sur l'attraction et la fidélisation, souvent sans réduire la productivité : semaine de 3 ou 4 jours, terminer à midi le vendredi, commencer plus tôt ou plus tard, etc.
  • Offrir des horaires variables inversés : l'employé décide du nombre de jours ou d'heures qu'il veut faire, une fois par X mois ou à chaque semaine.
  • Offrir de travailler à distance au moins un jour par mois.
  • Embellir l'environnement : repeindre ou décorer, prévoir des espaces plus ludiques ou beaux, des fois juste augmenter le ménage ou demander des suggestions pour embellir l'endroit peut faire une différence.
  • Donner une allocation aux gens pour leur décor, incluant l'achat de plantes vertes.
  • Améliorer et faire valoir le sens au travail, la reconnaissance, l'ambiance de travail.
  • Augmenter l'ergonomie, avec de l'équipement, mais aussi en analysant et modifiant les espaces ou équipements de travail, avec des spécialistes ou en demandant aux employés.
  • Offrir quelques heures par mois aux projets personnels (liés au travail, bénévolat ou autre). 
  • Installer des plateaux de fruits, des bars à salade, des fines herbes en pot...
Type de candidats
Quand on parle de type de candidats, ça veut dire de... 
  • Varier les sources et les approches des candidats : tester un contenu différent, une approche, un ton ou une image d'entreprise différents.
  • Essayer de nouveaux endroits d'affichage : entrée de l'épicerie, aréna, applications de rencontre ou de recrutement nouveau genre (ex. Appy here).
  • Parler de nos embauches en cours aux fournisseurs, clients, aux collègues durant un congrès.
  • Mettre en place ou "booster" le référencement interne : augmenter la valeur des récompenses, les varier, les donner plus rapidement.
  • Demander aux employés d'envoyer les affichages aux amis/famille (liés à une récompense si on veut que ça fonctionne).
  • Offrir du temps partiel (entre autres pour les étudiants et les pré retraités).
  • Approcher les organismes qui aident des catégories de candidats moins recherchés : ex-prisonniers, 55 ans et plus ou sans expérience, immigrants...
  • Améliorer l'expérience candidat : surtout la simplifier et l'accélérer, vous aurez de nouveaux types de candidats.
  • Réduire les exigences de diplômes ou le nombre d'années d'expérience demandées.
  • Favoriser des profils inhabituels : ex. issus de la diversité, hommes dans une équipe de femmes ou l'inverse, plus jeunes ou plus vieux, etc.
Pour aller plus loin 

mercredi 6 février 2019

10 activités pour améliorer votre marque employeur

Avec la pénurie grandissante, on entend beaucoup parler de l'importance de la marque employeur. Bien sûr, celle-ci dépend des communications antérieures, de l'ambiance de travail, de l'équipe déjà en place, de l'historique de l'entreprise, etc. Tout cela ne se change pas facilement du jour au lendemain.

