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mercredi 3 février 2021

Pandémie et télétravail : peut-on modifier l'horaire ou les tâches?

Les derniers mois, beaucoup d'entreprise ont adopté le télétravail. Voici une série de textes pour aider à y voir plus clair.  

Note : la Loi sur les normes du travail ne prévoit aucun encadrement spécifique du télétravail, ces réponses sont donc une interprétation des lois déjà présentes. Ceci pourrait évoluer avec la popularité actuelle du télétravail. 

D'après les questions et réponses tirées du site web de la CNESST Questions et réponses

Cliquer ici pour voir la série complète.


57. Est-ce que l'employeur peut modifier l’horaire de travail ?

- Le contexte lié à la pandémie de COVID‑19 pourrait amener des employeurs à modifier les horaires de travail. Par exemple, ce pourrait être pour tenir compte de l'achalandage de la clientèle et du volume d'affaire, ou éviter des mises à pied.

- Les modifications à l'horaire doivent toutefois être justifiables et équitables. Sinon, une baisse substantielle des heures travaillées pourrait être interprétée comme des représailles ou un congédiement déguisé.


58. Est-ce que l'employeur peut changer les conditions de travail, par exemple la description de tâches ?

- Le contexte économique actuel pourrait amener des employeurs à modifier les description des tâches pour l'adapter aux besoins d’affaire, mais il doit agir avec transparence et aviser le personnel de ces modifications.

- La collaboration et la transparence contribueront à maintenir un climat de travail sain, et éviter que des modifications aux conditions de travail soient interprétées comme des représailles ou un congédiement déguisé.

mercredi 27 janvier 2021

Télétravail : tout sur les nouvelles déductions d'impôt!

D'après un texte de Chantal Giroux, Merci Chantal!

La pandémie a amené toutes sortes de changements, dont des changements fiscaux pour les employés qui ont dû travailler à partir de la maison à cause de la COVID-19. 

Saviez-vous que ces employés pourraient avoir droit à des déductions fiscales? Qu’en est-il des obligations pour l’employeur? Voici des informations pour s'y retrouver :


Déductions

Un employé salarié ayant dû travailler à partir de son domicile, en 2020, à cause de la COVID-19, peut déduire de ses impôts certaines dépenses reliées au travail effectué à son domicile, sous certaines conditions. Les conditions sont les suivantes :

  • les dépenses ne doivent pas avoir été remboursées par l’employeur;
  • plus précisément, l’employé doit avoir fait du télétravail en raison de la COVID-19 :
    • durant une période d'au moins 4 semaines sans interruption en 2020;
    • doit avoir travaillé à partir de son domicile plus de 50 % du temps durant ces périodes. 

Afin de savoir quelles sont les dépenses admissibles à une déduction fiscale, le gouvernement du Québec a émis un communiqué. De l’information similaire est également disponible sur le site du gouvernement du Canada.


Deux méthodes de calcul

Afin de déterminer les montants de déductions auxquels un employé pourrait avoir droit, il existe deux méthodes de calcul.

1- La méthode ‘classique’ (détaillée), basée sur les dépenses réelles effectuées par l’employé. Si un employé choisit cette méthode, l’employeur doit remplir et remettre à l’employé le feuillet fiscal TP-64.3 au provincial et le feuillet fiscal T2200 au fédéral (il existe une version simplifiée T2200S). Ces formulaires doivent être remplis et remis par l’employeur d’ici le 28 février 2021, au plus tard.

2- En raison de la pandémie, les gouvernements fédéral et provincial ont établi une nouvelle méthode simplifiée, basée sur un calcul temporaire. Elle permet aux employés salariés qui ont effectué du télétravail en raison de la COVID 19 de réclamer 2,00$ pour chaque journée de télétravail, et ce, jusqu’à un maximum de 400,00$. 

Si l’employé choisit la méthode simplifiée, l’employeur n’a pas besoin de fournir les feuillets fiscaux TP-64.3 et T2200.


