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mardi 20 avril 2021

Santé mentale - comment éviter la panne?

En lisant Comment préserver sa santé mentale après un an de pandémie? de la revue Protégez-vous, j'ai été frappée par cette phrase de la psychologue interviewée :

Quand le stress va diminuer, beaucoup de personnes seront épuisées. Il y en a beaucoup qui fonctionnent avec l’adrénaline. Quand elles arrêteront et qu’elles se détendront, elles n’auront plus d’énergie. 

J'avoue que j'ai pensé à plusieurs amies, collègues et membres de ma famille, et... moi-même! 

Nous sommes faciles à reconnaître, vous savez, celles et ceux qui tombent malades en vacances? Comme si le corps et le système immunitaire se disaient, ah! enfin elle s'arrête, on peut se reposer!

Je sais que je ne suis pas la seule à vivre un peu plus tendue depuis 13 mois et malgré que ça aille bien mieux qu'au printemps 2020, on sent qu'à peu près tout le monde est ben, ben, BEN tanné disons. L'avez-vous constaté en entreprise, surtout durant les dernières semaines? Cet article m'a fait un peu peur pour la sortie du tunnel tant attendue.


Et même des chocs post-traumatiques!

Et ce n'est pas tout... La psychologue rajoute que lorsque la tension de la pandémie va retomber, il y aura chez plusieurs : 

...des signes de chocs de stress post-traumatique : l’anxiété qui revient à la même intensité, tout comme les terreurs nocturnes, l’impression que ce n’est pas réel, les symptômes de dissociation, l’irritabilité et la colère.

Nous aurons déjà à gérer l'après-pandémie économique dans toutes sortes d'aspects, nous sommes peu équipés dans les petites organisations pour faire face aux effets sur la santé mentale.

Déjà qu'on voit l'irritabilité, l'indifférence ou les congés de maladie en hausse... Ces signes de tensions chez les employés pourraient donc évoluer en épuisement, burn-out ou maladies chez certains et même en choc post-traumatique. Sans compter ceux qui ont vécu des difficultés majeures durant la pandémie, je pense entre autres aux travailleurs de la santé ou à celles qui ont vécu de la violence... 


Prévenir (un peu) ces impacts?

La psychologue conclut :

Les gens doivent prendre au sérieux la nécessité de s’aimer, de se mettre des limites et de se dire qu’ils sont importants – pas plus, pas moins important que les autres. S’ils prennent soin d’eux au quotidien, ils vont mieux récupérer par la suite.

Je me suis rendu compte que je n'avais pas de solutions concrètes à vous proposer pour le moment, comme si je ne voulais pas penser à l'ampleur que ça peut avoir... J'espère trouver quelques moyens d'aider dans les prochaines semaines. 

En attendant, une image pour vous aider à passer le message de la psychologue. Pensez à quelqu'un qui dirait Je n'ai pas le temps de faire le plein d'essence... Un jour ou l'autre on sait bien que l'auto tombera en panne! C'est exactement la même chose pour notre santé... Aussi occupés ou pressés qu'on le soit, n'attendons pas trop longtemps avant de faire le plein des bonnes choses qui nous aident à avancer.

mardi 6 avril 2021

OBLIGATOIRE : le port du masque en tout temps au travail

Important - mise à jour du 8 avril 
Le port du masque en continu devient OBLIGATOIRE

Alors que les variants qui se transmettent plus facilement, la CNESST oblige depuis aujourd'hui (8 avril 2021) de porter le masque en tout temps dans les milieux de travail intérieurs. 

Pour le travail à l’extérieur, le port du masque en continu est exigé si des interactions à moins de 2 mètres sont inévitables.


Application

Le port du masque en continu ne s’applique pas lorsque : 

  • La personne travaille seule dans un espace fermé, ex. : un bureau avec murs et porte, un camion. Elle doit toutefois le remettre dès qu'une autre personne entre dans cet espace.
  • La personne mange ou boit.
  • Il y a des contraintes liées à sa santé, ex. une personne asthmatique.
  • Il y a des enjeux de sécurité, ex. la présence de buée pourrait nuire à la conduite d’un véhicule ou à la manipulation de machineries.
  • D'autres exceptions sont possibles, voir la page 2 du document indiqué plus bas.
Pour tous les détails, voir ce document de 4 pages produit par la CNESST.


50% des éclosions ont lieu au travail...

Les milieux de travail demeurent le lieu principal d'éclosion, avec 52% des éclosions au Québec, selon les données au 6 avril 2021.

Des données montrent également que les périodes de pauses et de repas sont les moments où les transmissions se font le plus facilement. 


D'autres actions pour réduire ces risques : ventiler et limiter les interactions

  • Ventiler les lieux de travail.
  • Offrir ou obliger le télétravail autant que possible.
  • Répartir les heures de pauses, de repas, de début et de fin de journées pour réduire les durées des rencontres possibles.
  • Inciter les employés à prendre leur repas et pauses loin des autres.
  • Offrir plus d'espace ou de locaux pour les pauses et les repas.
  • Pour le travail à l’extérieur, rappeler de porter le masque en tout temps lors des interactions à moins de deux mètres.

Pour plus d'informations voir cet article et le site de l'INSPQ.

mardi 16 février 2021

COVID-19, avez-vous mis vos questionnaires à jour?

On en sait de plus en plus sur le coronavirus causant la pandémie. La santé publique en tient compte et a mis à jour le questionnaire destiné aux employés se présentant au travail le 1er février dernier. Au-delà du questionnaire à mettre à jour, ces changements sont aussi utiles pour :

  • mieux connaître les symptômes
  • informer les employés et leurs familles
  • sensibiliser les équipes aux symptômes à surveiller, pour eux-mêmes ou leurs clients
  • aider vos gestionnaires à appuyer le tri.

NOTE : les ajouts sont indiqués par le texte souligné :



Retrait immédiat du travail - un symptôme
  • une perte soudaine de l’odorat sans congestion nasale (nez bouché), avec ou sans perte de goût
  • une toux récente ou une toux chronique aggravée depuis peu
  • un mal de gorge
  • le nez qui coule ou une congestion nasale (nez bouché) de cause inconnue.

Retrait immédiat du travail - d
eux symptômes 

Ajout de trois symptômes à la liste existante: 
  • mal de ventre
  • nausées
  • mal de tête inhabituel

Définition des contacts étroits
  • Travailleurs ayant covoituré (...) pendant la période de contagiosité du travailleur symptomatique (48 heures avant le début des symptômes jusqu’à l’isolement du travailleur symptomatique), et ayant été assis à moins de deux mètres du travailleur symptomatique pour une durée de plus de 15 minutes cumulée par période de 24 heures.

