Gestion des ressources humaines au Québec. Contenu varié, approche créative et pratique de mon expérience en PME surtout. Également quelques éditoriaux sur le thème des ressources humaines responsables.
mercredi 16 juin 2021
Vacances été 2021, encore spéciales... -- TRANSFÉRÉ --
mercredi 9 décembre 2020
Est-on plus ou moins productifs en télétravail? Transféré
mardi 17 novembre 2020
Combattre la grisaille en équipe - pour réussir
Nous avons vu en octobre comment relever des défis en équipe pouvait aider à augmenter la motivation durant cette période difficile qu'est la 2e vague de la pandémie... Voici aujourd'hui quelques éléments utiles pour que ça fonctionne.
- S'assurer que les activités de groupe soient modulables, optionnelles ou adaptables, bref qu'au moins une partie du projet donne le goût de participer à la plupart des employés.
- Si possible, offrir des choix de participation : variété de sports, d'activités, de durée ou de répétition, ou la personnalisation possible par les participants.
- Choisir une durée assez longue pour que ça vaille la peine (3 à 6 semaines) mais pas plus de 8 à 12 semaines, pour ne pas perdre l'élan.
- Offrir une ou des récompenses symboliques pour souligner les accomplissements ou la participation.
- Offrir une récompense de groupe, d'équipe ou individuelle selon votre culture d'entreprise et le type de motivation que vous souhaitez favoriser.
- Faire très attention à ne pas susciter trop d'obligations d'y participer, surtout s'il y a des employés un peu fragiles ou stressés dans une équipe. Quelques uns carburent aux défis, d'autres les verront comme une pression supplémentaire. Voir plus bas les impacts à vérifier.
- Être raisonnable dans les objectifs, prévoir les défections, les imprévus. Certains commencent ces défis en lion, enthousiastes, pour mal terminer parce qu'ils n'ont pas bien évalué ce que ça demanderait.
- Avoir de la flexibilité ou des options souples, par exemple les employés doivent pouvoir ajuster leur objectif en cours de route ou changer de moyens de l'atteindre.
- Adapter les activités, le fonctionnement et les récompenses selon la personnalité des gens : par exemple certains préfèrent travailler en équipe et se dépasser, d'autres en solitaire et faire leur petite routine.
- Mettre en avant et rappeler souvent que l'objectif... c'est de se sentir mieux!
- l'horaire de travail et les autres obligations de l'employé?
- la présence d'enfants en bas âge en cas de quarantaine?
- des aidants naturels qui ont à s'occuper d'un proche?
- des employés qui auraient un budget plus serré?
- ceux qui sont plus anxieux, sensibles à la pression?
- des employés qui ont l'impression d'être déjà débordés, surchargés?
- ceux qui ont besoin d'exprimer leurs émotions?
- des personnes qui sont plus solitaires ou plus travail d'équipe?
- les intérêts de la majorité?
mardi 18 août 2020
Nouvelle subvention de 90% pour la conciliation travail-famille
Un nouveau programme veut inciter les employeurs à adopter de bonnes pratiques en matière de conciliation famille-travail (CFT) et prévoit une aide financière de 90% des frais, jusqu'à 40 000$ par projet. Trois volets sont possibles :
- Implantation de mesures de CFT
- Information et formation pour faciliter l’implantation de mesures de CFT
- Autre projet ou initiative particulière visant à faciliter la CFT par des actions collectives.
Est admissible tout employeur qui possède un NEQ et qui a son siège social au Québec, à l’exception des ministères et organismes gouvernementaux. Toutefois le Volet 1 est réservé aux employeurs de moins de 500 employés, tandis que les volets 2 et 3 sont également admissibles aux personnes morales sans but lucratif.
La durée maximale du projet : 12 mois pour les volets 1 et 2, et 24 mois pour le volet 3. La date limite pour déposer les projets est le 25 septembre 2020.
Quels types de projets sont admissibles?
Volet 1 :
- Évaluation des besoins et réalisation d’un portrait des mesures de CFT existantes au sein de l’organisation.
- Implantation de mesures de CFT au sein de l’organisation ou bonification des mesures de CFT existantes.
Volet 2 :
- Production et diffusion d’outils adaptés aux milieux visés et à la réalité des clientèles ou des membres servis par le demandeur.
- Organisation de séances d’information et de formation sur les meilleures pratiques d’affaires en matière de CFT.