Laquelle choisir ?

Afin de savoir laquelle des deux méthodes est la plus avantageuse pour lui, l’employé peut utiliser le simulateur disponible sur le site du gouvernement provincial ou celui du gouvernement fédéral.

mercredi 20 janvier 2021

Télétravail : qui paie pour quoi?

Les derniers mois, beaucoup d'entreprise ont adopté le télétravail. Que ce soit à temps partiel ou à temps plein, pour la plupart ou une partie des employés, ce changement s'est fait rapidement et on n'a pas toujours pu encadrer correctement la pratique. 

Voici une série de textes pour aider à y voir plus clair. Aujourd'hui, la 1re partie des responsabilités financières, en d'autres mots, qui paie pour quoi durant un télétravail. 

Note : la Loi sur les normes du travail ne prévoit aucun encadrement spécifique du télétravail, ces réponses sont donc une interprétation des lois déjà présentes. Ceci pourrait évoluer avec la popularité actuelle du télétravail. 

D'après les questions et réponses tirées du site web de la CNESST Questions et réponses


Qui paie quoi en télétravail? 

Selon les réponses à la question no 61 sur le site web de la CNESST, intitulée : Quelles sont les responsabilités de l’employeur face aux frais reliés au télétravail?

- Une personne qui effectue du télétravail et, qui fournit ses outils de travail, a le droit d’être remboursée si ces dépenses font en sorte qu'elle reçoit moins que le salaire minimum.

- Un employeur ne peut exiger à une personne le remboursement de frais liés aux opérations de son entreprise, peu importe son salaire.

Note d'Alizé RH : la loi n'est pas très claire. À part les éléments évidents, c'est donc à l'employeur de définir ce qu'il paie. Il devra se demander ce qui est le plus efficace pour assurer la qualité des outils de travail, mais aussi la sécurité du poste de travail, comment il se compare aux autres employeurs, etc.


Qui paie lorsque l'employeur demande une certificat médical?

Idem selon question no 59 : Quels sont les frais si je demande à une ou un employé de démontrer qu’il n’est pas malade?

- Note de la CNESST : il n’est pas recommandé de se présenter dans les hôpitaux et les cliniques médicales, surtout si l'on n’est pas malade. 

- Si vous exigez qu’une personne salariée fournisse un certificat médical, les coûts qui y sont rattachés peuvent constituer des frais liés aux opérations et aux charges sociales de votre entreprise.

- Dans le cas où vous demandez à une personne salariée de s’absenter durant son quart de travail pour obtenir un certificat médical, vous devez lui payer son temps de déplacement. La Loi sur les normes du travail prévoit en effet qu’une personne salariée est réputée être au travail si son déplacement est exigé par son employeur.


mercredi 9 décembre 2020

mardi 24 novembre 2020

PME : impacts de la COVID, emplois et télétravail


J'ai assisté le 20 novembre dernier à la conférence Zoom de la Tournée pour la relance socioéconomique pour les régions de Lanaudière, Laurentides et Laval. Cette conférence était présentée par la FCCQ, Desjardins et la CCIM

Un sondage avait préalablement fait auprès d'entreprises pour toutes les régions du Québec et les conférenciers présentaient les résultats obtenus auprès des 160 répondants des régions Lanaudière, Laurentides et Laval

Le sondage portait sur les impacts économiques et quelques questions portaient sur les emplois et le télétravail. Voici les éléments que j'en ai retenus :


PME très affectées par la pandémie

Les répondants proviennent surtout de petites entreprises : 76% ont moins de 50 employés et 51% moins de 10 employés. 

Les impacts de la COVID ont été négatifs pour 65% d'entre elles, mais positives pour le quart des entreprises, et neutres pour les 10% restants. 


