mercredi 9 juin 2021

Vers la zone jaune, quels changements pour les employeurs?

Le 14 juin prochain, tout le Québec devrait être en zone jaune ou verte. Voici les éléments à retenir pour les petites organisations des zones qui sont ou seront bientôt jaunes, ainsi que les mesures qui touchent à peu près tous les salariés.


Au travail

Obligatoire : à l'intérieur comme à l'extérieur, on doit maintenir au moins une mesure entre : 

  • distanciation physique de 2 mètres
  • barrière physique (ex. plexyglas, mur)
  • port du masque

Obligatoire : continuer...

  • hygiène des mains
  • étiquette respiratoire
  • nettoyage/désinfection des surfaces (toilettes, salles à manger, etc.)
  • nettoyage à chaque quart de travail des surfaces qui sont touchées fréquemment

Recommandés : 

  • télétravail
  • port du masque en continu

Facultatifs : 

  • nettoyage des outils communs 
  • port de protection oculaire (sauf si requis autrement)


En dehors du travail - mesures qui touche la plupart des gens

Les rassemblements intérieurs sont permis, limités aux occupants de 2 résidences privées.

Dans les restaurants, les occupants de 2 résidences privées pourront être assis à la même table.

À l'extérieur et sur les balcons, maximum de 8 personnes provenant de résidences différentes ou tous les occupants de deux résidences.

Le tout dans le respect des consignes sanitaires habituelles (ex. distance de 2 mètres ou port du masque, voir plus haut les 2 points obligatoires au travail).


Sources

mercredi 26 mai 2021

Ralentir comme prévu en 2019

Chers lecteurs, j'avais annoncé en février 2019 que j'allais ralentir et passer à environ deux publications par mois au lieu d'une par semaine. J'ai tenu environ un mois.

Plus de deux ans plus tard, comme beaucoup d'autres avec la drôle d'année qu'on vient de vivre, je veux faire quelques changements dans ma vie et je me suis rappelé ma décision de réduire un peu la cadence. Mes prochains billets seront donc aux deux semaines environ. On verra si je tiens un peu plus longtemps qu'en 2019...

Il se peut que j'intercale des mini textes ou des suggestions de lecture, et ça me fera plaisir de recevoir vos suggestions si vous en avez!

Et merci pour votre loyal soutien depuis 2003!

Cybèle, qui aime lire et écrire depuis plus de 45 ans :) 


mercredi 19 mai 2021

On déconfine enfin!! Les étapes à retenir pour les organisations

Hier le Ministre Legault a annoncé les étapes du déconfinement, voici les éléments qui concernent de près ou de loin les petites organisations, ainsi que les mesures qui touchent à peu près tous les salariés.

Notez que malgré certains messages contradictoires, le télétravail demeure obligatoire ou fortement suggéré au moins jusqu'à la fin août.


Dès le 28 mai

  • Retrait du couvre-feu
  • Ouverture des terrasses extérieures des restaurants - NOTE : 11 juin pour les terrasses des bars
  • Rassemblements permis sur les terrains privés extérieurs
  • Levée des interdictions de déplacements.


Dès le 31 mai

À moins d’exceptions qui surviendraient d’ici là, la majorité des régions passeront à l’orange ; ainsi, les salles à manger des restaurants et les gyms pourront rouvrir. 


Dès le 25 juin

  • Ouverture des camps de jour et des camps de vacances
  • Activités et événements publics extérieurs permis selon des règles particulières
  • Allègements des exigences sur le port du masque et la distanciation lors de rassemblement privés pour les personnes ayant reçu 2 doses de vaccin.


Fin août ou plus

Selon la situation épidémiologique et la couverture vaccinale - si 75 % des 12 ans et plus ont reçu une deuxième dose : 

  • Réduction progressive du télétravail
  • Allègement des exigences sur le port du masque et la distanciation dans certains lieux ou événements publics pour les personnes vaccinées avec 2 doses.