En même temps, des activités spéciales permettent de donner un coup d'accélérateur et faire parler de vos avantages en tant qu'employeur. Celles-ci serviront, entre autres à :
  • inciter les employés à en parler dans leur entourage;
  • impressionner et attirer les candidats potentiels;
  • nourrir les médias sociaux;
  • attirer l'attention en général, via les médias sociaux ou éventuellement des médias reconnus, grand public ou spécialisés : journaux, web, blogues...
Bonne nouvelle : plusieurs d'entre elles sont peu coûteuses pour l'employeur. En voici 10 pour vous inspirer :
  1. Voir quelles bonnes idées pour des partys de Noël réussis peuvent être adaptées à une fête d'été.
  2. Faire une sortie sportive ou culturelle : randonnée, cinéma, bowling, économusée, centre de plein air, go-kart, etc. incluant au moins un repas sur place. Certains offrent des avantages intéressants aux groupes : rabais, guide, salle ou section à part, etc.
  3. Faire quelques rencontres - corporatives ou festives - dans un musée, plusieurs ont des salles de réunions : arts, sciences, histoire, il y en a pour tous les goûts! 
  4. Faire raconter une réalisation particulière par un des employés, par exemple un employé qui a voyagé en Afrique.
  5. Donner des ressources (un peu de temps, d'argent) aux employés qui font du bénévolat, ou encore mieux, s'impliquer dans une cause.
  6. Organiser un diner où des employés apportent un met qui fera jaser le groupe (ex. plat provenant d'un pays, découverte de plats véganes, bio, gibier...)
  7. Organisez une journée yoga, gym ou autre activité physique simple au bureau.
  8. Faites un concours basé sur la santé : meilleure amélioration du lunch, défi 7 heures de sommeil ou une marche par jour... L'important est de récompenser - au moins symboliquement - tous les participants, autant les efforts que l'atteinte d'un objectif.
  9. Louez une table de jeu pendant quelques jours (ping-pong, billard, soccer de table, etc.)
  10. Sondez les employés pour connaître quelle activité ils aimeraient et organisez-la, ou confiez-la au club social.
Le truc pour faire parler les gens, c'est d'en faire quelques-unes par année et de varier la nature des activités...

Pour aller plus loin : 
De mon blogue : 16 idées pour améliorer le bien-être au travail
6 idées pour faire rayonner la marque employeur de votre entreprise


mercredi 30 janvier 2019

Le nom qui change tout, vraiment ? par RH brutes

Un peu d'humour RH aujourd'hui.*

J’ai assisté à un colloque il y a quelques années. J'avais parlé reconnaissance des employés avec mon voisin. On avait tous les deux remarqué une belle pancarte au-dessus de l'une des entrées de l’hôtel, qui indiquait « Entrée de nos élites ». Ça nous avait pris quelques secondes pour comprendre que c’était l’entrée des employés, mais avec un nouveau nom, un peu plus glamour. Un peu comme les aveugles qui sont devenus des non-voyants ?

Ça aurait probablement mieux collé pour lesdites élites si leur entrée réservée n’était pas un escalier menant du stationnement vers une porte anonyme du sous-sol, entre deux murs style racoin perdu...

Bref, en gestion comme ailleurs, faut que les bottines suivent les babines. Si les bottines vous mènent à un sombre sous-sol, c’est pas le nom qui changera ça…

* RH brutes est mon alter ego plus sombre,  le ton est plus mordant ou moins sérieux que dans mes billets habituels. Pour plus d'information, voir ce billet explicatif 

mardi 6 décembre 2016

Reconnaissance et party de Noël

Vous manquez d'inspiration pour exprimer votre reconnaissance ? Ou pire, vous n'avez rien prévu pour le party de Noël qui a lieu demain soir ? Voici quelques idées qui pourront vous dépanner, ou vous aider - en 2017...

Pour exprimer sa reconnaissance 
Reconnaissance : les bases
Gestes de reconnaissance gratuits
Autres gestes de reconnaissance
Tous les articles du blogue sur ce thème

Pour un party de Noël réussi, 2016 ou 2017...
Le plus important, durant une fête de Noël...
Idées pour réduire les coûts ou se renouveler
Des idées pour réussir son party

L'essentiel
S'il n'y avait que deux points à retenir de tout ça, ce serait :

1 - tout geste doit être sincère, adapté au contexte et équitable pour donner un effet positif.

2- le plus important geste, le plus essentiel, c'est un merci sincère à tous les employés de la part d'au moins un des patrons.
S'il est gêné de parler en public, prendre 5 secondes pour le faire, et laisser une autre personne prendre le relais avant et après. Ou monter un petit vidéo qui permet de se pratiquer...

Et bon party de Noël !

mercredi 30 novembre 2016

16 idées pour améliorer le bien-être au travail

J'observe beaucoup d'employés prêts à trouver un nouvel emploi en janvier. Est-ce parce qu'ils attendaient d'avoir reçu leur bonus ? Ou c'est peut-être que le temps des fêtes est propice à la réflexion et ils se disent "Non je ne fais pas une autre année ici..."