Impacts les plus importants

  • 49% - annulation ou report évènements importants 
  • 47% - baisse des ventes
  • 40% - diminution des opérations
  • 38% - fermeture temporaire
  • 35% - réduction des heures
  • 27% - ont fait des mises à pied
  • 23% - ont connu des départs d'employés.
Bref, plus de la moitié n'ont PAS vu une baisse des ventes, ce qui est une bonne nouvelle. En même temps, environ le quart ont dû faire des mises à pied ou connu des départs d'employés et plus du tiers ont réduit les heures, l'emploi n'est pas en bonne posture pour le moment pour beaucoup d'entreprises.



Principaux défis de 2021

Les PME de la Rive-nord anticipent ces principaux défis pour 2021 :
  • 40% - baisse de la demande
  • 38% - difficultés avec l'embauche et la rétention
  • 31% - respect des normes sanitaires
  • 25% - augmentation des coûts d'opération
  • 24% - fermeture en raison des directives gouvernementales
  • 23% - difficultés à payer les frais fixes (loyer, salaires, etc.)
Pour le dernier élément, 27% des entreprises de moins de 50 employés ont indiqué cette difficulté à payer les frais fixes, pour elles ce point se retrouve donc en 4e place.


Télétravail 

À la question, votre entreprise offre-t-elle la possibilité de faire du télétravail? 
  • 40% - non 
  • 31% - oui, à temps plein
  • 29% - oui, à temps partiel
Donc 60% des entreprises permettent le télétravail au moins partiellement : toutefois, c'est un des taux les plus bas au Québec, avec la Gaspésie! Le conférencier explique que ça peut être en partie dû au nombre plus élevé de commerces de détails parmi les répondants sondés ici. 

Ces chiffres ne sont pas roses, en même temps ils montrent que plusieurs entreprises ont su se débrouiller jusqu'à présent, probablement grâce aux soutiens gouvernementaux et aux bons choix de gestion des entreprises. Et comme tout bouleversement, la COVID contribuera à une saine réflexion sur l'avenir qu'on veut concrétiser, que ce soit en terme de travail, de soin des aînés ou d'écologie.

mercredi 9 septembre 2020

Les lois québécoises révisées pour tenir compte du télétravail

Québec lance un grand chantier pour mieux encadrer le télétravail, selon ce qui est paru dans les médias durant les derniers jours.

Selon Radio-Canada : le "ministre québécois du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, veut maintenant revisiter les lois qui encadrent le monde du travail afin de les adapter à la nouvelle réalité du télétravail".

Le Ministre voudrait, entre autres, tenir compte de l'organisation des lieux de travail, de l'ergonomie, des accidents de travail et des risques d'anxiété et d'isolement pouvant être reliés au télétravail. Ce n'est pas une réforme profonde du Code du travail ou d'autres lois, mais plutôt de les moderniser avec des amendements. Par exemple, les lois et règlements sur la santé et la sécurité au travail pourraient être révisées pour tenir compte de l’impact du télétravail.

Comme plusieurs, le ministre Boulet pense que c'est un modèle de travail hybride qui deviendra bientôt la norme, soit une partie en "présentiel" et le reste du temps en télétravail. Les lois et normes du travail devront s'adapter rapidement à cette nouvelle réalité.

Il reste à savoir quand ces ajustements et règles seront effectivement définis et instaurés, ce qui pourrait prendre un certain temps.



lundi 25 mai 2020

Déconfinement et rassemblements

Mis à jour le 9 juin 2020. Pour information générale seulement, consulter le site du gouvernement du Québec pour des informations à jour et vérifiées.


Attention
, il y a souvent une date pour le Grand Montréal, la MRC de Joliette et la ville de L'Épiphanie (appelées CMM, Joliette et L’Épiphanie ci-après) et une autre pour les autres régions du Québec. 

Pour savoir quelles municipalités font partie du Grand Montréal, voir ici.