Sources et compléments d'information 

Résumé adapté de l'information de la CCIM et de La Presse

mercredi 12 mai 2021

Comment récupérer vos offres d'emploi sur le Placement en ligne d'Emploi-Québec

Si vous aviez des offres d'emploi sur le Placement en ligne d'Emploi-Québec, vous avez peut-être été surpris de voir que le site a été remplacé par Québec emploi : 

https://www.quebec.ca/emploi/offres-d-emploi/offres-d-emploi-disponibles/quebec-emploi-service-offres-emploi-en-ligne 


"Petit oubli" et grosse frustration

Problème : les employeurs doivent se ré-inscrire via ClicSÉQUR, et les anciennes informations ne sont plus accessibles. Le changement semble avoir été fait le 8 mai dernier, sans avertissement pour plusieurs employeurs. 


Un truc pour aller copier les anciennes informations

Toutefois, j'ai trouvé un truc pour accéder aux offres d’emploi qui se trouvaient sur le Placement en ligne avec le Guichet-Emplois du gouvernement du Canada. 

1- Cliquer sur https://www.guichetemplois.gc.ca/trouverunemploi, entrer le nom de votre entreprise dans la section "Quoi" au milieu de la page, puis cliquer sur la loupe.



2- Vos offres devraient apparaître. Celles provenant du Placement en ligne ont un drapeau du Québec à gauche du titre d'emploi. 




3- En cliquant sur ce titre, vous obtiendrez les détails de l'offre. Cliquer sur le bouton bleu, et l’ancienne annonce s'ouvrira.




4- Vous pourrez alors recopier l'information dans un autre document, en Word par exemple. Je suggère de ne pas attendre trop longtemps avant de les copier, peut-être qu'elles ne sont pas disponibles très longtemps. 

Quoique, s'ils reçoivent assez de plaintes, Emploi-Québec redonnera peut-être accès aux anciens dossiers. Étrange qu'après 30 ans d'informatisation, les équipes d'informatique aient encore de la difficulté à aviser les principaux intéressés lors des changements majeurs...

mardi 11 mai 2021

10 questions absurdes posées aux gens de RH - humour RH

Un peu d'humour RH pour cette période plus grise... 

Voici une dizaine de questions absurdes ou bizarres que les gens de RH ont rapporté dans un de mes groupes Facebook.

“Pourquoi je ne peux juste pas congédier l’employé de 15 ans d’ancienneté quand je veux?” 

"Pourquoi ma paie est plus basse que d'habitude?!" (en sacrant après la technicienne de la paie)...pour valider que les montants avaient été arrondis... de 10 CENTS! "Je lui ai donné 10 sous et lui ai gentiment demandé de sortir de mon bureau".

Au mois de mars (quelques semaines après les T4) le directeur de production donne une lettre de suspension à un employé, qui demande : "Est-ce que je dois mettre ça dans mes impôts?"

"Vous n’avez pas de crème solaire aux RH? C’est que je vais courir ce midi et il fait vraiment soleil. Vous devriez!"

Un candidat : "Est-ce que je pourrais avoir une « date » plutôt que la « job »?"

    Note pour les francophones hors Québec : "date" signifie ici un rendez-vous amoureux.

Lorsqu’un employé a un enfant, l'entreprise paie une semaine de congé, en plus du congé parental régulier, sur présentation du certificat de naissance. Un employé explique qu’il ne l’a pas puisque sa femme et son enfant vivent dans un autre pays. En fait, il n’a pas vu sa femme depuis qu'elle est tombée enceinte. "Votre politique ne spécifie pas qu’on doit être avec l’enfant, pourquoi j'y aurais pas droit?"

"Pourquoi ça prend un bac pour faire des payes et gérer des vacances?"

Une employée revient avec son talon de paie et me demande : "C'est quoi l'argent qui est enlevé?" Je lui explique que c'est le RRQ, l'impôt... "Hein?" -Ben c'est l'argent qui sert à payer les services comme l'école, l'hôpital, les routes... Silence pendant plusieurs secondes, puis "Hein?" ... J'ai jamais su quoi lui dire ensuite.