  • Idem pour ceux non protégés par une barrière physique (voir document complet, page 3).

mardi 17 novembre 2020

Combattre la grisaille en équipe - pour réussir

Nous avons vu en octobre comment relever des défis en équipe pouvait aider à augmenter la motivation durant cette période difficile qu'est la 2e vague de la pandémie... Voici aujourd'hui quelques éléments utiles pour que ça fonctionne. 

  • S'assurer que les activités de groupe soient modulables, optionnelles ou adaptables, bref qu'au moins une partie du projet donne le goût de participer à la plupart des employés.

  • Si possible, offrir des choix de participation : variété de sports, d'activités, de durée ou de répétition, ou la personnalisation possible par les participants. 

  • Choisir une durée assez longue pour que ça vaille la peine (3 à 6 semaines) mais pas plus de 8 à 12 semaines, pour ne pas perdre l'élan. 

  • Offrir une ou des récompenses symboliques pour souligner les accomplissements ou la participation.

  • Offrir une récompense de groupe, d'équipe ou individuelle selon votre culture d'entreprise et le type de motivation que vous souhaitez favoriser.

  • Faire très attention à ne pas susciter trop d'obligations d'y participer, surtout s'il y a des employés un peu fragiles ou stressés dans une équipe. Quelques uns carburent aux défis, d'autres les verront comme une pression supplémentaire. Voir plus bas les impacts à vérifier.

  • Être raisonnable dans les objectifs, prévoir les défections, les imprévus. Certains commencent ces défis en lion, enthousiastes, pour mal terminer parce qu'ils n'ont pas bien évalué ce que ça demanderait. 

  • Avoir de la flexibilité ou des options souples, par exemple les employés doivent pouvoir ajuster leur objectif en cours de route ou changer de moyens de l'atteindre.  

  • Adapter les activités, le fonctionnement et les récompenses selon la personnalité des gens : par exemple certains préfèrent travailler en équipe et se dépasser, d'autres en solitaire et faire leur petite routine.

  • Mettre en avant et rappeler souvent que l'objectif... c'est de se sentir mieux!

Impacts

Ensuite il faut réfléchir aux impacts des activités proposées, en fonction de l'entreprise, des clients, des employés et leur contexte à chacun, est-ce compatible avec/pour...
  • l'horaire de travail et les autres obligations de l'employé?
  • la présence d'enfants en bas âge en cas de quarantaine?
  • des aidants naturels qui ont à s'occuper d'un proche? 
  • des employés qui auraient un budget plus serré?
  • ceux qui sont plus anxieux, sensibles à la pression?
  • des employés qui ont l'impression d'être déjà débordés, surchargés?
  • ceux qui ont besoin d'exprimer leurs émotions?
  • des personnes qui sont plus solitaires ou plus travail d'équipe?
  • les intérêts de la majorité?
Rien ne sera parfait pour tout le monde, toutefois en pensant d'avance aux impacts, on peut choisir d'autres défis ou les ajuster pour augmenter la participation. On veut s'assurer que les employés ne laissent pas tomber le défi en cours de route ou le voient comme une source de stress. Au contraire, vous voudrez que les gens en sortent heureux, motivés, prêts à le refaire l'an prochain. 

Et puis, ce n'est pas tout le monde qui a besoin de relever des défis, ça prend aussi des spectateurs pour encourager les participants!

mardi 20 octobre 2020

mercredi 9 septembre 2020

Les lois québécoises révisées pour tenir compte du télétravail

Québec lance un grand chantier pour mieux encadrer le télétravail, selon ce qui est paru dans les médias durant les derniers jours.

Selon Radio-Canada : le "ministre québécois du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, veut maintenant revisiter les lois qui encadrent le monde du travail afin de les adapter à la nouvelle réalité du télétravail".

Le Ministre voudrait, entre autres, tenir compte de l'organisation des lieux de travail, de l'ergonomie, des accidents de travail et des risques d'anxiété et d'isolement pouvant être reliés au télétravail. Ce n'est pas une réforme profonde du Code du travail ou d'autres lois, mais plutôt de les moderniser avec des amendements. Par exemple, les lois et règlements sur la santé et la sécurité au travail pourraient être révisées pour tenir compte de l’impact du télétravail.

Comme plusieurs, le ministre Boulet pense que c'est un modèle de travail hybride qui deviendra bientôt la norme, soit une partie en "présentiel" et le reste du temps en télétravail. Les lois et normes du travail devront s'adapter rapidement à cette nouvelle réalité.

Il reste à savoir quand ces ajustements et règles seront effectivement définis et instaurés, ce qui pourrait prendre un certain temps.



lundi 25 mai 2020

Déconfinement et rassemblements

Mis à jour le 9 juin 2020. Pour information générale seulement, consulter le site du gouvernement du Québec pour des informations à jour et vérifiées.


Attention
, il y a souvent une date pour le Grand Montréal, la MRC de Joliette et la ville de L'Épiphanie (appelées CMM, Joliette et L’Épiphanie ci-après) et une autre pour les autres régions du Québec. 

Pour savoir quelles municipalités font partie du Grand Montréal, voir ici.


Rappels importants 
  1. Tous les employeurs doivent respecter les mesures sanitaires et d'hygiène supervisées par la CNESST. Voir ici leur trousse COVID-19 qui sera utile, entre autres avec une application et des guides par secteurs d'activité.
  2. La santé publique et la CNESST recommandent de continuer à réduire le plus possible les déplacements et les contacts non nécessaires, entre autres en continuant le télétravail.

Sont déjà ouverts (sous conditions) : 
  • Soins de santé professionnels et thérapeutiques, ex. dentiste, ostéopathe, orientation de carrière, toilettage pour animaux et de nombreux autres. 
  • Également : services de garde de CMM/Joliette/L'Épiphanie pour les enfants dont les parents sont dans un des secteurs d'activités ouverts. 
  • Hors CMM/Joliette/L'Épiphanie : écoles, services de garde et centres commerciaux. 
  • Garages, mines, aménagement paysager, construction, commerce de détail avec accès à l'extérieur, manufacturier et services pour les entreprises ouvertes. 
  • Sports et loisirs extérieurs pouvant se pratiquer sans contact physique.
  • Établissements hôteliers, campings et pourvoiries.
  • Hors CMM/Joliette/L'Épiphanie : résidences de tourismes et chalets, etc.
  • Musées et bibliothèques (comptoirs de prêt), cinéparcs, production audiovisuelle.
  • Pour la saison estivale 2020 : piscines, pataugeoires, modules de jeux, jeux d'eau et blocs sanitaires situés dans des espaces publics ET extérieurs.

Dates de réouvertures :
  • Restaurants et terrasses : le 22 juin pour CMM/Joliette/L'Épiphanie, le 15 juin ailleurs. 
  • Le 15 juin pour CMM/Joliette/L'Épiphanie : soins personnels et esthétiques (ex. coiffure, épilation). 
  • Le 22 juin : camps de jours. Les camps de vacances sont toutefois annulés, sauf peut-être ceux pour enfants handicapés.
  • Fin juin : possibilités de réouvertures des salles de spectacles. 
  • Fin août : écoles secondaires. Écoles primaires du Grand Montréal/MRC de Joliette.