Rappels importants 
  1. Tous les employeurs doivent respecter les mesures sanitaires et d'hygiène supervisées par la CNESST. Voir ici leur trousse COVID-19 qui sera utile, entre autres avec une application et des guides par secteurs d'activité.
  2. La santé publique et la CNESST recommandent de continuer à réduire le plus possible les déplacements et les contacts non nécessaires, entre autres en continuant le télétravail.

Sont déjà ouverts (sous conditions) : 
  • Soins de santé professionnels et thérapeutiques, ex. dentiste, ostéopathe, orientation de carrière, toilettage pour animaux et de nombreux autres. 
  • Également : services de garde de CMM/Joliette/L'Épiphanie pour les enfants dont les parents sont dans un des secteurs d'activités ouverts. 
  • Hors CMM/Joliette/L'Épiphanie : écoles, services de garde et centres commerciaux. 
  • Garages, mines, aménagement paysager, construction, commerce de détail avec accès à l'extérieur, manufacturier et services pour les entreprises ouvertes. 
  • Sports et loisirs extérieurs pouvant se pratiquer sans contact physique.
  • Établissements hôteliers, campings et pourvoiries.
  • Hors CMM/Joliette/L'Épiphanie : résidences de tourismes et chalets, etc.
  • Musées et bibliothèques (comptoirs de prêt), cinéparcs, production audiovisuelle.
  • Pour la saison estivale 2020 : piscines, pataugeoires, modules de jeux, jeux d'eau et blocs sanitaires situés dans des espaces publics ET extérieurs.

Dates de réouvertures :
  • Restaurants et terrasses : le 22 juin pour CMM/Joliette/L'Épiphanie, le 15 juin ailleurs. 
  • Le 15 juin pour CMM/Joliette/L'Épiphanie : soins personnels et esthétiques (ex. coiffure, épilation). 
  • Le 22 juin : camps de jours. Les camps de vacances sont toutefois annulés, sauf peut-être ceux pour enfants handicapés.
  • Fin juin : possibilités de réouvertures des salles de spectacles. 
  • Fin août : écoles secondaires. Écoles primaires du Grand Montréal/MRC de Joliette.

Rassemblements
Sont maintenant permis les rassemblements sous ces conditions :
  • Maximum de 10 personnes.
  • Ces 10 personnes proviennent d'un maximum de 3 ménages (ménage = personne demeurant à la même adresse).
  • En tenant une distance minimum de 2 mètres entre les personnes de ménages différents.
  • Permis à l'extérieur seulement, toutefois les gens ont le droit de rentrer à l'intérieur pour quelques minutes, par exemple pour aller aux toilettes.
  • Seront permis à l'intérieur à compter du 22 juin pour CMM/Joliette/L'Épiphanie et du 15 juin pour les autres régions.

jeudi 7 mai 2020

Plan de retour au travail - exemple de contenu - après-COVID - 4

Mis à jour le 13 mai 2020 - grâce aux bons conseils de Marie-Ève Champagne, spécialiste SST. Merci Marie-Ève!

Nous avons vu la semaine dernière les étapes pour préparer un plan de réouverture et celles pour le mettre en oeuvre.

Voici maintenant les grandes lignes d'un plan général pour l'ensemble des employés d'une PME, un exemple à adapter selon votre situation.

Le plan n'est pas un manuel qui explique les mesures en détail, c'est un court document qui sert seulement au début, pour assurer la compréhension générale des mesures, expliquer comment elles seront implantées, dans quel ordre, pour qui, etc. Le plan sert à guider les gestionnaires, à informer et rassurer les employés et les clients. Mais surtout, il vise à mobiliser toute l'équipe pour faciliter les changements. Faire des changements n'est pas facile en partant, en faire beaucoup, en période incertaine comme maintenant, c'est un gros défi pour tous.

En gros, le plan devrait couvrir ces thèmes :
  • Mesures sanitaires et précautions
  • Reprise du travail
  • Horaires de travail
  • Clients et fournisseurs
  • Reconnaissance.
Deux excellents guides (ordre des CRHA et CNESST) vous aideront à compléter votre plan et vous donneront des outils, entre autres des listes aide-mémoire. La CNESST a également créé une application, voir les liens pour Android et Apple sur cette page.