En remplissant le questionnaire d'embauche, un employé dit qu'il y a plusieurs endroits où il ne connait pas la réponse. Le gestionnaire regarde et les questions sont : date de naissance, sexe et numéro d'assurance sociale. 

    C'est peut-être mieux que le classique "plusieurs fois par semaine"...

À la question "personne à charge" un employé a écrit "mon chat Toby".



mardi 4 mai 2021

Rétroaction immédiate? Vite vite vite! 5e partie

J'ai assisté à une conférence de Martin Delarosbil sur la culture d'entreprise. C'était très intéressant et j'ai "allumé" sur quelque chose quand il a parlé de la reconnaissance envers les nouvelles générations. Générations qui commencent à être moins nouvelles, les Y ayant 25 à 40 ans, et beaucoup de milléniaux ayant maintenant atteint le marché du travail.

Je reprends de mémoire un des exemples que Martin a donné : 

Jonathan a 22 ans. Quand il publie une photo de son gâteau au carottes sur Instagram, il peut avoir 55 "likes" dans les heures qui suivent.

Et vous pensez qu'il va attendre trois mois avant de savoir si vous êtes content de son travail?

Voilà quelque chose de fondamental que les technologies ont apporté : la rétroaction immédiate ou très rapide. 

Avant de blâmer les "jeunes", après combien d'heures de retard vous allez relancer si vous n'avez pas reçu un courriel ou un paquet Amazon attendu? L'instantané, c'est toute la société qui la vit de nos jours.


Qu'est-ce qui fonctionne?

On peut aimer ou pas, la rétroaction rapide est là pour rester. Oui, sur les médias sociaux elle peut entraîner une forme de dépendance. Et clairement, elle n'encourage pas à la patience et la vision à long terme.

En même temps, même si la "rétroaction lente" est plus facile à formaliser et à suivre, ses limites ont été démontrées. La principale? Pour la plupart des gens, la rétroaction formelle ne donne à peu près pas de résultats! Demandez aux employés, et la majorité diront manquer cruellement de reconnaissance en entreprise. 

De nos jours, on devrait plutôt chercher un équilibre entre les moments où il faut prendre son temps et les autres où la rapidité a du bon. Que diriez-vous d'un candidat qui envoie son CV par la poste?


Pour aller plus loin

4 approches pour donner de bons feedbacks

mardi 27 avril 2021

Exemple de rencontre de futuraction (feed-forward) - 4e partie

La dernière fois, j'ai parlé des principes de la futuraction qui devrait remplacer la rétroaction (feedback). Voici les étapes pour tenir une rencontre de futuraction, incluant quelques exemples.


Comment passer du passé au futur?

Voici quelques éléments à inclure dans vos échanges avec l'employé pour en faire de la futuraction.

  • Prendre quelques minutes ou heures pour bien identifier le contexte, les causes et les avenues positives possibles, surtout s'il s'agit d'une répétition. 

  • Commencer par du positif : l'employé sait souvent qu'il y a eu un problème, on va le surprendre en commençant par du positif. Ça peut être "Je suis contente que ton erreur nous donne l'occasion de travailler sur ce point" ou entrer directement dans le vif du sujet avec "Merci de venir me rencontrer, toute l'équipe aime ça quand tu es là, on va regarder ensemble comment on peut t'aider à augmenter ta présence au travail". 

  • Aborder le problème à régler au minimum, souvent sous forme de validation et/ou de questions. On veut faire le minimum pour s'assurer que l'employé a bien compris en quoi ça pose problème. Par exemple : "Lorsque tu oublies d'envoyer le suivi à Lydia, ça retarde son travail et elle vient me voir, et ça retarde le mien. Est-ce que tu vois d'autres conséquences?"