Volet 3
- Tout autre projet qui s’inscrit à l’intérieur des objectifs et des orientations du Ministère en matière de CFT, tel qu’un projet de recension des meilleures pratiques d’affaires en matière de CFT par secteur d’activité ou un projet de partenariat local ou régional pour encourager les milieux de travail à faciliter la CFT.
Pour plus d'information
jeudi 11 juin 2020
Comment gérer les vacances spéciales de 2020...

- Quel est l'état émotionnel des employés? Sont-ils fatigués, stressés, démobilisés, stimulés par le travail à distance ou le déconfinement? Ont-ils hâte de voyager ou sont-ils plutôt craintifs?
- Ont-ils pu exprimer leurs besoins? Souhaitent-ils plusieurs semaines de vacances ou des journées de congé? Est-ce qu'ils aimeraient plutôt en garder pour l'automne, ne sachant pas s'il y aura des garderies/écoles ouvertes durant une 2e vague possible?
- Comment concilier les besoins des employés, comme le repos ou le refus de rester à la maison - et ceux de l'entreprise, comme le niveau de services à offrir et le "cash-flow"?
- S'il y a un gros écart entre les deux, quels outils ou solutions pourraient le réduire? Voir le point suivant...
- l'horaire flexible, semi-flexible ou l'horaire d'été
- changer les façons de choisir les dates de vacances : consensus, tirages, alternance de 1er choix...
- les vacances volantes : inviter les gens qui ne peuvent/souhaitent pas prendre de vacances cet été à prendre au moins une journée par X semaines lorsque le rythme ralentit
- quelques 5 à 7 ou rencontres plus festives, en personne, à distance ou mixtes
- des primes temporaires, liées aux efforts, à la disponibilité ou aux risques de COVID
- réduire les heures normales
- embaucher des étudiants ou des gens temporairement
- offrir des petits forfaits vacances, des cartes cadeaux, des congés...
- exemple : une entreprise a loué un chalet pour l'été et chaque employé y a accès un certain nombre de jours d'ici l'automne.
mercredi 2 octobre 2019
3 axes pour s'adapter à la pénurie - no 2
Rémunération
- Payer si possible au marché, au moins pour les postes en rareté.
- Si on ne peut augmenter le salaire de base, offrir des bonus de rétention ou des bonus de performance.
- Maximiser les avantages non imposables : ex. donner l'allocation maximale pour les déplacements, des per diem pour les repas, etc.
- Offrir des cadeaux originaux et peu coûteux : des passes de transport en commun, de la nourriture sur place, du théâtre, une sortie au spa ou au resto, etc.
- Réviser les programmes de bonus/commissions pour les rendre plus visibles ou généreux.
- Réviser les assurances collectives ou les rendre plus flexibles.
- Remplacer les bonus en argent par des cadeaux attrayants ou originaux : bourses d'études aux enfants/conjoint, abonnement au spa, allocation vêtements, données cellulaires pour la famille, voyages ou forfaits vacances au choix de l'employé, etc. Varier le "bonus" chaque année ou selon les personnes pour le mettre en valeur.
- Faire connaître les différents avantages : les intégrer dans l'offre d'emploi et les rappeler au moins une fois par an (réunion annuelle, rencontre d'évaluation de rendement...)
- Accélérer les augmentations de salaire (aux 6 mois au lieu de chaque année ou augmentation plus élevée chaque année) pour atteindre le maximum plus rapidement.
- Être transparent au sujet de la gamme salariale pour le poste.

- Offrir plus de vacances, de congé et plus de flexibilité dans leur prise. Implanter des banques de temps.
- Fermer l'entreprise entre Noël et le Jour de l'an ===>
- Tout ce qui touche les horaires aura un gros impact sur l'attraction et la fidélisation, souvent sans réduire la productivité : semaine de 3 ou 4 jours, terminer à midi le vendredi, commencer plus tôt ou plus tard, etc.
- Offrir des horaires variables inversés : l'employé décide du nombre de jours ou d'heures qu'il veut faire, une fois par X mois ou à chaque semaine.
- Offrir de travailler à distance au moins un jour par mois.
- Embellir l'environnement : repeindre ou décorer, prévoir des espaces plus ludiques ou beaux, des fois juste augmenter le ménage ou demander des suggestions pour embellir l'endroit peut faire une différence.
- Donner une allocation aux gens pour leur décor, incluant l'achat de plantes vertes.