Quoi qu'il en soit, décembre est un bon moment pour les employeurs pour démontrer leur reconnaissance envers leurs employés. Un merci sincère est nécessaire, mais il sera encore plus apprécié s'il est accompagné d'une ou plusieurs marques concrètes de cette reconnaissance. Si le cadeau monétaire a encore sa place, j'ai tiré de l'article "38 façons d'améliorer le bien-être de ses employés" seize idées pour offrir un petit quelque chose de plus "jazzé" à vos employés. J'y ai ajouté mon grain de sel, comme ces jolies cocottes en papier :) En prime, ces idées peuvent être mises en pratiques à n'importe quelle période de l'année !

Idées gratuites 
Pour mettre de l'ambiance, faire une course de cocottes en papier !
  1. Permettez aux employés de personnaliser leur coin de bureau, entre autres à l'aide de plantes, de photos ou d'affiches à leur goût. Encadrez cette pratique pour éviter l'affiche de garage...
  2. Affichez une liste de commerces et de services de proximité, si possible après avoir négocié avec certains un petit rabais en échange de votre publicité à l'interne. Ex. centre sportifs, garages ou traiteur locaux.
  3. Autorisez la sieste le lendemain d'une fête ou d'un effort particulièrement intense. Ou mieux, en tout temps !
  4. Durant une fête ou pour dire merci, offrez des journées de congé supplémentaires.
  5. Organisez une course de chaise à roulettes. Ou encore de cocottes en papier (ou autre produit léger) poussées par ventilateur ou le souffle des membres de l'équipe...
  6. Offrez des coupons "Jour de travail à la maison", ou mieux, instaurez 3, 5 ou 20 jours par an (ou par mois !) pour les emplois compatibles. Cette pratique demande de bien l'encadrer, mais elle a un grand effet sur la rétention et la marque employeur.
Idées à faible coût
  1. Offrez une plante verte au choix de l'employé et assurez-vous d'en installer à quelques endroits dans le bureau. Mieux, installez un aquarium. Dans tous les cas, payez quelqu'un pour en faire l'entretien régulier, car des plantes ou des poissons morts, c'est plutôt déprimant !
  2. Fournissez sur une base régulière quelques aliments, santé si possible. Fruits, trempettes de légume, chips de maïs et houmous, etc. Effet boeuf garanti !
  3. Rendez disponibles des boissons santé à côté de la machine à café : thés, tisanes et encore mieux, des boissons à base de vrais fruits.
  4. Engagez un masseur pour des massages sur chaise, encore mieux le lendemain d'un party !
  5. Organisez des cours de yoga ou autre activité physique simple au bureau.
  6. Installez une table ou un coin de jeu (ping-pong, billard, soccer de table, etc.)
  7. Présentez des diners-conférences en payant une partie du lunch et peut-être le conférencier, que ce soit des thèmes reliés au travail ou plus "grand public". 
  8. Lancez un défi "sept heures de sommeil" et offrez un prix à ceux qui dormiront le plus de nuits complètes durant ce mois.
  9. Créez un potager au bureau : payez l'équipement de départ en échange de l'engagement de quelques employés à s'en occuper.
  10. Offrez l'équipement et des cours différents du travail habituel : poterie ou travail du bois pour employés devant un ordinateur, photographie, décoration ou cours de langue pour tous.
La semaine prochaine, je ferai le tour de d'articles précédents pour d'autres idées de reconnaissance et pour animer les partys de Noël.

mardi 3 novembre 2015

Libérez l'entreprise : engagement et motivation des employés

Au congrès RH de Paris cet été, j'ai eu droit à plusieurs conférences très inspirantes dont celle d'Isaac Getz sur le thème "Libérez l'entreprise". Si vous n'avez pas entendu parler de ce concept, il est très tendance actuellement en Europe et aux États-Unis. En gros, il s'agit d'entreprises où les employés disposent d'une très grande liberté d'action. Il commence par l'engagement pour proposer ce modèle plutôt radical.