  • Rappeler ce qui est attendu de l'employé, avec des exemples concrets. Souvent les gens ne font pas les choses correctement parce qu'ils ne savent pas tout à fait ce qui est attendu d'eux. "On va faire le tour du fonctionnement prévu. Les étapes sont... Si Josée n'est pas là, tu te souviens "

  • Enchaîner ensuite avec des questions pour que l'employé·e propose des solutions : "Qu'est-ce qui pourrait t'aider à régler ce problème?" Ça semble plus rapide de proposer quelque chose, toutefois l'employé aura beaucoup plus tendance à suivre ses propres idées que celle des autres. 

  • Au besoin, ajouter "Comment peut-on t'aider avec ça? Qu'est-ce qu'on peut faire autrement?" Être prêt à reposer ces questions ou variantes jusqu'à ce qu'on arrive à une vraie solution. 

  • Terminer avec une note positive, tournée vers le futur et le lien de confiance avec l'employé. L'idéal est également de souligner une des forces de l'employé : "Merci d'avoir pris le temps de faire le tour de ça avec moi. Ta créativité nous aide beaucoup à trouver des solutions."

  • Pour les cas récurrents ou plus critiques, prévoir tout de suite un suivi rapproché, qui va montrer à l'employé que c'est important.

mardi 20 avril 2021

Santé mentale - comment éviter la panne?

En lisant Comment préserver sa santé mentale après un an de pandémie? de la revue Protégez-vous, j'ai été frappée par cette phrase de la psychologue interviewée :

Quand le stress va diminuer, beaucoup de personnes seront épuisées. Il y en a beaucoup qui fonctionnent avec l’adrénaline. Quand elles arrêteront et qu’elles se détendront, elles n’auront plus d’énergie. 

J'avoue que j'ai pensé à plusieurs amies, collègues et membres de ma famille, et... moi-même! 

Nous sommes faciles à reconnaître, vous savez, celles et ceux qui tombent malades en vacances? Comme si le corps et le système immunitaire se disaient, ah! enfin elle s'arrête, on peut se reposer!

Je sais que je ne suis pas la seule à vivre un peu plus tendue depuis 13 mois et malgré que ça aille bien mieux qu'au printemps 2020, on sent qu'à peu près tout le monde est ben, ben, BEN tanné disons. L'avez-vous constaté en entreprise, surtout durant les dernières semaines? Cet article m'a fait un peu peur pour la sortie du tunnel tant attendue.


Et même des chocs post-traumatiques!

Et ce n'est pas tout... La psychologue rajoute que lorsque la tension de la pandémie va retomber, il y aura chez plusieurs : 

...des signes de chocs de stress post-traumatique : l’anxiété qui revient à la même intensité, tout comme les terreurs nocturnes, l’impression que ce n’est pas réel, les symptômes de dissociation, l’irritabilité et la colère.

Nous aurons déjà à gérer l'après-pandémie économique dans toutes sortes d'aspects, nous sommes peu équipés dans les petites organisations pour faire face aux effets sur la santé mentale.

Déjà qu'on voit l'irritabilité, l'indifférence ou les congés de maladie en hausse... Ces signes de tensions chez les employés pourraient donc évoluer en épuisement, burn-out ou maladies chez certains et même en choc post-traumatique. Sans compter ceux qui ont vécu des difficultés majeures durant la pandémie, je pense entre autres aux travailleurs de la santé ou à celles qui ont vécu de la violence... 


Prévenir (un peu) ces impacts?

La psychologue conclut :

Les gens doivent prendre au sérieux la nécessité de s’aimer, de se mettre des limites et de se dire qu’ils sont importants – pas plus, pas moins important que les autres. S’ils prennent soin d’eux au quotidien, ils vont mieux récupérer par la suite.

Je me suis rendu compte que je n'avais pas de solutions concrètes à vous proposer pour le moment, comme si je ne voulais pas penser à l'ampleur que ça peut avoir... J'espère trouver quelques moyens d'aider dans les prochaines semaines. 