- Améliorer et faire valoir le sens au travail, la reconnaissance, l'ambiance de travail.
- Augmenter l'ergonomie, avec de l'équipement, mais aussi en analysant et modifiant les espaces ou équipements de travail, avec des spécialistes ou en demandant aux employés.
- Offrir quelques heures par mois aux projets personnels (liés au travail, bénévolat ou autre).
- Installer des plateaux de fruits, des bars à salade, des fines herbes en pot...
- Varier les sources et les approches des candidats : tester un contenu différent, une approche, un ton ou une image d'entreprise différents.
- Essayer de nouveaux endroits d'affichage : entrée de l'épicerie, aréna, applications de rencontre ou de recrutement nouveau genre (ex. Appy here).
- Parler de nos embauches en cours aux fournisseurs, clients, aux collègues durant un congrès.
- Mettre en place ou "booster" le référencement interne : augmenter la valeur des récompenses, les varier, les donner plus rapidement.
- Demander aux employés d'envoyer les affichages aux amis/famille (liés à une récompense si on veut que ça fonctionne).
- Offrir du temps partiel (entre autres pour les étudiants et les pré retraités).
- Approcher les organismes qui aident des catégories de candidats moins recherchés : ex-prisonniers, 55 ans et plus ou sans expérience, immigrants...
- Améliorer l'expérience candidat : surtout la simplifier et l'accélérer, vous aurez de nouveaux types de candidats.
- Réduire les exigences de diplômes ou le nombre d'années d'expérience demandées.
- Favoriser des profils inhabituels : ex. issus de la diversité, hommes dans une équipe de femmes ou l'inverse, plus jeunes ou plus vieux, etc.
mercredi 30 novembre 2016
16 idées pour améliorer le bien-être au travail
Quoi qu'il en soit, décembre est un bon moment pour les employeurs pour démontrer leur reconnaissance envers leurs employés. Un merci sincère est nécessaire, mais il sera encore plus apprécié s'il est accompagné d'une ou plusieurs marques concrètes de cette reconnaissance. Si le cadeau monétaire a encore sa place, j'ai tiré de l'article "38 façons d'améliorer le bien-être de ses employés" seize idées pour offrir un petit quelque chose de plus "jazzé" à vos employés. J'y ai ajouté mon grain de sel, comme ces jolies cocottes en papier :) En prime, ces idées peuvent être mises en pratiques à n'importe quelle période de l'année !
Idées gratuites
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Pour mettre de l'ambiance, faire une course de cocottes en papier ! |
- Permettez aux employés de personnaliser leur coin de bureau, entre autres à l'aide de plantes, de photos ou d'affiches à leur goût. Encadrez cette pratique pour éviter l'affiche de garage...
- Affichez une liste de commerces et de services de proximité, si possible après avoir négocié avec certains un petit rabais en échange de votre publicité à l'interne. Ex. centre sportifs, garages ou traiteur locaux.
- Autorisez la sieste le lendemain d'une fête ou d'un effort particulièrement intense. Ou mieux, en tout temps !
- Durant une fête ou pour dire merci, offrez des journées de congé supplémentaires.
- Organisez une course de chaise à roulettes. Ou encore de cocottes en papier (ou autre produit léger) poussées par ventilateur ou le souffle des membres de l'équipe...
- Offrez des coupons "Jour de travail à la maison", ou mieux, instaurez 3, 5 ou 20 jours par an (ou par mois !) pour les emplois compatibles. Cette pratique demande de bien l'encadrer, mais elle a un grand effet sur la rétention et la marque employeur.
- Offrez une plante verte au choix de l'employé et assurez-vous d'en installer à quelques endroits dans le bureau. Mieux, installez un aquarium. Dans tous les cas, payez quelqu'un pour en faire l'entretien régulier, car des plantes ou des poissons morts, c'est plutôt déprimant !
- Fournissez sur une base régulière quelques aliments, santé si possible. Fruits, trempettes de légume, chips de maïs et houmous, etc. Effet boeuf garanti !
- Rendez disponibles des boissons santé à côté de la machine à café : thés, tisanes et encore mieux, des boissons à base de vrais fruits.
- Engagez un masseur pour des massages sur chaise, encore mieux le lendemain d'un party !
- Organisez des cours de yoga ou autre activité physique simple au bureau.
- Installez une table ou un coin de jeu (ping-pong, billard, soccer de table, etc.)