1- Introduction
  • Rappel de l'importance de la santé physique et mentale, et de la sécurité des employés, que ces mesures sont essentielles pour la sécurité de tous et que l'employeur a l'obligation légale de les appliquer.
  • Expression de la confiance dans l'avenir de l'organisation et de la reconnaissance envers les employés pour leur collaboration.
  • Remerciements aux employés qui ont maintenu des services essentiels ou se sont trouvés en situation à risque, et ceux qui ont travaillé à la réouverture et à la production du plan.

2- Plan de relance
  • Résumé des prochaines étapes prévues, en gros quelles personnes/services/fonctions vont recommencer à quel moment, avec des précisions sur les horaires ou autres informations importantes pour la majorité des employés. Par exemple, on indique qui sera en télétravail, qui reviendra à temps partiel et à temps complet.
  • Avertissement que le plan pourrait changer en fonction des directives du gouvernement, etc.

3- Détail des mesures prévues
  • Synthèse des mesures générales pour tous : explication du déroulement des arrivées, pauses et dîners, mesures d'hygiène et de distanciation, où se trouveront les équipements de protection, qui sera en charge de quel aspect, etc. Incluant les mesures si un cas de COVID survenait ou était soupçonné au travail.
  • Un tableau est suggéré pour démêler les différentes mesures. Il peut être divisé par département, par type de mesure ou par chronologie.

4- Mise en application
  • Étapes et délais prévus pour le déploiement des mesures s'il y a lieu, et rappeler au besoin que chaque département aura ses mesures particulières à respecter.
  • Déroulement de la première journée de travail : dans quel ordre les employés entreront, comment se feront les vérifications à l'entrée, qui leur donnera la formation pour les nouvelles mesures, etc.
  • Rappel en douceur que le non respect vaudra une intervention rapide d'un responsable en donnant des exemples : formations d'appoint puis mesures disciplinaires. 

5- Communications
  • Rappel que le tout sera expliqué durant une rencontre/formation au retour de l'employé au travail et qu'un guide ou un manuel leur sera donné par la suite. 
  • Invitation aux employés à poser des questions, à exprimer leurs préoccupations et à faire des suggestions.
  • Noms des personnes ressources, entre autres pour recevoir ces communications et les dates des prochaines communications.
  • Remerciement à tous les employés pour leur implication.


lundi 27 avril 2020

4 étapes pour bâtir un plan de retour au travail après COVID-19 - 2


Mis à jour le 4 mai 2020

Pour mieux préparer le retour au travail dans votre organisation, voici les étapes à prévoir. N'oubliez pas de les adapter pour tenir compte des mesures établies contre la COVID-19.


1- Analyse de la situation - décideurs
On veut établir les scénarios les plus probables pour les prochaines semaines, selon les directives gouvernementales, la capacité des employés, les ventes prévues, les finances, etc. On veut produire...
  • un portrait des employés : lesquels sont actuellement à temps plein, à temps partiel, prêts à revenir, disponibles, lesquels ont des compétences critiques pour la reprise...
  • un portrait des ventes et approvisionnements : quels clients et fournisseurs sont arrêtés, en opérations partielles ou complètes, les ventes et achats à prévoir, les délais de paiement...
  • un portrait financier et des prévisions d'encaisse selon les revenus et dépenses prévues, incluant les aides gouvernementales, les possibilités avec son institution financière...
  • les scénarios possibles, ex. optimistes et pessimistes, "plans B"...