En attendant, une image pour vous aider à passer le message de la psychologue. Pensez à quelqu'un qui dirait Je n'ai pas le temps de faire le plein d'essence... Un jour ou l'autre on sait bien que l'auto tombera en panne! C'est exactement la même chose pour notre santé... Aussi occupés ou pressés qu'on le soit, n'attendons pas trop longtemps avant de faire le plein des bonnes choses qui nous aident à avancer.

jeudi 8 avril 2021

Salaire minimum 2021


Le 1er mai prochain au Québec, le salaire minimum augmentera de 0,40 $ l'heure pour atteindre 13,50 $ l'heure. 

Les salarié·es à pourboire, de leur côté, recevront une augmentation de 0,35 $ l'heure et verront leur salaire passer à 10,80 $ l'heure.


Selon le gouvernement québécois, cette hausse bénéficierait à 287 000 personnes, dont 164 700 femmes. 

Elle permettrait également d'atteindre la cible de 50 % entre le salaire minimum et le salaire horaire moyen pour la période 2021-2022.


À retenir, les taux horaires à compter du 1er mai 2021 :

  • salaire minimum : 13,50 $ 
  • avec pourboire : 10,80 $



Pour plus d'informations

Site du gouvernement du Québec

Tableau du salaire minimum par province

mardi 6 avril 2021

OBLIGATOIRE : le port du masque en tout temps au travail

Important - mise à jour du 8 avril 
Le port du masque en continu devient OBLIGATOIRE

Alors que les variants qui se transmettent plus facilement, la CNESST oblige depuis aujourd'hui (8 avril 2021) de porter le masque en tout temps dans les milieux de travail intérieurs. 

Pour le travail à l’extérieur, le port du masque en continu est exigé si des interactions à moins de 2 mètres sont inévitables.


Application

Le port du masque en continu ne s’applique pas lorsque : 

  • La personne travaille seule dans un espace fermé, ex. : un bureau avec murs et porte, un camion. Elle doit toutefois le remettre dès qu'une autre personne entre dans cet espace.
  • La personne mange ou boit.
  • Il y a des contraintes liées à sa santé, ex. une personne asthmatique.
  • Il y a des enjeux de sécurité, ex. la présence de buée pourrait nuire à la conduite d’un véhicule ou à la manipulation de machineries.
  • D'autres exceptions sont possibles, voir la page 2 du document indiqué plus bas.
Pour tous les détails, voir ce document de 4 pages produit par la CNESST.


50% des éclosions ont lieu au travail...

Les milieux de travail demeurent le lieu principal d'éclosion, avec 52% des éclosions au Québec, selon les données au 6 avril 2021.

Des données montrent également que les périodes de pauses et de repas sont les moments où les transmissions se font le plus facilement. 


D'autres actions pour réduire ces risques : ventiler et limiter les interactions

  • Ventiler les lieux de travail.
  • Offrir ou obliger le télétravail autant que possible.
  • Répartir les heures de pauses, de repas, de début et de fin de journées pour réduire les durées des rencontres possibles.
  • Inciter les employés à prendre leur repas et pauses loin des autres.
  • Offrir plus d'espace ou de locaux pour les pauses et les repas.
  • Pour le travail à l’extérieur, rappeler de porter le masque en tout temps lors des interactions à moins de deux mètres.

Pour plus d'informations voir cet article et le site de l'INSPQ.

mercredi 31 mars 2021

OBNL : participez à cette enquête salariale!



Espace OBNL, en collaboration avec la firme Normandin Beaudry, lance une enquête à la grandeur du Québec sur les conditions de rémunération des gestionnaires d’OBNL.

Il s’agit de la première étude nationale sur les conditions de rémunération qui vise spécifiquement les dirigeants des OBNL du Québec, tous secteurs d’activité confondus.  

Je ne les connais pas personnellement, toutefois ils indiquent sur leur site que : 

"Toute personne occupant un poste de gestionnaire (cadre, dirigeant) au sein d'un OBNL québécois (peu importe le secteur et la région) peut répondre au questionnaire."