L'engagement des employés : difficile
Un sondage Gallup sur l'engagement au travail indique que seulement 9% sont activement engagés, 65% sont désengagé de façon passive, et 26% désengagés de façon active. Autrement dit, 9% rament avec enthousiasme en prenant des initiatives, 65% font le minimum possible et 26% rament à l'envers ou pire, sabotent le bateau. Malgré tous les efforts pour motiver les employés, la conclusion principale est constante depuis des années partout dans le monde : les désengagés sont toujours majoritaires.

Allez, fais des fleurs !
Getz fait l'intéressant parallèle avec le jardin : "Motiver un employé, c'est comme dire à une plante : Allez, fais des fleurs ! Totalement inutile et décourageant pour le gestionnaire. Cessons de vouloir les motiver et devenons des jardiniers !"

Donc, au lieu de dire à une plante de pousser plus haut, lui dire comment pousser, etc. donnons-lui un bon sol, de l'eau, du soleil et autres bonnes conditions et laissons-là faire ce qu'elle aspire à faire de toute façon.

Besoins des employés pour s'auto-motiver
Il rappelle que le gestionnaire-jardinier doit lui-même avoir les coudées franches pour pouvoir mettre en place les conditions propices à l'auto-motivation des employés :
  • égalité, justice, confiance 
  • développement personnel : nécessaire, si possible dans l'entreprise, sinon dans leur vie personnelle
  • auto-direction : personne n'aime être contrôlé, mais plusieurs aiment contrôler les autres... L'employé doit réellement pouvoir décider par lui-même dans son champ d'action.
Il donne en exemple une entreprise où la seule règle est d'utiliser son jugement au mieux. Avec un rappel de communiquer au besoin avec les patrons, collègues, etc. Leur slogan ressemble à "Don't manage, trust,  don't work, have fun,  don't complain, innovate" (traduction libre : ne gérez pas, ayez confiance, ne travaillez pas, ayez du plaisir, ne vous plaignez pas, innovez.)

De bonnes raisons pour le bonheur au travail
Des études ont montré à quel point un employé heureux est bon pour son organisation :
  • 3 fois plus productif 
  • 6 fois moins absent 
  • 55 fois plus créatif (oui, 55 !)
À suivre avec quelques idées pour mettre ce principe en application. Graduellement !

lundi 17 novembre 2014

Le tapis rouge pour ceux qui s'en vont... - par RH brutes

Voici un texte de mon alter-ego plus sombre, RH brutes. Pour plus d'information, voir ce billet explicatif. Avertissement : le ton est plus direct que dans mes billets habituels.

J’haïs ça quand ils déroulent le tapis rouge juste pour ceux qui menacent de partir… Un exemple : Martin, un de mes amis dans une autre entreprise trouvait son salaire un peu bas et m’a demandé comment son poste peut valoir. Je lui ai répondu : au moins 55 000$. Lui gagne 15$/h depuis 3 ans. Oups…

Quand il a achevé de convertir les dollars dans sa tête et compris que c’était pas mal plus… Ouch ! Il était encore bleu quand il est allé voir son boss, qui lui a dit, « C’est correct, je vais te donner 18$ de l’heure ».

Martin est un gars tranquille qui aime pas s'hostiner. Il a commencé à chercher une job et quand il en a trouvé une à 25$ de l’heure, il est retourné voir son patron. Qui lui a dit, « ok, ok, ma te donner 26$ pis achâle moi pu avec ça ! »

Comme Martin aime la place, l’équipe et la job, il a accepté, mais en même temps, comment il fait pour rester dans une compagnie qui l’a f**** de milliers de dollars durant 3 ans ? Et comme Martin m'a dit, si son boss a dit oui tout de suite, c’est qu’il SAVAIT que ça le valait.