Rassemblements
Sont maintenant permis les rassemblements sous ces conditions :
  • Maximum de 10 personnes.
  • Ces 10 personnes proviennent d'un maximum de 3 ménages (ménage = personne demeurant à la même adresse).
  • En tenant une distance minimum de 2 mètres entre les personnes de ménages différents.
  • Permis à l'extérieur seulement, toutefois les gens ont le droit de rentrer à l'intérieur pour quelques minutes, par exemple pour aller aux toilettes.
  • Seront permis à l'intérieur à compter du 22 juin pour CMM/Joliette/L'Épiphanie et du 15 juin pour les autres régions.

jeudi 14 mai 2020

20 conditions gagnantes pour réussir sa relance - COVID 6

Si ce texte vous intéresse, vous êtes probablement en train d'adapter vos processus de travail au contexte de la pandémie. Vous n'êtes pas seule ou seul : la nouveauté de la situation et les informations qui changent d'une semaine à l'autre nous obligeront à nous adapter pour encore un bon bout de temps. Voici aujourd'hui quelques "conditions gagnantes" pour aider à implanter et adapter les changements rendus nécessaires par la pandémie.

À se rappeler : le pire cas de figure est une éclosion dans votre organisation, avec des employés absents et d'autres qui auront peur de venir travailler, la possibilité de devoir fermer temporairement, les coûts de désinfection, la mauvaise publicité... Or, tous seront probablement très mobilisés au début, il y aura forcément un relâchement après un temps. C'est à ce moment que le danger sera le plus élevé, surtout s'il survient en même temps qu'un retour du virus.

Préalables
  1. Tous les responsables d'employés sont impliqués, du superviseur jusqu'au propriétaire.
  2. Ils font preuve d'empathie, de soutien et d'écoute (les 2 conditions requises pour la résilience)
  3. Les gestionnaires et la haute direction donnent l’exemple en tout temps.
  4. Les employés sont prévenus de ce qui s'en vient.
  5. Un plan de retour/reprise a été préparé et expliqué aux gestionnaires.
  6. La formation pour les employés est prête.

Communications
  1. Bien expliquer et former tout le monde au départ, puis répéter souvent, de plusieurs façons.
  2. Avoir des documents simples qui résument bien toutes les informations.
  3. Être concret : donner des exemples pratiques, utiliser des photos, faire essayer les équipements, tourner des petits vidéos, les éléments visuels ou schématisés seront saisis beaucoup plus facilement par toute l'équipe, encore plus nécessaire pour les personnes stressées.
  4. Au début, utiliser toute une série de rappels variés : ruban adhésif coloré, cônes oranges, affiches, images, courriels, textos...
  5. Les installer partout où il y a des risques, réels ou imaginaires : entrée, couloirs, salles de bains, équipements communs, lieux de détente...
  6. Au bout de quelques semaines, surtout si on sent un relâchement, renouveler l'intérêt : déplacer les affiches, utiliser une autre couleur de ruban, utiliser de l'humour pour souligner des comportements moins appropriés, etc. 
  7. Répéter, écouter, répéter!

Maintien à moyen et long terme
  1. Être ouvert et patient, encore plus envers les employés qui s'adaptent moins bien.
  2. Se rappeler que la majorité des gens comprennent moins bien ou moins vite en situation très nouvelle, imprévisible ou stressante. Et ici, on a les trois!
  3. Ces derniers temps, il y a tellement eu de changements dernièrement que certains ne sont juste plus capables d'en prendre...
  4. Être attentifs à l'humeur des employés.
  5. Rappeler qu'il y aura probablement un retour de la pandémie et qu'il faut maintenir les mesures jusqu'à l'arrivée du vaccin ou une meilleure connaissance permettant de diminuer ces mesures.
  6. Si un employé ne respecte par les règles, intervenir très rapidement mais très positivement : utiliser les mesures disciplinaires seulement après plusieurs rappels, explications et formations.
  7. Répéter, écouter, répéter!

mardi 12 mai 2020

Guide des mesures préventives ou sanitaires - COVID - 5

Même si vous avez un plan de relance des activités, vous aurez probablement besoin d'un guide, d'un manuel ou de quelques politiques pour encadrer les mesures préventives liées à la pandémie.


Je ne suis pas une spécialiste des mesures sanitaires, toutefois voici le résumé de ce que proposent Détail Formation, la CNESST et l'Ordre des CRHA sur leurs sites web :
* Il y a également des exemples pour d'autres secteurs d'activité, voir la section "Outils supplémentaires pour les secteurs"


Introduction et explications
  • Rappel de l'importance de ces mesures 
  • Reconnaissance envers la collaboration de tous
  • Comprendre la maladie : symptômes, risques et conséquences
  • Modes de transmission

Explication des mesures générales de prévention (bonnes au travail comme ailleurs)
  • Identification des personnes symptomatiques ou à risque
  • Distanciation physique
  • Lavage des mains
  • Étiquette respiratoire
  • Autres mesures d'hygiène 

Explication des mesures
On détaille toutes les mesures qui s'appliquent dans votre organisation. On peut les présenter par département, par activité, etc. Des photos, des exemples concrets, un tableau, etc. aideront à les expliquer et à les appliquer. Voici des thèmes qui pourraient vous être utiles, avec des exemples :
  • Mesures générales : nettoyage général des locaux et équipements communs, ventilation...
  • Équipements de protection individuels : quand les utiliser, où les trouver, comment les traiter après usage, matériel et usage accepté ou recommandé, emplacement et usage des produits de désinfection...
  • Aménagements des lieux : distance entre les postes de travail, pose de plexiglas, etc.
  • Mesures liées aux parcours des employés en interne : horaires, règles d'accès aux locaux, arrivées des employés, pauses, repas, équipements communs...
  • Mesures pour les mouvements externes : déplacements des employés, covoiturage, visite d'un client ou d'un fournisseur, voyage d'affaires...
  • Mesures liées aux clients ou aux visiteurs externes : procédures d'arrivée, d'essai d'un équipement ou d'un vêtement, pour les commandes, les retours de marchandises...
  • Mesures liées aux achats et à la réception de matériel
  • Protocole lors de l'identification d'un cas de COVID ou pour les employés ayant été en contact avec une personne touchée
  • Au besoin, voir les cas particuliers possibles chez vous et détailler au besoin : travailleuse enceinte, refus de travailler, retour d'un employé ayant eu la COVID, employés ayant des allergies, voyages à l'étranger, employés devant prendre soin d'enfants ou aidant des proches âgés, employés âgés, etc.