2- Réunir et décider - comité
  • Réunir un comité responsable des décisions, le plus souvent les décideurs et responsables des fonctions essentielles ou des départements. S'il y a lieu, intégrer le responsable SST.
  • Discuter ensemble des scénarios et des prochaines étapes à prévoir. 
  • Décider ensemble des grandes lignes du plan : quel département, quels types de postes, dans quel ordre... 
  • Établir les consignes générales : sécurité des espaces communs (entrées, cafétérias, toilettes, etc.), règles pour la transition, incluant le télétravail, que fait-on avec les employés qui ne souhaitent pas rentrer, les demandes de vacances, etc.
  • Déterminer un responsable qui va compiler l'information discutée et rédigera le plan général.
  • Planifier les prochaines rencontres.

3- Faire le tour des processus et des modifications à apporter - responsables
  • Pendant que le plan général est rédigé, chaque(s) responsable(s) fait le tour des processus de son département. 
  • Idéalement, le responsable révise toutes les étapes, de l'entrée à la sortie, en se mettant dans les souliers d'un employé : démarrage du travail, pauses, actions les plus courantes, équipements utilisés, déplacements, contacts avec les autres (interne et externe), etc.
  • Pour chaque étape courante, fréquente, importante ou comportant des risques, il faudra identifier ce qu'il faut changer/implanter pour respecter les règles sanitaires. Ex. respect de la distanciation, nettoyage des espaces et équipements communs, protocoles pour le travail en commun ou les services aux clients...
  • Le responsable peut s'inspirer des guides disponibles, voir plus bas.
  • Si possible, travailler avec un ou quelques employés d'expérience pour valider qu'on a fait le tour des aspects les plus importants.

4- Validation en comité
  • Durant l'étape 3, il y aura sûrement des questions qui touchent tous les départements, on fait alors une rencontre avec le comité pour discuter des nouvelles questions qui ont surgi entre-temps.
  • Finaliser le plan général et les procédures individuelles en s'assurant qu'ils sont cohérents.
  • Bien déterminer qui s'occupe de quelle étape, l'échéancier prévu, etc.

La semaine prochaine nous verrons la suite, soit les étapes pour mettre le plan application.

Guides pour le retour au travail

mercredi 15 avril 2020

Quoi dire / ne pas dire à quelqu'un qui est stressé?

Pour faire suite à notre texte sur la gestion du stress de la semaine passée, voici quelques trucs pour parler à quelqu'un qui semble affecté par le stress ou l'anxiété.

Je me suis inspirée des conseils donnés par la psychologue Joannie Gauthier, vus sur le site web de Radio-Canada.


1- Ne pas nier ou minimiser ce que la personne ressent
Par exemple ne pas dire :
"Tu stresses pour rien..." ou
"Tu as juste à te dire que ça va bien aller!"

Vu de l'extérieur ça semble simple, mais on l'a tous vécu un jour ou l'autre : il ne suffit pas de le vouloir pour que des pensées ou des émotions disparaissent... Ça peut aussi inciter des personnes à se taire, ou à se juger incompétents. Certaines personnes vont se sentir encore plus stressées.
Se montrer empathique et ouvert donnera de meilleurs résultats, même si on ne comprend pas bien ce que ressent la personne.


2- Être à l'écoute et compatissant, tenter de se mettre à la place de l'autre
"C'est vrai que c'est un moment difficile, je comprends que tu sois inquiet". En plus de nous aider à mieux comprendre la situation de l'autre, ça nous permet de gagner sa confiance et mieux l'aider, par exemple en trouvant des solutions qu'on aurait pas vues autrement. Parfois, juste en parler à une oreille attentive va réduire leur stress/anxiété de beaucoup.


3- Identifier les sources de stress et aider l'autre à les réduire
En écoutant bien et en posant quelques questions, généralement on peut identifier assez facilement les sources de stress ou d'anxiété. Est-ce que c'est la crainte de perdre un emploi? La gestion de jeunes enfants à la maison? Le poids de la nouveauté d'être en télétravail, incluant parfois de rendre des compte à un gestionnaire pour qui c'est tout nouveau (et stressant) aussi? Une fois le "stresseur" identifié, comme au point 2, il est plus facile de penser à des solutions et aménagement qui vont réduire le stress.