Aux dernières nouvelles, Martin travaille deux fois moins fort pour presque le double de son salaire d'avant...

jeudi 25 septembre 2014

Partys de Noël - idées pour 2014... ou 2015 !

Noël arrive toujours plus vite qu'on pense !
Ça ne paraît pas encore, mais Noël s'en vient vite, dans trois mois exactement ! Avant de m'en vouloir pour ce rappel en plein été des Indiens, remerciez- moi plutôt ! ... de vous avertir avant qu'un employé débarque dans votre bureau fin novembre pour vous demander c'est quand le party de bureau cette année (petit oubli et cas vécu...)

Voici quelques idées pour vous inspirer si vous n'avez pas encore tout planifié.

Des activités "testées" par nos lecteurs
  • Souper et activités d'antan, à Saint-Elie-de-Caxton, le village de Fred Pellerin.
  • Remplacer le souper par une sortie sportive ou culturelle : ski, patin, natation, cinéma, théâtre, etc. suivie d'un repas type traiteur sur place. Plusieurs centres sportifs permettent de réserver une salle à part avant ou après l'activité.
  • Idem dans un centre de plein air avec la possibilité de coucher sur place.
  • Le faire dans un endroit différent, comme dans les salles de réunions d'un musée ou dans un club de golf, selon les goûts de la majorité. Ceci permet en plus d'offrir ou de faire tirer des prix thématiques comme des balles de golf ou une oeuvre d'art.
  • En profiter pour s'associer à une cause, en demandant aux gens d'apporter des denrées non périssables, des vêtements, etc. 
  • Faire raconter une réalisation particulière par un des employés, ici l'employée avait participé à un "Iron man".
  • Faire venir des musiciens traditionnels durant la soirée.
De mon blogue, deux billets utiles
D'autres sources
Attention, ces textes sont plutôt âgés (web partant...) Le party de bureau n'est-il plus à la mode ? Mais plusieurs idées pourraient vous inspirer même si les informations ne sont pas toutes à jour :

mercredi 4 avril 2012

RVER - nouvelle obligation pour les employeurs

Dès 2015 les employeurs québécois de 5 employés et plus devront offrir le RVER. Le nouveau Régime Volontaire d'Épargne Retraite (RVER) touchera environ 2 millions de Québécois et beaucoup d'employeurs, soient tous les employeurs comptant 5 employés et plus et qui n'offrent pas déjà un régime de retraite.

Délais
En vigueur dès le 1er janvier 2013, les employeurs touchés auront jusqu'au 1er janvier 2015 pour l'offrir à tous leurs employés admissibles. Le taux de cotisation suggéré sera graduellement augmenté de 2013 à 2017.

Fonctionnement pour l'employeur assujetti
L'employeur devra offrir le RVER à ses employés à son emploi depuis au moins un an. Il devra choisir un programme, inscrire ses employés et gérer les retenues, et le respect de ces obligations sera surveillé par la Commission des normes du travail. L'employeur pourra verser ou non une part, à son choix, et il aura des avantages fiscaux à le faire (cotisations non assujetties à la taxe sur la masse salariale et déductibles d'impôt). Ces cotisations seront immobilisées dans le RVER de l'employé jusqu'à la retraite.

Pour l'employé
Les employés seront automatiquement inscrits au RVER, mais ils auront 60 jours suivant leur inscription pour se retirer du régime. Jusqu'à 2015, la participation par défaut de l'employé sera de 2% des revenus, puis montera graduellement à 4% en 2017. Par exemple, quelqu'un gagnant 50 000$ versera 77$ aux deux semaines. Les employés pourront changer le taux ou même arrêter temporairement leurs cotisations au Régime. Ces cotisations ouvrent aux mêmes déductions d'impôt que les REER. L'employé peut faire des retraits sur les sommes épargnées, mais ces retraits sont imposables, comme pour le REER. L'employé peut continuer à cotiser à son régime même s'il change d'employeur.