- Présentez des diners-conférences en payant une partie du lunch et peut-être le conférencier, que ce soit des thèmes reliés au travail ou plus "grand public".
- Lancez un défi "sept heures de sommeil" et offrez un prix à ceux qui dormiront le plus de nuits complètes durant ce mois.
- Créez un potager au bureau : payez l'équipement de départ en échange de l'engagement de quelques employés à s'en occuper.
- Offrez l'équipement et des cours différents du travail habituel : poterie ou travail du bois pour employés devant un ordinateur, photographie, décoration ou cours de langue pour tous.
jeudi 28 avril 2016
12 trucs surprenants pour être très productif - no 2
7- Regardez des photos de bébés animaux

Ces images auraient un effet encore plus bénéfique que la vue d’animaux adultes ou de plats appétissants. Besoin de concentration ? Cliquez ici !
8- Dégagez votre espace de travail
Pour la majorité, désordre et concentration ne vont pas ensemble. Dans un sondage, 77% des gens estimaient que le désordre nuisait gravement à leur productivité, et plus de 50%, que leur leur motivation s’en trouvait affectée. En même temps on connaît tous quelqu’un pour qui un certain chaos a l’effet opposé, et certaines études montrent un lien entre capacité à se concentrer et environnement désordonné.
Vos piles de papiers vous gardent créatif ? Ou elles vous rendent au contraire inefficace ? À vous de suivre votre tendance naturelle. Et avec le bureau sans papier, ce choix sera-t-il bientôt chose du passé ?
9- Écoutez de la musique
Bien qu’on ait pas démontré de lien direct entre l’écoute musicale et la productivité au travail, la musique stimule la production de dopamine par le cerveau, ce qui rend heureux. Une recherche de l’université de Windsor, en Ontario, a découvert ceci ; parce que leur état d’esprit était détendu, le groupe des travailleurs qui avaient écouté de la musique ont conçu des projets informatiques plus intéressants, plus rapidement.
Le stress réduit, entre autres, notre capacité à laisser venir la meilleure solution, à envisager de nouvelles options.
10- Allez au café du coin
À un niveau modéré de 70 décibels, ce type de fond sonore accroîtrait directement la performance lors de l’exécution de tâches qui demandent de la créativité, selon un article publié dans le Journal of Consumer Research. À défaut de vous imprégner de l’ambiance sonore du café le plus près de votre lieu de travail, vous pouvez aussi télécharger des bruits ambiants comme si vous y étiez…
11- De l’exercice… même au bureau
Ce n’est un secret pour personne : faire de l’exercice régulièrement vous rend heureux, productif et en santé. Et rester actif pendant les heures normales de bureau accroît aussi votre productivité même si vous passez alors, techniquement, moins de temps à travailler.
Stationner un peu plus loin que d’habitude, prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur, allonger son trajet durant ses déplacements à pied, réserver des midis pour s’entraîner, ou encore, simplement répondre au téléphone debout ou contracter ses abdominaux à certains moments de la journée… une foule de petits gestes pour vous garder alerte en tout temps !
12- Prenez vos vacances
Saviez-vous que selon 90% des dirigeants d’entreprise, leurs employés reviennent revigorés de leurs vacances et sont plus efficaces ? Passer du temps en famille ou avec ses amis, loin du bureau, crée aussi des souvenirs qui apaisent et diminuent les risques de dépression, de prise de poids, d’hypertension, sans compter le burnout… Travailler de longs mois sans prendre une pause significative peut nous faire glisser dans un état de stress chronique, d’épuisement et de sentiment d’inaccomplissement au travail. Prenons le temps qui nous est donné pour recharger nos batteries – du temps précieux !
* Ces trucs sont tirés de "12 Unexpected Productivity Hacks That Actually Work" de Lindsay Kolowich.
mardi 12 avril 2016
12 trucs surprenants pour être très productif - no 1

Ces "trucs" expliquent l'importance de prendre des pauses, de dormir et de bien manger et pourquoi cela aide à être plus productif au total.
Ils aident aussi à comprendre la perspective des générations plus jeunes qui n'ont pas l'intention de faire comme leurs parents... Un d'entre eux l'avait bien résumé ainsi : "Être débordé comme mode de vie ? Non merci !"
J'ai traduit puis résumé les principaux points. Voici en première partie les numéros 1 à 6 :
1- Travaillez moins !