Obligations et conséquences
  • Résumé des obligations légales et morales de l'employeur et de l'employé
  • Rappel des conséquences en cas de non-respect des mesures
  • Indication que les mesures pourraient changer sans nécessairement être immédiatement reprises dans le manuel, étant donné le contexte de changement rapide.

Risques psychosociaux
  • Rappel des risques et des mesures et outils mis en place pour les réduire 
  • Rappel des politiques pertinentes, ex. prévention du harcèlement psychologique
  • Liste de ressources possibles : mesures de soutien interne, coordonnées de personnes-ressources, PAE, organismes pertinents.

jeudi 7 mai 2020

Plan de retour au travail - exemple de contenu - après-COVID - 4

Mis à jour le 13 mai 2020 - grâce aux bons conseils de Marie-Ève Champagne, spécialiste SST. Merci Marie-Ève!

Nous avons vu la semaine dernière les étapes pour préparer un plan de réouverture et celles pour le mettre en oeuvre.

Voici maintenant les grandes lignes d'un plan général pour l'ensemble des employés d'une PME, un exemple à adapter selon votre situation.

Le plan n'est pas un manuel qui explique les mesures en détail, c'est un court document qui sert seulement au début, pour assurer la compréhension générale des mesures, expliquer comment elles seront implantées, dans quel ordre, pour qui, etc. Le plan sert à guider les gestionnaires, à informer et rassurer les employés et les clients. Mais surtout, il vise à mobiliser toute l'équipe pour faciliter les changements. Faire des changements n'est pas facile en partant, en faire beaucoup, en période incertaine comme maintenant, c'est un gros défi pour tous.

En gros, le plan devrait couvrir ces thèmes :
  • Mesures sanitaires et précautions
  • Reprise du travail
  • Horaires de travail
  • Clients et fournisseurs
  • Reconnaissance.
Deux excellents guides (ordre des CRHA et CNESST) vous aideront à compléter votre plan et vous donneront des outils, entre autres des listes aide-mémoire. La CNESST a également créé une application, voir les liens pour Android et Apple sur cette page.

1- Introduction
  • Rappel de l'importance de la santé physique et mentale, et de la sécurité des employés, que ces mesures sont essentielles pour la sécurité de tous et que l'employeur a l'obligation légale de les appliquer.
  • Expression de la confiance dans l'avenir de l'organisation et de la reconnaissance envers les employés pour leur collaboration.
  • Remerciements aux employés qui ont maintenu des services essentiels ou se sont trouvés en situation à risque, et ceux qui ont travaillé à la réouverture et à la production du plan.

2- Plan de relance
  • Résumé des prochaines étapes prévues, en gros quelles personnes/services/fonctions vont recommencer à quel moment, avec des précisions sur les horaires ou autres informations importantes pour la majorité des employés. Par exemple, on indique qui sera en télétravail, qui reviendra à temps partiel et à temps complet.
  • Avertissement que le plan pourrait changer en fonction des directives du gouvernement, etc.

3- Détail des mesures prévues
  • Synthèse des mesures générales pour tous : explication du déroulement des arrivées, pauses et dîners, mesures d'hygiène et de distanciation, où se trouveront les équipements de protection, qui sera en charge de quel aspect, etc. Incluant les mesures si un cas de COVID survenait ou était soupçonné au travail.
  • Un tableau est suggéré pour démêler les différentes mesures. Il peut être divisé par département, par type de mesure ou par chronologie.

4- Mise en application
  • Étapes et délais prévus pour le déploiement des mesures s'il y a lieu, et rappeler au besoin que chaque département aura ses mesures particulières à respecter.
  • Déroulement de la première journée de travail : dans quel ordre les employés entreront, comment se feront les vérifications à l'entrée, qui leur donnera la formation pour les nouvelles mesures, etc.
  • Rappel en douceur que le non respect vaudra une intervention rapide d'un responsable en donnant des exemples : formations d'appoint puis mesures disciplinaires. 

5- Communications
  • Rappel que le tout sera expliqué durant une rencontre/formation au retour de l'employé au travail et qu'un guide ou un manuel leur sera donné par la suite. 
  • Invitation aux employés à poser des questions, à exprimer leurs préoccupations et à faire des suggestions.
  • Noms des personnes ressources, entre autres pour recevoir ces communications et les dates des prochaines communications.
  • Remerciement à tous les employés pour leur implication.


lundi 27 avril 2020

4 étapes pour bâtir un plan de retour au travail après COVID-19 - 2


Mis à jour le 4 mai 2020

Pour mieux préparer le retour au travail dans votre organisation, voici les étapes à prévoir. N'oubliez pas de les adapter pour tenir compte des mesures établies contre la COVID-19.


1- Analyse de la situation - décideurs
On veut établir les scénarios les plus probables pour les prochaines semaines, selon les directives gouvernementales, la capacité des employés, les ventes prévues, les finances, etc. On veut produire...
  • un portrait des employés : lesquels sont actuellement à temps plein, à temps partiel, prêts à revenir, disponibles, lesquels ont des compétences critiques pour la reprise...
  • un portrait des ventes et approvisionnements : quels clients et fournisseurs sont arrêtés, en opérations partielles ou complètes, les ventes et achats à prévoir, les délais de paiement...
  • un portrait financier et des prévisions d'encaisse selon les revenus et dépenses prévues, incluant les aides gouvernementales, les possibilités avec son institution financière...
  • les scénarios possibles, ex. optimistes et pessimistes, "plans B"...

2- Réunir et décider - comité
  • Réunir un comité responsable des décisions, le plus souvent les décideurs et responsables des fonctions essentielles ou des départements. S'il y a lieu, intégrer le responsable SST.
  • Discuter ensemble des scénarios et des prochaines étapes à prévoir. 
  • Décider ensemble des grandes lignes du plan : quel département, quels types de postes, dans quel ordre... 
  • Établir les consignes générales : sécurité des espaces communs (entrées, cafétérias, toilettes, etc.), règles pour la transition, incluant le télétravail, que fait-on avec les employés qui ne souhaitent pas rentrer, les demandes de vacances, etc.
  • Déterminer un responsable qui va compiler l'information discutée et rédigera le plan général.
  • Planifier les prochaines rencontres.

3- Faire le tour des processus et des modifications à apporter - responsables
  • Pendant que le plan général est rédigé, chaque(s) responsable(s) fait le tour des processus de son département. 
  • Idéalement, le responsable révise toutes les étapes, de l'entrée à la sortie, en se mettant dans les souliers d'un employé : démarrage du travail, pauses, actions les plus courantes, équipements utilisés, déplacements, contacts avec les autres (interne et externe), etc.
  • Pour chaque étape courante, fréquente, importante ou comportant des risques, il faudra identifier ce qu'il faut changer/implanter pour respecter les règles sanitaires. Ex. respect de la distanciation, nettoyage des espaces et équipements communs, protocoles pour le travail en commun ou les services aux clients...
  • Le responsable peut s'inspirer des guides disponibles, voir plus bas.
  • Si possible, travailler avec un ou quelques employés d'expérience pour valider qu'on a fait le tour des aspects les plus importants.