À suivre...
Ce programme est également accessible aux 600 000 travailleurs autonomes, ce qui porte à environ 2 millions le nombre de Québécois pouvant être couverts selon La Presse. Également disponible pour les simples épargnants (ceux travaillant pour des entreprises de 4 employés et moins par exemple), il devrait offrir un meilleur rendement en raison de frais de gestion moins élevés, exigence du Ministre des finances québécois. Du côté des employeurs, ceux-ci l'utiliseront-ils comme outil de reconnaissance ? Pour voir ce qui en sortira vraiment, rendez-vous en 2025...

Pour plus d'informations, voir ces articles parus dans La Presse en mars 2012 :
Le RVER en 15 points
RVER: un nouvel acronyme pour 2013

lundi 12 mars 2012

Réunion utile - un cas concret

J'ai la chance de compter une belle entreprise dans le domaine de l'aviation parmi mes clients, plus précisément, ils font de l'entretien d’aéronef et de l'installation avionique. Nous avons travaillé ensemble pour faciliter la gestion d'équipe des gestionnaires. Richard et François ont généreusement accepté que je présente un des outils que nous avons mis en place.

Cet outil de communication très simple est la réunion journalière. D'une durée de 15 minutes le "meeting du matin" permet à chaque membre de l'équipe de dire où il en est par rapport aux projets en cours, et à l'équipe de poser des questions. Quelqu'un prend en note les sujets abordés et envoie au besoin un courriel par la suite. Le plus difficile est de s'assurer que la réunion ne dure pas plus de 15 minutes. L'autre défi, surtout au début, est de ne pas reporter une réunion parce qu'il y a un surplus d'ouvrage, quelqu'un en retard, une urgence...

Quelques semaines après l'avoir implantée, Richard et François commencent à voir les effets positifs :
  • meilleure circulation de l'information
  • meilleur respect de la planification 
  • baisse de certains problèmes connexes (ex. achat de pièces à la dernière minute)
  • les membres de l'équipe se sentent plus au courant
Cette pratique favorise également la reconnaissance. Richard et François peuvent souligner les bons coups de la semaine, écouter les suggestions des membres de leur équipe, nommer un responsable pour animer la rencontre, etc. Ils le faisaient déjà avant, mais ces éléments s'intègrent plus facilement dans le cadre d'une réunion quotidienne.
Et vous, avez-vous des pratiques gagnantes, simples mais qui ont montré leur efficacité ?

jeudi 3 novembre 2011

Les meilleurs moments du congrès - 3

Voici la suite et fin des meilleurs moments du congrès RH 2011 (voir no 1 et no 2). Après les plénìeres, plusieurs dizaines d'ateliers sont offerts, la plupart touchant au thème de l'innovation de près ou de loin. Voici quelques éléments qui m'ont semblé intéressants à partager parmi ceux auxquels j'ai pu assister :

Réflexions
La continuité (traditions, habitudes, culture) affronte continuellement un environnement changeant. Afin d'innover, il est nécessaire d'amorcer un mouvement, mais il est normal que ça demande un grand effort et que l'on se retrouve à revenir en arrière, comme s'il y avait un élastique invisible. Cet élastique, ce sont ces traditions, la culture, etc. Personnellement,  je pense qu'on l'appelle également la résistance au changement... Cette réflexion m'a rappelé la fable des singes (voir ici).