4- Trouver des éléments positifs ou rassurants 
"Heureusement l'entreprise est solide" ou "Notre premier ministre a fait preuve de leadesrhip et la plupart des gens sont solidaires". La personne stressée a tendance à ne voir que les sources de stress, donc essentiellement ce qui ne va pas. Sans nier ce qu'elle vit (voir point 1) on peut l'aider à relativiser et pencher vers une vision plus globale et plus positive.


5- Aborder des sujets liés à l'avenir ou une fierté
Si possible, parler d'un sujet de fierté ou de quelque chose d'agréable dans le futur : "Comme ça ton garçon s'est découvert une passion pour le dessin depuis qu'il est à la maison?" ou "As-tu pensé comment tu vas faire ton jardin cette année?" Des études montrent que se projeter dans un futur agréable, c'est un moyen efficace de réduire les impacts du stress. 

Les sources de fierté personnelles ou professionnelles aident également à balancer l'impression d'incompétence qu'on peut vivre en ce moment face à la COVID-19 ou autre bouleversement de notre routine.

Et quand on se parle à soi-même?
Ces trucs sont également bons pour se parler à soi-même, en les adaptant à la "petite voix" qu'on a dans la tête... Pour s'aider ou aider quelqu'un d'autre, on peut également voir le texte précédent sur les trucs pour réduire le stress et l'anxiété.


Pour aller plus loin
L'excellent site du Centre d'études sur le stress humain (Sonia Lupien)

mercredi 18 mars 2020

COVID-19 : voici 16 idées pour faciliter les choses

Suite aux échanges entre professionnels sur des pages Facebook et des éléments que j'ai vus chez des clients, voici des idées générales ou pratiques qui pourraient vous inspirer pour les prochains jours :
  1. établir rapidement comment se fera la prise des heures et journées d'absence, ex. banque de temps, vacances, journées sans solde, chômage... et bien l'expliquer aux employés : c'est probablement un des sujets qui les inquiètent le plus 
  2. résumer par écrit tous les éléments importants qui vont toucher les employés : télétravail, absences, covoiturage, réduction des heures, services essentiels, partage des horaires, etc. En discuter avec vos employés pour inclure leurs idées et répondre à leurs préoccupations
  3. organiser des rotations d'horaires en fonction des disponibilités (entre autres, garde des enfants, transports en commun)
  4. trouver des formations sur le web, ou donner des formations à distance sur l'usage des... outils à distance (ex. suite Google)
  5. créer des "banques d’heures négatives" pour les employés qui devront s'absenter
  6. organiser du covoiturage parmi les employés qui voyagent en transport en commun
  7. mettre des affichettes pour que toute personne qui rentre au travail passe d'abord se laver les mains à la salle de bain
  8. tenir un registre de tous les visiteurs avec la question : "est-ce que vous ou un membre de la famille a voyagé hors Canada dans les derniers 14 jours?" Si oui, reporter la visiter ou demander le lavage des mains et la tenue d'une distance de 2 mètres avec les autres personnes
  9. mettre un meuble devant le bureau, surtout à la réception, pour éloigner les visiteurs d'une distance de 1 mètre
  10. ou encore marquer cette distance sur le sol avec un ruban adhésif voyant
  11. disposer des linges réutilisables avec un vaporisateur de produit désinfectant et un panier pour les linges utilisés à plusieurs endroits (équivalent écologique des lingettes jetables)
  12. créer un groupe privé Facebook (ou autre plate-forme accessible à tous les employés) pour ventiler et remplacer les conversations informelles qui se tenaient autour de la machine à café
  13. enregistrer un message d'encouragement destiné aux employés et le diffuser sur ce groupe Facebook
  14. faire parler les gens des petites choses sur lesquelles ils ont le contrôle, ou encore d'éléments positifs du futur, les deux aident les gens à s'en faire moins avec un présent incertain
  15. par exemple, on peut créer des "évènements" virtuels entre des petits groupes d'employés, comme un 5 à 5 et demi pour se raconter les moments forts des derniers jours ou pour discuter de projets à venir
  16. penser au fonctionnement souhaité et créer votre guide du télétravail (à suivre dans le prochain billet).
Et vous, quelles sont vos idées pour aider à passer ce moment très inhabituel?