4- Validation en comité
  • Durant l'étape 3, il y aura sûrement des questions qui touchent tous les départements, on fait alors une rencontre avec le comité pour discuter des nouvelles questions qui ont surgi entre-temps.
  • Finaliser le plan général et les procédures individuelles en s'assurant qu'ils sont cohérents.
  • Bien déterminer qui s'occupe de quelle étape, l'échéancier prévu, etc.

La semaine prochaine nous verrons la suite, soit les étapes pour mettre le plan application.

Guides pour le retour au travail

jeudi 23 avril 2020

12 questions pour préparer l'après COVID - 1

Ces jours-ci nous sommes tous un peu incompétents... Et nous sommes la plupart en train d'essayer de nous adapter au mieux à cette situation hors du commun.

Et un des moyens de s'adapter et se préparer au "déconfinement graduel", sera de préparer un plan de retour au travail.

Pour vous aider à bâtir ce plan, voici en première partie des questions pour bien préparer la suite.

Avant de commencer
La première étape est des réunir "virtuellement" les personnes qui peuvent décider la suite : propriétaires, directeurs des départements critiques, etc. On veut couvrir les informations des fonctions essentielles de l'entreprise, ce qui touche les employés, la production ou les services, les ventes, la capacité financière, etc. Bref, ce qui fera la différence pour les prochaines semaines!

Ensuite on veut décider comment on va établir le plan. Ces questions aideront à cerner les informations nécessaires avant de prendre les décisions et d'établir le plan final.


Qui / quoi / global 
  1. Qui doit être impliqué pour les premières étapes de l'après-COVID? Incluant le comité SST? 
  2. Quelle est la situation actuelle : directives du gouvernement, employés disponibles, finances, approvisionnement et sous-traitance, ventes prévues, etc.?
  3. Cette situation permet quel niveau d'opérations?
  4. Les personnes encore employées et celles à ré-embaucher, sont-elles en mesure de continuer comme avant, incluant santé physique et mentale? Disponibilités générales?
  5. Comment cette situation pourrait-elle évoluer d'ici 2 à 4 semaines?
  6. Quelles sont les prochaines étapes de planification pour les personnes impliquées jusqu'ici?

Employés
  1. Quelles tâches/fonctions sont essentielles?
  2. Quelles personnes devraient être rappelées en premier? En deuxième?
  3. Quel soutien y a-t-il pour les employés qui se sentent en danger, qui sont anxieux, ou au bout du rouleau?
  4. Les employés rappelés ont-ils de jeunes enfants ou des aînés à charge, ou un proche de santé précaire?
  5. Quelles sont les ressources et les suivis à faire avec les gestionnaires et superviseurs pour qu'ils soient capables d'appliquer les nouvelles mesures?
  6. Où en est la santé physique et mentale des employés (incluant les gestionnaires et la direction), durant cette période de changements extrêmes?

Pour aller plus loin

mercredi 15 avril 2020

Quoi dire / ne pas dire à quelqu'un qui est stressé?

Pour faire suite à notre texte sur la gestion du stress de la semaine passée, voici quelques trucs pour parler à quelqu'un qui semble affecté par le stress ou l'anxiété.

Je me suis inspirée des conseils donnés par la psychologue Joannie Gauthier, vus sur le site web de Radio-Canada.


1- Ne pas nier ou minimiser ce que la personne ressent
Par exemple ne pas dire :
"Tu stresses pour rien..." ou
"Tu as juste à te dire que ça va bien aller!"

Vu de l'extérieur ça semble simple, mais on l'a tous vécu un jour ou l'autre : il ne suffit pas de le vouloir pour que des pensées ou des émotions disparaissent... Ça peut aussi inciter des personnes à se taire, ou à se juger incompétents. Certaines personnes vont se sentir encore plus stressées.
Se montrer empathique et ouvert donnera de meilleurs résultats, même si on ne comprend pas bien ce que ressent la personne.


2- Être à l'écoute et compatissant, tenter de se mettre à la place de l'autre
"C'est vrai que c'est un moment difficile, je comprends que tu sois inquiet". En plus de nous aider à mieux comprendre la situation de l'autre, ça nous permet de gagner sa confiance et mieux l'aider, par exemple en trouvant des solutions qu'on aurait pas vues autrement. Parfois, juste en parler à une oreille attentive va réduire leur stress/anxiété de beaucoup.


3- Identifier les sources de stress et aider l'autre à les réduire
En écoutant bien et en posant quelques questions, généralement on peut identifier assez facilement les sources de stress ou d'anxiété. Est-ce que c'est la crainte de perdre un emploi? La gestion de jeunes enfants à la maison? Le poids de la nouveauté d'être en télétravail, incluant parfois de rendre des compte à un gestionnaire pour qui c'est tout nouveau (et stressant) aussi? Une fois le "stresseur" identifié, comme au point 2, il est plus facile de penser à des solutions et aménagement qui vont réduire le stress.


4- Trouver des éléments positifs ou rassurants 
"Heureusement l'entreprise est solide" ou "Notre premier ministre a fait preuve de leadesrhip et la plupart des gens sont solidaires". La personne stressée a tendance à ne voir que les sources de stress, donc essentiellement ce qui ne va pas. Sans nier ce qu'elle vit (voir point 1) on peut l'aider à relativiser et pencher vers une vision plus globale et plus positive.


5- Aborder des sujets liés à l'avenir ou une fierté
Si possible, parler d'un sujet de fierté ou de quelque chose d'agréable dans le futur : "Comme ça ton garçon s'est découvert une passion pour le dessin depuis qu'il est à la maison?" ou "As-tu pensé comment tu vas faire ton jardin cette année?" Des études montrent que se projeter dans un futur agréable, c'est un moyen efficace de réduire les impacts du stress. 

Les sources de fierté personnelles ou professionnelles aident également à balancer l'impression d'incompétence qu'on peut vivre en ce moment face à la COVID-19 ou autre bouleversement de notre routine.

Et quand on se parle à soi-même?
Ces trucs sont également bons pour se parler à soi-même, en les adaptant à la "petite voix" qu'on a dans la tête... Pour s'aider ou aider quelqu'un d'autre, on peut également voir le texte précédent sur les trucs pour réduire le stress et l'anxiété.


Pour aller plus loin
L'excellent site du Centre d'études sur le stress humain (Sonia Lupien)

jeudi 9 avril 2020

6 trucs pour réduire rapidement le stress et l'anxiété

En situation de crise comme celle qu'on vit présentement avec la COVID-19, la plupart des gens éprouveront un stress accru au moins pour quelques semaines et parfois même de l'anxiété.

Voici quelques pistes pour aider, soi-même ou les autres, face à un stress inhabituel. Et un petit cadeau de Pâques au bas de ce billet...