Deux avantages pour les participants

1- Espace OBNL offrira aux participants deux webinaires gratuits (en septembre / octobre 2021) - l'inscription possible vers la fin du mois d’avril. 

2- Chaque participant recevra une infographie des faits saillants et le résumé de l’étude lors du dévoilement des résultats en juin prochain.


Pour participer : https://www.opinion-nb.ca/f/41551060/161b/

mardi 23 mars 2021

Le Feedback est mort, vive le Feed-forward! 3e partie

Durant mon cours de conduite, le professeur nous disait que lorsqu'on perdait le contrôle d'une voiture, on avait la tendance naturelle à regarder l'arbre qui s'en vient vers nous à grande vitesse. En même temps, il nous expliquait que si on voulait éviter l'arbre, le truc c'était de regarder où ON VEUT ALLER et non pas là où on craint de se cogner...

C'est le même constat avec le feedback, qu'on gagne à transformer en "feed-forward"... Au lieu de se concentrer sur l'erreur ou le comportement à corriger (l'arbre), vaut mieux tourner les yeux sur la route devant nous, soit ce qui nous permettra d'avancer à nouveau.

Pour ça, on suggère de passer à une rétroaction positive, axée sur le succès ou le comportement attendu dans le futur. D'où le nom "feed-forward", que je traduirai par futuraction pour ce blogue. 


Passer de la rétroaction classique   ===>   Futuraction 

Au lieu de...  

Entrer dans le vif du sujet   ===>   prendre le temps de faire le tour du contexte avant et pendant la rencontre

Exprimer son mécontentement   ===>   exprimer sa confiance, sa reconnaissance 

Insister sur l'erreur   ===>   insister sur les solutions, sur ce qui est attendu

Présumer que l'employé sait de quoi on parle   ===>   valider la compréhension des impacts et des attentes

Parler du passé   ===>   revenir sur le passé seulement le temps de valider la compréhension, ensuite passer à l'avenir

Proposer des solutions   ===>   demander à l'employé de trouver ses propres solutions

Exiger un changement   ===>   proposer de l'aide

Se dépêcher de lui faire corriger le problème   ===>   prendre le temps de faire le tour des problèmes, surtout s'ils sont récurrents.


Dans les prochaines semaines, nous verrons les étapes d'une rencontre qui utilise la futuraction.


mardi 16 mars 2021

COVID-19 : peut-on obliger le vaccin? et autres questions utiles...

Après les personnes âgées, la vaccination sera (bientôt ?) offerte à l'ensemble de la population, ce qui inclura la plupart de vos employés. Voici quelques questions et réponses pour savoir à quoi s'en tenir en tant qu'employeur.


Peut-on rendre la vaccination obligatoire pour nos employés?

NON sauf exceptions. Les lois protègent les droits à la vie privée et à l’intégrité physique, ainsi que les choix religieux s'il y a lieu. Sans compter que certaines personnes ne peuvent être vaccinées pour raisons de santé, raisons qu'ils ne sont pas obligés de dévoiler à l'employeur.

Donc les avocats disent non pour le moment, avec de possibles exceptions précises, comme le travail en contact étroit auprès de clientèles très vulnérables (ex. CHSLD). Voir la vidéo au bas de ce texte pour plus d'exemples.


Peut-on demander à une employée / un candidat s'ils ont été vaccinés?

OUI avec bémols. On peut le demander, mais on ne peut par exiger une réponse. Pour les raisons déjà données, l'employé à le droit de refuser de répondre à cette question. Ceux qui refuseront de donner l'information seront alors considérés comme non vaccinés. 


Peut-on interdire aux employés de voyager à l'étranger s'ils ne sont pas vaccinés?

NON. Ceci relève clairement de sa vie privée. Toutefois, l'employeur peut exiger que les employés prévoient bien la quarantaine obligatoire au retour de leurs vacances. Si un employé ne les a pas prévues, l'employeur peut exercer des sanctions vu qu'il ne sera pas capable de se présenter au travail s'il y a lieu. 