Pour voir tous les textes de la série "Pandémie" cliquer ici.

mardi 17 mars 2020

17 liens utiles pour les employeurs - COVID-19

Mis à jour le 31 mars 2020

Depuis le début de la pandémie, nous sommes bombardés d'informations. Je vous résume ici les liens qui me semblent les plus utiles pour les petites organisations.

Cette page sera mise à jour régulièrement tant que la situation évoluera rapidement.

Soutien aux entreprises et choix pour réorganiser le travail
Toutes les mesures des gouvernements pour les entreprises et les personnes
Guides et bonnes pratiques
Télétravail
Formations et autres informations

mercredi 12 février 2020

TruMontréal 2 : flexibilité au travail, au-delà du télétravail !

J’ai participé au TruMontréal 2020 la semaine dernière. Nous étions environ 150 à participer aux ateliers d’échange sur le recrutement innovateur, et voici un résumé de ce qui a retenu mon attention - 2e partie. Pour voir la série complète, cliquer ici.

Le 2e atelier portait sur la flexibilité au travail et comment s’en servir comme levier en marketing RH, sujet initié par Geneviève Provencher.

Le groupe a tout de suite mis l’accent sur le télétravail. Une des recruteuses a lancé « On est à l’Ile des Soeurs, c’est pas compliqué, sans télétravail, on n’a pas de candidat! »

Le télétravail, première demande des candidats
Un autre renchérit : « Les 3/4 du temps, c’est la première question que les candidats posent. » Ça semble LE facteur qui va faire pencher la balance... Et même chose du côté des employés en place, c’est de plus en plus en demande.

Le plus demandé : le télétravail. Le plus difficile à implanter : le télétravail!
Mais il y a un hic... La direction et les gestionnaires sont très réticents à l'offrir plus largement. Il y en a encore beaucoup qui le considèrent comme un privilège dont les employés abuseront sûrement.

Certains rappellent les études comme quoi ces craintes ne sont pas fondées, etc. Et l’une qui l’a déjà implanté rappelle « Quand tu implantes le télétravail, les gens qui initient le mouvement veulent que ça fonctionne, ils sont souvent très productifs et honnêtes. Par la suite, si tu l’étends à tous, ça sera plus en fonction des individus. Mais quelqu'un qui triche en télétravail trichait sûrement déjà au bureau! »

Télétravail ou d'autres besoins?
Un autre rappelle que certains employés demandent du télétravail alors que leur besoin c’est un bureau fermé pour pouvoir se concentrer, un horaire différent ou de travailler un peu moins d’heures pour la conciliation travail-famille.

La flexibilité n’est pas que le télétravail ou les horaires variables
Un des participants rappelle que la flexibilité c’est aussi de choisir son environnement de travail : salon, bureau debout, bureau traditionnel, etc. Et d’en changer selon les besoins ou pour une meilleure santé (ergonomie).

L’équité semble un enjeu. On suggère d’offrir des programmes à la carte comme en assurances collectives.

L'exemple intéressant de Lowe’s 
L'entreprise a fait des groupes focus avec les employés de magasin : ils ont été surpris que les jeunes et les plus âgés aient le même discours : ils veulent de la flexibilité d’horaire - ce qui est difficile pour un commerce de détail. Mais ils souhaitent aussi de la flexibilité dans les tâches - soit varier les tâches et les endroits de travail, ce qui serait peut-être plus facile à implanter.

Et on termine en se posant cette question, est-ce de la vraie flexibilité qu’on veut offrir ou seulement le minimum pour attirer des candidats?

Pour voir la série complète, cliquer ici.