1- Respirer!
Ça paraît très simple alors que nous respirons souvent à la moitié de notre capacité... Prendre conscience de sa respiration, inspirer et expirer lentement, profondément... voilà qui aide beaucoup et très rapidement.

Mieux encore si on veut l'essayer, on essaie la "vague" : inspirer d'abord "vers" le ventre, puis les poumons en remontant vers le haut, puis expirer en dégonflant le ventre, puis les poumons. Le temps de lire cette phrase et de faire cette respiration, vous vous sentirez mieux en quelques minutes. À faire plusieurs fois par jour, dès que vous sentez le stress, la fatigue, etc.


2- Lâcher les nouvelles et les réseaux sociaux! 
Très difficile quand on est inquiets, en même temps les nouvelles et médias sociaux parlent surtout de ce qui génère notre anxiété. Plus réalistement, on devrait limiter notre "exposition" aux nouvelles et autres sources d'anxiété ou de fatigue comme on limite notre exposition au soleil. Certaines applications permettent de limiter notre temps sur Facebook par exemple. On peut se donner un "rendez-vous" avec les nouvelles dans notre agenda, par exemple de 8h30 à 9h et de 16h à 16h30, et ne plus les consulter le reste du temps. Le truc no 3 peut aider à alléger également.


3- Enlever toutes les alarmes et notifications possibles. 
Et garder un moment chaque jour où vous mettez en "mode avion". Le reste du temps, on garde seulement les notifications absolument nécessaires (téléphone et messagerie utilisée pour le travail ou les urgences) et on va voir les autres à heure fixe, au besoin en installant une alarme sur notre téléphone. Pour savoir comment faire, je vous suggère de chercher sur Google "Comment enlever notifications Facebook" et faire de même avec chaque application qui se signale à vous, incluant les courriels, qui devraient être consultés à la demande ou programmés pour être relevés aux 30 minutes. Non seulement vous réduirez votre stress et votre fatigue mentale, mais vous augmenterez votre productivité.


4- Prendre soin de soi, manger, travailler et dormir le mieux possible - et concentrez vos efforts sur ce qui va bien. 
Il n'est pas facile de garder de "saines habitudes de vie" quand notre routine est chamboulée, encore plus quand on se retrouve dans une situation jamais vue comme avec la COVID. Il faut alors trouver des trucs qui fonctionnent avec vous-mêmes et accepter que vous ne pourrez pas bien fonctionner partout. On a aussi tendance, dans notre société de performance, à se concentrer sur ce qui ne va pas pour l'améliorer. Ici, on fait le contraire : le sommeil est difficile? Soyez fier de mieux manger qu'avant en faisant vos repas à la maison et peut-être qu'on fait un jardin cette année. Vous craquez tous les soirs pour un dessert? Soyez heureux d'aller marcher dehors tous les jours et peut-être d'y aller deux fois par jour. Bref, on se concentre sur ce qui va bien, ce qui est plus facile et on pratique le lâcher-prise pour le reste.


5- Chercher le rire et le sourire dès que possible. 
Que ce soit aller voir des vidéos de chats ou de chiens comiques, ouvrir un bon livre quelques minutes, manger un bon chocolat, faire une blague sur Messenger avec son ado ou un collègue, marcher quelques minutes au soleil et respirer l'air frais - qui n'a d'ailleurs jamais été aussi pur depuis 30 ans, grâce à la COVID... À la fin d'une journée, ces petits moments de plaisir feront toute la différence entre un sentiment d'oppression et une certaine légèreté.


6- Chérir et augmenter les liens sociaux. 
C'est probablement là qu'est le plus grand "remède" à l'anxiété. La qualité des liens sociaux est un des facteurs de santé les plus sous-estimés. Avec la génétique, c'est un des principaux prédicteurs de longévité.

On peut, par exemple, prévoir des plages horaires fixes durant la semaine pour des Zoom, Messenger ou appels, envoyer des cartes postales ou des courriels. On peut faire livrer un repas ou un livre à un employé ou un ami, ou comme un ami de mon père, appeler une nouvelle personne de son carnet d'adresse chaque soir. Des gestionnaires ont imprimé un organigramme et s'assurent de communiquer avec tous au moins une fois par semaine. Ces attentions peuvent changer l'humeur de la personne qui les reçoit et par rebond, ça change souvent la nôtre pour le mieux. 


Pour aller plus loin
L'excellent site du Centre d'études sur le stress humain (Sonia Lupien)
Des conseils de l'Ordre des psychologues
Stress : 20 conseils scientifiquement prouvés pour déstresser instantanément


Joyeuses Pâques!
Et comme cadeau printanier, voici quelques images agréables pour vous donner quelques minutes de détente.






jeudi 2 avril 2020

COVID-19 : quels soutiens pour les travailleurs?


Mis à jour le 16 avril 2020.

Afin de mieux aider à choisir quelles mesures vous mettez en place et mieux informer vos employés, voici un résumé des principales mesures auxquelles les personnes ont accès.

Les nouveautés du 15 avril sont indiquées en gras.



Pour les personnes qui :
- sont sans emploi, malades, en quarantaine, en isolement imposé ou doivent rester à la maison pour s'occuper de leurs enfants - l'arrêt de travail étant causé par la COVID-19
- n'ont pas accès à des congés de maladie payés
- ont gagné un revenu d’au moins 5 000 $ en 2019, ou dans les 12 mois précédant la date de leur demande.
- sont sans revenu d’emploi ou de travail indépendant, pendant au moins 14 jours consécutifs, au cours de la période initiale de quatre semaines. Ils s’attendent à ne pas avoir de revenu d’emploi pour les périodes suivantes.
- les étudiants, les travailleurs saisonniers, et les personnes qui gagnent 1000$ ou moins par mois y seront bientôt admissibles, voir ce texte du 15 avril pour plus de détails.

Cas où on ne peut PAS avoir la PCU :
- le travailleur sans emploi pour d'autres raisons que la COVID-19
- celui qui était admissible à l'assurance-emploi avant le 15 mars
- celui qui quitte volontairement son travail.
Ceci pourrait changer, à suivre sur le site web du gouvernement.

Comment ça fonctionne :
- la prestation de 2 000 $ est versée toutes les quatre semaines, pour un maximum de 16 semaines.
- cette prestation sera offerte du 15 mars 2020 au 3 octobre 2020. Le gouvernement prévoit émettre le paiement dans les 10 jours suivant la demande.
- elle est imposable, donc il faudra payer l'impôt sur l'argent reçu avec le rapport d'impôt de 2020.
Cliquer ici pour les détails ou pour vous inscrire.


Soutien provincial : pour ceux qui ne sont pas admissibles à la PCU ou au à d'autre aide

Pour les personnes qui :
- sont en isolement ou sont malades à cause de la COVID-19 (incluant ceux qui reviennent de l'étranger ou qui ont été en contact avec une personne testée infectée).
- n'ont pas accès à d'autres prestations (assurances privées ou collectives, assurance-emploi).