Équipes et leaders du futur
Julie Carignan de SPB est une conférencière que j'apprécie pour son dynamisme. Elle a animé un panel de quatre personnes se projetant en 2025 pour montrer quel genre de leadership serait attendu dans le futur. Je retiens de son atelier original :
  • Susciter le sentiment d'appartenance des employés plutôt que de les mobiliser
  • L'héritage de Ford : humain = machine. Futur : humain= unique => donc personnaliser
  • Après la technologie, la frénésie et l'accélération, il y aura peut-être un retour au calme, à la nature et à l'équilibre
  • Le temps libre est devenu une récompense inhérente au travail, la qualité de vie en dépend
Les leaders du futur devront...
  • Être capables de s'adapter rapidement, entre autres à la volatilité des RH
  • Développer et maintenir un réseau virtuel étendu
  • Relever le défi de la cohésion au sein d'équipes très diversifiées
  • Donner de la rétroaction régulièrement (ex. au moins une fois par mois)
  • Un gestionnaire demande régulièrement à ses employés ce qu'ils ont appris ou fait de nouveau

jeudi 27 octobre 2011

Les meilleurs moments du congrès - 2

Voici la suite des meilleurs moment du congrès, cette fois-ci mes réflexions suite à la conférence plénière de Pierre Lavoie. Très animé, certains le trouvaient même un peu en colère, M. Lavoie est passionné par son sujet et on le comprend lorsqu'on écoute son histoire, où il est devenu champion de la cause des maladies orphelines, de la bonne forme physique au Québec et de triathlon (voir http://www.pierrelavoie.org/), entre autres les Ironman. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est une compétition de 3,8 km de nage, 180 km de vélo et de 42 km de course... Oui, le même jour ! Bref, Pierre Lavoie ne se contente pas d'être un athlète exceptionnel, il veut aussi faire changer les choses au Québec avec le défi Pierre Lavoie, et voici les citations qui m'ont inspirée.

Sur l'éducation
  • L'éducation est la colonne vertébrale d'une société 
  • T'as pas besoin des autres pour te dire que t'es pas bon... 
  • Les professeurs n'ont pas besoin d'être évalués, ils ont besoin d'être supportés
Sur les maladies orphelines et nos habitudes de vie
  • Une grande partie des coûts de santé (cardio-vasculaire, cancer, diabète, etc.) sont directement liées à nos modes de vie, ce qui laisse d'autant moins d'argent pour s'occuper des autres maladies
  • Ce n'est pas en investissant en santé qu'on va changer ça, mais en investissant en éducation
  • Quand 25% d'une population adopte de nouvelles habitudes, le changement se répand dans toute la population
Pour atteindre nos objectifs
  • Pour réaliser un rêve il faut poser des gestes concrets à tous les jours
  • Le mentor a la responsabilité de transmettre, le mentoré, d'écouter
  • Difficile de rester motivé a long terme, ça prend environ 3 semaines pour transformer la bonne intention en habitude
  • Afficher l'objectif bien en vue aide fortement à l'atteindre
  • Encourager les gens = ça nourrit les personne 
  • Pour donner un sens à la souffrance et tenir le coup, il faut s'accrocher après le positif 
Il a également raconté qu'au primaire, il était très peu performant à la course. Après une course de 50m où il avait terminé dernier, un professeur lui avait dit "Oublie la course!" Pierre Lavoie a douté de lui longtemps, avant de se rendre compte qu'il n'était peut-être pas bon sur 50 mètres, mais qu'il était dur à battre sur 42 kilomètres!

Cette partie se transpose bien dans les entreprises, parfois on n'attend pas assez longtemps pour juger des forces d'un employé nouvellement nommé et on termine son emploi. Combien "d'athlètes de fond" est-ce qu'on perd ainsi parce que notre société, nos écoles et nos entreprises ne sont plus capables d'attendre?