Surprenant, mais plusieurs études démontrent que la productivité augmente lorsqu'on réduit le nombre d'heures, spécialement lorsqu'on dépasse 50 heures de travail par semaine. Ceci jusqu'au point où ceux qui travaillent plus de 8 heures par jour ou plus de 70 heures par semaine ne produisent pas plus que ceux qui travaillent moins d'heures.
2- Déjeunez !
Les gens qui prennent le temps de déjeuner "récupèrent leur mise". Au lever, le cerveau est littéralement en manque de sucre, son principal carburant. Comme le sucre seul possède peu d'avantages, prendre un café sucré règle peut-être le problème à court terme mais vous assure une journée en montagnes russes jusqu'au coup de barre de 5 heures.
Testez le déjeuner santé durant quelques semaines et voyez les effets sur votre travail. Si vous êtes du genre incapable d'avaler quoi que ce soit au lever, planifiez une collation ou un smoothie protéinés que vous prendrez le plus tôt possible dans la journée. Des aliments spécifiques sont également suggérés dans l'article.
3- Dormez plus !
Plusieurs études montrent les effets importants du manque de sommeil sur la productivité et la concentration. Les besoins en sommeil varient d'une personne à l'autre mais seulement 1% à 3% de la population peut bien fonctionner sous la barre des 7 heures par nuit. Les autres finissent peut-être par s'en accommoder par habitude mais accumulent certains problèmes de santé tout en demeurant moins productifs que s'ils avaient dormi une heure ou deux de plus.
4- Arrêtez d'être perfectionniste !
Ça fait partie de la personnalité de plusieurs, mais ça peut nuire beaucoup à notre productivité. L'article suggère de d'évaluer le moment où on sort de l'efficacité pour tomber dans le perfectionnisme, entre autres avec des indicateurs comme : le résultat obtenu répond-il à l'objectif de départ ? Le niveau est-il équivalent ou supérieur à celui des travaux effectués dans le passé ?
5- Par pitié, prenez votre heure de lunch !
Ce ne serait pas tant le fait de manger que de prendre une pause et sortir prendre l'air. Plus besoin de rappeler que rester assis, à l'intérieur, sans pauses, est mauvais pour la concentration, la créativité, la productivité et la santé. Bref, une marche de 15 minutes vous permettra d'améliorer d'un coup votre plaisir autant que votre productivité au travail.
6- Faites la sieste zzz...
Une étude de la NASA a montré qu'une sieste d'environ 30 minutes pouvait augmenter la productivité jusqu'à 35% et l'attention jusqu'à 54%. Une demi-heure très payante quoi! S'il est impossible de dormir au travail, prenez au moins quelques minutes pour rêvasser (et on ne parle pas de consulter Facebook!) afin de reposer les fonctions productives ou attentives du cerveau, qui vous en remerciera en étant plus efficace par la suite.
mardi 27 janvier 2015
Le meilleur du Congrès RH : équilibre et performance

Et je ne parle pas que de l'équilibre physique. J'ai eu la chance d'assister à une conférence d'Alexandre Bilodeau, champion de ski (bosses) aux Olympiques. Il nous a parlé de ses motivations et de l'équilibre personnel, entre autres.
La motivation
Ayant à choisir entre la discipline des bosses, qu'il aime, et celle des sauts, dans laquelle il excelle, son père lui a dit de suivre son coeur, parce que c'est plus facile de durer avec notre passion qu'avec nos talents. Nos talents nous entraînent vers notre zone de confort, tandis que nos passions nous amènent à nous dépasser.
C'est une réflexion intéressante, qui nous amène à questionner nos choix, ceux des candidats que l'on rencontre durant les embauches et même ceux des décideurs. Ces candidats sont-ils dans leur passion ou leur facilité d'exécution ? L'entreprise garde-t-elle ses employés là où ils sont rassurants - dans ce qu'ils maîtrisent ? Ou pousse-t-elle ses employés vers ce qui les amènera à se dépasser ?
L'équilibre
Alexandre était un "workaholic". Sa performance était excellente mais diminuait légèrement ou plafonnait par moments. Son psychologue sportif lui a dit "Alex, "get a life" : tu ne penses qu'au ski... Fais quelque chose d'autres, amuses-toi un peu." Et Tiger Woods lui a dit (avant le scandale...) "Golf is what I do, not what I am". Il s'est donc attaché à moins être le ski et plus à le faire, et rebâtir une vie hors du ski. Il est devenu premier au monde en changeant seulement cet aspect.