Comment ça fonctionne :

- la prestation de 573 $ par semaine est versée pour 14 jours d'isolement, le montant est non imposable. Si l'état de santé le justifie, elle peut être prolongée jusqu'à un maximum de 28 jours.
Cliquer ici pour les détails ou pour vous inscrire.


Autres aides du gouvernement fédéral 

NOUVEAU : le fédéral veut trouver un moyen d'augmenter le salaire de travailleurs essentiels qui gagnent moins de 2500 $ par mois (à venir).

Allocation canadienne pour enfants
En mai, 300 $ de plus par enfant seront ajoutés automatiquement à l'allocation existante.

Crédit de TPS bonifié pour les familles à revenu faible ou modeste
À partir d'avril : une prestation supplémentaire moyenne de 400 $ pour les personnes seules et de 600 $ pour les couples, sera versée automatiquement.

Autres soutiens 
Il y aura des possibilités de retarder le paiement des impôts, de l'hypothèque, etc.

Cliquer ici pour voir toutes les aides du gouvernement fédéral.


Pour voir tous les textes de la série "Pandémie" cliquer ici.


vendredi 27 mars 2020

COVID-19 : programmes de travail partagé et de prestations supplémentaires PSC

Pour compléter le portrait des possibilités de fins d'emploi ou de réduction des heures, voici deux programmes un peu plus complexes mais qui peuvent être adoptés par les PME pour voir à plus long terme.

Programme de travail partagé
Il ne s'applique qu'à certaines conditions (ex. l'entreprise doit prouver une baisse des affaires depuis 6 mois) et à certains types de poste. Entre autres, les postes servant à relancer l'entreprise (direction, ventes...) ne sont pas admissibles, et il faut qu'il y ait au moins deux employés à exercer les mêmes fonctions pour un poste admissible, le but étant de partager les heures travaillées.

Il y a normalement une période de 30 jours pour l'implanter et 3 à 4 semaines d'attente de plus pour le versement aux employés. On doit également remplir une documentation assez longue. Pour ces raisons, il est surtout destiné à des moyennes entreprises. Tous les détails du programme ici. Et des informations sur quelques-uns des assouplissements ici.

Note : selon des personnes ayant pu discuter avec des fonctionnaires, ils auraient assoupli certaines règles et réduit la le délai d'admissibilité, sans que ça soit indiqué clairement dans leur site web.

Programme de prestations supplémentaires de chômage (PSC)
En cas d'arrêt complet pour maladie (ex. quarantaine), ce programme permet à l'employeur de compléter les prestations de chômage sans pénalité pour l'employé, par exemple à 75% de son salaire (55% du chômage + 20% de l'employeur). Le programme doit être enregistré auprès de Service Canada. Tous les détails ici.

jeudi 26 mars 2020

Avec la COVID-19 que choisir? Subventions, chômage et réduction des heures...

Mis à jour le 15 avril 2020.

Que ce soit maintenant ou plus tard, la plupart des employeurs devront réorganiser de leurs activités. Voici des informations utiles à connaître avant de prendre ces décisions.

IMPORTANT : les programmes peuvent encore changer, je fais des erreurs, etc. Assurez-vous de valider les informations avant de les utiliser. 

Subvention salariale
On peut continuer de payer les employés, à temps plein ou à temps partiel. La subvention couvre 75% des salaires versés du 15 mars au 6 juin 2020. L'entreprise doit démontrer une baisse de ses revenus à cause de la COVID-19 (15% en mars ou 30% en avril et mai) et divers aménagements permettent une certaine flexibilité dans le calcul des revenus. Il y a un plafond d'environ 10 000 $ par employé et le montant est imposable. Voir ici pour les détails de cette subventions et des autres mesures fédérales pour les entreprises.

Projet de formation avec le PACME
Ce projet annoncé le 6 avril permet aux entreprises d'obtenir 100% des salaires et frais d'un projet de formation structuré. Ceci peut être une option si vous devez vous adapter rapidement en raison de la COVID-19, ou si vous voulez en profiter pour former certains de vos employés au lieu de les envoyer en chômage ou pour compléter du temps partiel. Voir ici pour les détails.

Réduction des heures
Si possible, demander aux employés s'ils souhaitent prendre des vacances, décaisser leur banque de temps ou partir en congé sans solde, qui souhaite réduire ses heures, etc. Ceci peut faciliter grandement la répartition des heures aux personnes restantes et augmenter la motivation. Ensuite on peut...
Si on réduit les heures, on peut également compléter par ces compléments : 
  • utiliser les banques d'heures
  • créer une banque d'heures négative au besoin
  • vider les congés payés 
  • utiliser les vacances.
Par exemple, l'organisation peut payer 80% du salaire (4 jours/semaine), faire travailler les gens 3 jours/semaines et utiliser une journée de congé ou la banque d'heures pour payer une journée. L'employé est alors payé 4 jours mais en travaille 3. Ceci permet à l'employé de ne pas trop voir de différence sur sa paie et à l'entreprise de garder un meilleur lien d'emploi. Et probablement de profiter de la subvention de 75% des salaires versés.

Dans le cas des vacances, l'organisation devra moins d'argent si la situation se prolongeait et qu'elle devait terminer des employés. Notez que l'employeur ne peut exiger de l'employé qu'il utilise ses vacances ou ses congés. Et qu'il faudra prévoir des mesures spéciales au retour si tous les employés ont vidé leurs banque d'heures, congés et vacances, ceci afin de garder une bonne ambiance de travail.

Pour certains employeurs, il y a le Programme de travail partagé et le programme de prestations supplémentaires de chômage (PSC) qui pourraient être utiles. Ceux-ci sont expliqués ici.

Fin d'emploi temporaire
L'employeur qui met les employés à pied temporairement avec l'intention de les rappeler au plus tard d'ici 6 mois a droit à ces conditions :
  • l'employeur n'a pas à payer les vacances dues
  • il n'a pas besoin de donner de préavis
  • le lien d'emploi est préservé et les avantages sont maintenus (ex. REER)
  • le délai de carence d'une semaine s'applique pour le chômage
  • le chômage est disponible seulement pour ceux qui ont accumulé le nombre d'heures requises selon leur région.
Fin d'emploi permanente
Dans ce cas, la loi sur les normes s'applique : paiement des sommes dues, paiement du préavis s'il ne peut être travaillé, licenciement collectif, etc. Voir ici les normes applicables.

Selon le cas, tous ces choix peuvent influencer les prestations de chômage, enlever l'accès au nouveau programme de 2000$/mois et/ou réduire votre subvention de 75%. Il est encore difficile de se faire une idée précise de tous ces impacts, en espérant que ça soit plus facile de s'y retrouver dans les prochains jours.



vendredi 20 mars 2020

COVID-19 : principales mesures pour les entreprises

Mis à jour le 29 avril 2020.