    jeudi 20 janvier 2011

    Activités d'entreprises et médias sociaux

    Suite à mon billet de fin décembre (voir ici), voici quelques idées pour éviter que les médias sociaux ne viennent gâcher la fête de Noël, tout comme vos 5 à 7 et sorties d'été.
    1. Culture de l'entreprise : la prévention ou la réaction doit correspondre au milieu, celui de votre organisation ET celui dans lequel l'entreprise évolue.
    2. Communiquez clairement : 98% des gens sont de bonne foi, lorsqu'ils utilisent les médias sociaux comme ailleurs, s'ils nuisent ce sera souvent sans le savoir. Indiquez les attentes de façon simple, en insistant sur les conséquences réelles.
    3. Donnez des exemples : s'il y a déjà eu des dérapages dans le passé ou si vous craignez un point en particulier, utilisez des exemples concrets pour expliquer les attentes de l'organisation;
    4. Faites-en un jeu : faites déposer volontairement tous les cellulaires et autres appareils dans une boîte et offrez un prix alléchant à ceux qui auront réussi à s'en passer toute la soirée. Vendez aux enchères le droit de récupérer le cellulaire avant l'échéance, faites payer un montant à ceux qui veulent prendre une photo, etc. Pour ce que ça fonctionne, les patrons et les vendeurs doivent AUSSI s'y plier...
    5. Prenez le pouls : s'il y a eu conflits, mises à pied ou incidents dans les mois précédents l'activité, il vaut mieux prendre des mesures de surveillance, de contrôle et de prévention, par exemple avec les points suivants.
    6. Contrôlez l'alcool : dans toute activité, l'alcool est probablement le plus grand facteur de dérapages. Distribuez des coupons et offrez de drinks peu ou pas alcoolisés intéressants à boire. Offrez les drinks sans alcool gratuitement et demandez plus cher pour ceux qui ont de l'alcool, puis versez les profits à un organisme charitable.
    7. Planifiez bien la soirée : des activités à la fois amusantes et non compromettantes éviteront à elles seules bien des photos qu'on regrette une fois dégrisés. En fait, avec un peu de chances, ils oublieront même de prendre des photos !
    Attention, les meilleures politiques et préventions ne valent rien si les questions humaines ne sont pas résolues avant. Exemple : un employé frustré sera plus à risque de publier sur le web une photo compromettante du patron.

    Malgré les risques, la pire réponse est l'interdiction totale, que ce soit des outils ou des activités sociales. Les employés y réagissent mal, se sentent souvent moins gênés de défier ou contourner des règles trop sévères, tout en coupant la communication avec une direction trop contrôlante.

    Surtout que, le plus souvent, il s'agit de "niaiseries" qu'on trouve normales de partager en groupe, surtout si l'on est ivre. Le problème est de les voir resurgir le lundi matin au bureau, à jeun. La meilleure réponse peut alors être l'humour, qui aidera à faire passer la petite gêne, et surtout le message pour les prochaines activités !

    mardi 14 décembre 2010

    Quand Facebook s'invite au party de Noël

    Cette nouvelle réalité comment à faire son chemin dans les organisations, tellement que La Presse Affaires en a fait sa première page jeudi dernier (voir l'article ici).

    C'est que les conséquences dépassent largement le cadre habituel, en raison de la nouvelle facilité de diffusion de l'information via les réseaux sociaux. Presque tout le monde a un cellulaire qui prend des photos et peut accéder, trop facilement et rapidement diront certains, à l'ensemble de la planète web en quelques clics.

    Dans les pires scénarios, en moins de temps qu'il ne le faut pour écrire cette phrase, une photo d'un de vos employés en position compromettante peut se retrouver sur Twitter et Facebook, y laissant une trace indélébile. En moins de temps qu'il ne vous en faudra pour dégriser, elle peut même se retrouver devant le site web de votre entreprise dans les résultats de Google. Cauchemar de relations publiques, sans compter les effets sur la "vedette du jour" elle-même.

    C'est l'aspect incontrôlable qui fait peur. Comment limiter les dégâts ? Peut-on interdire le cellulaire durant les partys ou doit-on interdire le party lui-même ?

    Nous verrons dans notre prochain billet quelques idées pour rendre le party de Noël plus sûr et réduire les risques qu'un de vos employés devienne une vedette virtuelle pour de mauvaises raisons...