C'est un peu contre-intuitif qu'une personne aussi disciplinée ait eu à réduire un peu cette discipline afin de mieux performer. Ceci confirme les études qui montrent que le repos et des moments où on se change les idées sont essentiels à une bonne performance au travail.
L'importance du repos et avis de recherche
Un de nos professeurs de ressources humaines avait mentionné une vieille expérience faite avec des employés d'une usine de charbon. On avait dit à un premier groupe de transporter un maximum de charbon. On avait dit au second groupe d'en transporter le plus possible, mais de prendre autant de pauses qu'ils voudraient pour se reposer. À la fin ils ont pesé le charbon transporté et le groupe qui avait pris du repos en avait transporté plus que l'autre. Si quelqu'un a la référence pour cette expérience ou une similaire, vous auriez mon immense reconnaissance de me la transmettre, merci !
jeudi 14 mars 2013
Conciliation travail famille 2
Horaire
- mettre une règle ne pas travailler après le souper
- intégrer des journées de repos ou du sport de façon régulière
- cuisiner le dimanche pour plusieurs repas de la semaine prochaine
- réserver une période fixe (par semaine, par mois) pour du repos ou une activité qu'on aime
- 1 soir par semaine ou par mois sortir de la routine familiale et professionnelle
- respecter l'agenda, dans lequel on a mis des espaces pour soi
- les fins de semaine sont "sacrées"
- être disponible toute la semaine pour le travail mais moduler son horaire pour avoir du temps avec les enfants à tous les jours
- compromis à l'horaire : temps supplémentaire = on termine plus tôt vendredi
Famille
- partager des tâches, travailler avec les membres de sa famille
- sports ou loisirs en famille pour décrocher (ex. camping, course automobile)
- amener le bébé au bureau
- compter sur le support familial
- toujours avoir des projets à faire en famille
- se donner des temps juste en famille et sans interruptions extérieures
- agir comme si grosse famille (pas le choix, économiser, partager les tâches)
- aller souper une fois par semaine/mois au resto avec son jeune, son conjoint
- période réservée à l'arrivée des enfants pour faire raquette, soccer, etc.
Déléguer
- engager une femme de ménage
- la femme de ménage amène parfois la discipline de se ramasser avant son passage
- piloter plutôt qu'opérer, chef d'orchestre plutôt que musicien
- faire venir des plats du traiteur
- ne pas ramasser quand les enfants n'ont pas ramassé
- attendre de prévoir de la visite avant de faire du ménage
- faire confiance à ses collègues au travail pour se libérer du temps
Organisation
- utiliser plein de post-it
- tableau pour organiser et planifier qui fait quoi (du ménage au dentiste)
- paniers de rangement pour tout ce qui traîne
- quand le panier est plein, c'est le temps de classer
- faire avec ce qu'il y a dans le frigo ou l'armoire
- listes pour gérer et se libérer l'esprit
Soi, les autres et l'environnement
- épurer notre environnement (simplifier entourage, meubles, processus, etc.)
- diminuer le contact avec des gens qui nous prennent trop d'énergie
- préparer une attention d'avance, chez soi, pour avoir hâte de revenir le soir
- se garder un moment à soi, seule
- choisir dans quoi tu t'investis
- prendre des journées pour faire quelque chose de différent
- tenir ses promesses
Et pour finir, se consoler de savoir qu'on n'est pas seuls à vivre ces situations !
Vous avez vos trucs à partager ? Dites-le nous !
mercredi 27 février 2013
Conciliation travail famille - 1
Devant cinq groupes d'environ 8 participantes, nous avons commencé avec la notion que la conciliation travail-famille touchait tout le monde lorsqu'on l'appelait conciliation travail-vie privée.
Ensuite les échanges ont porté sur les situations vécues par chacune des participantes. Certaines étaient bien heureuses de voir qu'elles n'étaient pas seules à vivre des situations exigeantes et à partager leurs défis, trucs et succès avec d'autres femmes ayant le même vécu.
Quelques constats généraux se retrouvaient chez la majorité des participantes :
- difficulté - et nécessité! de garder du temps pour soi
- stress des exigences croissantes : être disponible, faire plus d'heures
- crainte de ne pas être à la hauteur
- importance du support du conjoint, de la famille, des amis
- volonté de s'investir professionnellement sans se perdre dans le travail
- défi de vouloir réussir professionnellement ET bien s'occuper de ses enfants
lundi 26 novembre 2012
Colloque normes du travail - nouvelles réalités - 3
Plaintes à la CNT : surtout lorsque l'emploi est terminé
Une statistique mentionnée confirme ce qu'on savait déjà : 83% des personnes qui portent plainte à la CNT ne sont plus en emploi. Les fins d'emploi sont donc le moment le plus délicat lorsqu'il s'agit des risques d'être convoqués par la CNT.