Voici les principales mesures annoncées par nos gouvernements pour aider les entreprises.

IMPORTANT : les programmes peuvent encore changer, je fais des erreurs, etc. Assurez-vous de valider les informations avant de les utiliser pour votre cas. 

Subvention salariale de 75% (SSUC)
  • Pour qui : les entreprises qui subissent une perte de revenus à cause de la COVID-19. Les petites ou grandes entreprises, celles à but non lucratif et les organismes de bienfaisance sont inclus, la mesure de "revenus" pourrait être ajustée pour les OBNL.
  • Quoi : subvention salariale temporaire de 75% de la rémunération versée.
  • Durée : 12 semaines, du 15 mars au 6 juin 2020.
  • Montants :  75% du salaire versé, jusqu'à concurrence de 847 $ par employé par semaine. 
  • Résumé du fonctionnement :
    - Voir le site du gouvernement pour savoir comment calculer la baisse de revenus et ce qui est admissible.
    - Il faut refaire la comparaison et la demande de subvention chaque mois.
    - Le montant est imposable.
    - Le paiement devrait être fait au début de mai.

Ajout à la subvention salariale SSUC : 
remboursement de certaines retenues sur le salaire
  • Pour qui : les entreprises recevant la subvention salariale de 75% pour des employés en congé. 
  • Quoi : sous certaines conditions, remboursement pour les employés admissibles des cotisations d'employeur de l'assurance-emploi, du Régime de rentes du Québec et du Régime québécois d'assurance parentale. 
  • Durée : 12 semaines, du 15 mars au 6 juin 2020.
  • Comment ça fonctionne : l'employeur demande un remboursement en même temps que pour la demande de subvention salariale (SSUC).
  • Cliquer ici pour détails, section "Remboursement de certaines retenues sur le salaire".

Subvention salariale de 10%
  • Pour qui : les petites entreprises, incluant celles qui ne sont pas admissibles à la subvention salariale de 75%.
  • Quoi : subvention salariale temporaire de 10% de la rémunération versée.
  • Durée : trois mois, du 18 mars au 19 juin 2020.
  • Montants : jusqu'à concurrence de 847 $ par employé par semaine, pour un total de 25 000 $.
  • Comment ça fonctionne : l'employeur calcule manuellement ce montant et le déduit lui-même de l'impôt fédéral lors du prochain versement des retenues à la source.
  • Cliquer ici pour les détails.

  • Pour qui : toutes les entreprises souhaitant donner de la formation ou du coaching, ou qui veulent améliorer leur gestion ou leurs ressources humaines.
  • Quoi : subvention de 100 % des dépenses admissibles de 100 000 $ ou moins : honoraires, frais et salaires des employés.
  • Durée : jusqu'au 30 septembre ou jusqu'à épuisement de l'enveloppe
  • Montants : 100% du salaire (partie non déjà subventionnée s'il y a lieu) jusqu'à concurrence de 25 $ l'heure. 100% des frais. 100% des honoraires jusqu'à un maximum de 150$ l'heure.
  • Comment ça fonctionne : l'employeur communique avec son conseiller des services aux entreprises d'Emploi-Québec, qui doit approuver le plan.
  • Cliquer ici pour les détails.

Prêts sans intérêt - Compte d'urgence pour les entreprises canadiennes (CUEC)
  • Pour qui : petites entreprises et aux organismes à but non lucratif
  • Quoi : prêts sans intérêt jusqu'à concurrence de 40 000 $
  • Comment ça fonctionne : les organisations devront communiquer avec leur institution financière pour demander ces prêts et démontrer qu’elles ont eu une masse salariale entre 20 000 $ et 1,5 million en 2019. Le remboursement du prêt au plus tard le 31 décembre 2022 entraînera une radiation de 25 % du prêt, jusqu'à concurrence de 10 000 $.
  • Note : Le prêt peut seulement servir aux dépenses d'exploitation que l'emprunteur ne peut reporter, comme les salaires, le loyer...
  • Cliquer ici pour les détails.

Délais possibles pour paiements des impôts, acomptes provisionnels et taxes TPS/ TVQ
  • Pour l'impôt : l'entreprise peut reporter le paiement des impôts et acomptes provisionnels jusqu'au-delà du 31 août 2020 qui deviennent exigibles à compter d'aujourd'hui et avant le mois d’août 2020. Voir les détails en cliquant ici pour le fédéral et ici pour le provincial
  • Pour les taxes TPS/TVQ : la date de paiement est reportée au 30 juin. Malgré ce qui est indiqué dans certaines informations provinciales, le paiement peut être retardé mais la déclaration est à faire dans les temps. Voir les détails en cliquant ici pour le fédéral et ici pour le provincial
  • Aucun intérêt ni aucune pénalité ne s’appliquera à ces montants durant le délai offert. 

  • Pour qui : petite ou moyenne entreprise 
  • Quand : au cours des quatre prochaines semaines
  • Comment ça fonctionne : l’ARC ne communiquera avec aucune petite ou moyenne entreprise pour entamer des vérifications post-cotisations de la TPS/TVH ou de l’impôt sur le revenu. Pour la majorité des entreprises, l’ARC suspendra temporairement l’interaction de vérification entre les contribuables et les représentants. 
  • Cliquer ici pour les détails.

mercredi 18 mars 2020

COVID-19 : payer les absences ou pas? Résultats du sondage


Voici les résultats du sondage sur les intentions des employeurs sur le paiement des absences liées à la pandémie. Vous pouvez encore voter en cliquant ici si vous le souhaitez.

Au 18 mars, il y avait 60 réponses à la question "Payez-vous les employés absents pour cause de COVID-19" :
  • On ne sait pas encore - 24 votes - 40.0%
  • Non - 18 votes - 30.0%
  • Autre - 12 votes - 20.0%
  • Oui, à tous ceux qui s'absentent - 6 votes - 10.0%
Et les réponses "Autres" :
  • 2 journées personnelles et 5 journées de maladie par année
  • Avant de répondre à cette question il faut faire notre analyse financière pour voire nos liquidités. Il faut penser au contexte de pénurie, etc.
  • Ceux qui sont directement touchés et qui seront en isolement.  Pas les problèmes de gardiennage.
  • Dépend de la nature du poste.
  • Les employés qui sont revenus d'un voyage oui. Ceux qui volontairement veulent prendre 14 jours préventifs ils doivent utiliser leurs banques maladies / vacances.
  • On paie ceux qui sont allé en voyage (réservé avant le 6 mars) et ceux qui présentent des symptômes.
  • On paie déjà 4 jours maladie
  • Oui, à même leur banque de congés maladie
  • Selon les normes du travail et assurance emploi
  • Utilisation des congés de maladie, heures accumulées et vacances. Télétravail permis. Heures étendues.