Nouveautés et nouveaux phénomènes
La CNT offre maintenant aux salariés une application "ma paye" qui leur permet de comptabiliser les heures et effectuer des validations et calculs liés à la paie.
Dans un autre panel, des conférenciers présentaient quelques phénomènes nouveaux, par exemple des salariés qui veulent travailler ou obtenir d'autres aménagement d'horaires une semaine sur deux parce qu'ils ont une garde partagée pour leurs enfants.
Des employeurs ont rapporté que des employés venaient se plaindre qu'ils aient embauché d'autres personnes au lieu de leur donner du temps supplémentaire.
D'autres conférenciers ont rapporté que le travail se faisait de plus en plus par projet, avec des contrats à durée déterminée ou non. Le 40 heures semaine tend à disparaitre, vu qu'il est de plus en plus difficile d'évaluer le temps réel du travail dans le domaine du savoir, versus les anciennes tâches liées à la fabrication. De plus, les outils permettant de joindre les travailleurs en tous temps compliquent cette évaluation. On note une tendance à une intensification du travail, un brouillage des identités et réseaux du travail et vie personnelle. Rappelons que 20% des Canadiens apportent du travail à domicile et 5% font du télé-travail.
L'employeur aussi, veut produire plus à moindre coût et réagir rapidement. Il tend donc à utiliser plus du personnel ponctuel, par exemple des agences. Par contre le non respect des normes se diffuse plus facilement par les médias sociaux et peut lui nuire durant les périodes où le recrutement est moins facile.
Prochains changements aux normes du travail ?
La CNT présente quelques hypothèses qu'elle explore pour orienter les prochaines lois :
- Entente obligatoire à l'embauche sur les heures supplémentaires
- Modulation des amendes aux employeurs fautifs
- Révision des dispositions sur l'étalement du temps
- Plus d'information et de sensibilisation auprès des clientèles à risque
jeudi 26 janvier 2012
Vie personnelle et vie privée au travail
Les profils Facebook et Linkedin des employés mélangent allègrement les types de commentaires et de lecteurs. Un représentant écrira à son réseau Facebook : "Je m'en vais à New York pour le bureau, quelqu'un peut me suggérer un hôtel?" - alors qu'une employée dira sur son Linkedin "Je vends mon chalet à qui la chance ?"
Il est maintenant plus facile de joindre certaines personnes de notre réseau d'affaires via leur profil Facebook que par courriel. Les notions de confidentialité ont changé et les nouvelles générations sont moins gênées de parler à leurs collègues de leur bébé malade, de leur salaire ou d'une offre d'un concurrent. La peur de Facebook et de son manque de confidentialité leur semble très étrange.
Ceci montre un changement de mentalité qui vient corriger une perception fausse et relativement récente de l'histoire, celle qui dit "Le travail au travail et la maison à la maison". C'est faux, et ce n'est même pas souhaitable! Qu'on le veuille ou non, notre vie privée ou au travail influence grandement les autres aspects de notre vie. Les émotions, ce qu'on vit et qui nous préoccupe, ne s'arrêtent pas par magie lorsqu'on franchit la porte du bureau. Et ce n'est pas souhaitable, parce que nous serions un peu comme des robots si nous en étions capables, alors que nous sommes plus heureux quand notre vie personnelle enrichit celle au travail et inversement.
Les nouvelles générations mélangent sans trop y penser ces deux aspects et je pense qu'il s'agit finalement d'un juste retour des choses. Ce mélange va parfois trop loin, quand on est incapable de prendre de pauses dans l'une des deux vies. Reste alors à apprendre à fixer des limites saines à l'une et à l'autre, pas à cause d'une règle rigide, mais pour être plus en santé. Exemple : en commençant une réunion, on peut demander à chacun d'expliquer en quelques secondes dans quel état ils arrivent. Si l'un des participants raconte qu'il se fait opérer le lendemain, il n'y aura pas de malaise s'il est distrait. La vie privée a influencé le travail, la situation a été expliquée et comprise, et elle peut reprendre sa juste place. Finalement, un collègue de travail peut le rassurer sur l'opération ou pour le remplacement durant son congé tandis que cette expérience fera peut-être prendre conscience à un perfectionniste qu'il peut compter sur son équipe durant son absence.
jeudi 20 octobre 2011
Profiter ou payer pour un congé - 3 de 3
Causes externes
Les tâches mal définies, le manque de ressources et la valorisation de la présence au travail sont des éléments sur lesquels on a souvent peu de contrôle. Il n'y a pas de recette magique, mais en gros on peut commencer par demander à son patron ou aux ressources humaines de clarifier nos tâches, priorités et ressources. La partie la plus difficile est de réaliser que la direction de l'entreprise est responsable à cet égard et que ce n'est pas un signe de faiblesse que de vouloir de la cohérence et un rythme de vie équilibré. Toutefois, il faut également être prêt à reconnaître que parfois, il n'y a pas de correspondance entre soi et l'entreprise. Par exemple, si la culture de notre entreprise est de travailler 60 heures par semaine et qu'on vit mal avec ça, il est souvent plus simple de chercher ailleurs que de ramer à contre-courant. En résumé :
- Clarifier les tâches et les attentes de l'organisation
- Mettre par écrit les tâches et le nombre d'heures requis pour les réaliser
- Quand ces 2 points ne concordent pas, discuter des priorités avec les responsables
- Observer les autres, établir nos valeurs/priorités de vie et valider si on correspond bien à la culture d'entreprise
Les autres causes sont généralement liées à ce point. De la peur d'être remplacé au perfectionnisme, en passant par la difficulté à dire non, on travaille souvent pour se valoriser, pour montrer qu'on est bon et indispensable, bref, pour se faire aimer. Pourtant, les gens équilibrés dans leur vie personnelle/travail sont souvent très respectés par leurs clients et collègues. Peut-être parce que la société valorise la quantité plutôt que la qualité jusqu'à présent, on essaie de calculer et montrer notre valeur par le nombre d'heures, de projets ou de dollars. La peur du vide est également quelque chose d'assez sournois, qui peut permettre de dire non plus facilement à des demandes qui nous tentent moins, genre "je dois refuser, tu comprends, je suis tellement débordée ! Elle peut aussi nous fait craindre l'espèce de retour du balancier qu'on vit quand on prend un pause lorsque le cerveau, habitué à rouler à 100 à l'heure ne sait plus quoi faire une fois arrêté un peu étourdi au bord de la route.
Comment s'en sortir ?
- Le plus efficace - Développer et prioriser d'autres sources de valorisation et d'intérêt en dehors du travail : loisirs, famille, etc.
- Y consacrer un minimum de temps prévu d'avance et dont la plage horaire est aussi sacrée qu'une période de travail importante
- Admettre sa part de responsabilité dans ce manque d'équilibre, sans culpabiliser
- Demander à ses proches (collègues, famille, etc.) d'aider à développer un équilibre. Ex : les collègues avertissent qu'il est temps d'arrêter, le conjoint nous "interdit" de travailler le soir...
- Mettre par écrit les objectifs prioritaires afin de savoir quand dire non aux nouvelles demandes
- Apprendre à dire non en commençant par de petites choses pour prendre confiance en soi
- Se rappeler que les "urgences nationales" sont souvent peu urgentes lorsqu'on les observe avec du recul et que les vraies urgences sont très rares
- "Éduquer" ses clients, collègues, etc. en leur expliquant comment on va bien les servir sans nécessairement leur répondre la nuit, la fin de semaine ou durant ses vacances.

Autres trucs utiles
- Réserver des périodes chaque jour, semaine, mois et année pour faire des activités hors travail, où tous les éléments en rapport avec le travail seront fermés (cellulaire, dossiers, etc.)
- Faire un petit rituel journalier afin de séparer nettement les temps de travail et hors travail (ex. se changer en arrivant, fermer le cellulaire le soir, couper l'internet après 18h...)
- Utiliser les redirections d'appel et ne donner le numéro de cellulaire que pour les vraies urgences, ou avoir un cellulaire personnel et un pour les affaires
- Tester différentes activités : loisirs, en famille, repos, voyages, sport, méditation, etc. jusqu'à ce que vous trouviez un ensemble d'activités assez attrayantes pour motiver plus facilement de leur réserver une place incontournable dans votre agenda.
Révisé le 15 octobre 2015