Un employé doit voyager dans le cadre de son travail, peut-on exiger qu'il soit vacciné?

OUI et NON. Lorsque les restrictions sanitaires seront levées, si un employé refuse de reprendre ses tâches normales, incluant des voyages, pourrait recevoir des sanctions là aussi. Toutefois, ce ne serait pas en raison du refus de recevoir son vaccin, mais plutôt de prendre les moyens nécessaires pour effectuer ses tâches, incluant les voyages. 


Informations tirées de...

Article : la vaccination en milieu de travail : jusqu’où aller?

Vidéo de formation sur les aspects juridiques de la vaccination au travail

mardi 9 mars 2021

Rétroaction sur demande - comment faire? 2e partie

Nous avons vu la semaine dernière que la rétroaction (feedback) était souvent inutile, surtout la rétroaction formelle comme l'évaluation de rendement. Maintenant voyons comment la remplacer par la rétroaction sur demande, c'est-à-dire une pratique émergente où l'employé décide quand et comment il va la recevoir. 



Comment on fait ça au juste?

On peut choisir le modèle et les outils que l'on veut, on peut ainsi intégrer plusieurs éléments existants. L'important c'est que le nouveau fonctionnement s'appuie sur ces deux points :

1- L'employé prend l'initiative de demander de la rétroaction. À part peut-être de maintenir l'obligation d'au moins une rencontre par année, tout le reste devrait dépendre de son initiative.

2- L'employé décide de la formule : entre autres, il choisit les outils, la forme et la longueur de l'entrevue. On peut mettre des balises minimales et maximales pour la durée d'une rencontre ou le nombre par an, etc. Attention de laisser un large choix, sinon vous perdrez les bienfaits de l'évaluation sur demande. 


Voyons donc ça a pas d'allure!

Rappelons-le : pour la grande majorité des employés, les rétroactions formelles ne donnent rien - voir cet article à ce sujet

Le choix de garder l'ancien modèle ne fonctionne que pour quelques employés plus sûrs d'eux. La rétroaction classique étant inutile ou contreproductive, soit on l'arrête, soit on la modifie pour un modèle qui fonctionne. 

Au pire, si vous en doutez encore, faites un projet-pilote avec un petit groupe test et on s'en reparle un an plus tard?


Exception

Dans les PME non syndiquées, l'exception pour la rétroaction formelle serait quand un incident majeur survient et qu'il demande une réaction immédiate et formelle, ou légale : erreur grave, problème important de comportement, etc. 


Le Feedback est mort, vive le Feed-forward!

Bien sûr on conserve les feedbacks positifs, immédiats et informels, comme pour les apprentissages, parce qu'ils génèrent peu ou pas de stress. 

Dans tous les cas, on suggère de passer à une rétroaction positive, axée sur le futur (ex. objectifs,  comportement attendu). Ainsi ce ne sera plus du feedback mais plutôt du feed-forward, que je traduirais peut-être par avance-action

Nous verrons les bases du feed-forward dans un prochain texte.


mardi 2 mars 2021

Faire tester et vacciner ses employés sur les lieux de travail

Note mise à jour du 19 mars : Vous trouverez plus de détails sur la vaccination en entreprise ici.


Faites vacciner vos employés dans votre entreprise

La Fédération des chambres de commerce du Québec veut connaître les entreprises intéressées à accueillir gratuitement des campagnes de vaccination contre la COVID-19* dans leurs lieux de travail. 

Les campagnes de vaccination devraient avoir lieu à l’été 2021.

Cliquer ici pour en savoir plus et remplir le questionnaire.

Note : le choix des entreprises sélectionnées pour recevoir une clinique de vaccination sera effectué par le Ministère de la Santé et des Services sociaux.


Faites tester vos employés sur place - pour les moyennes et grandes entreprises

Selon la Presse : "Le gouvernement Legault a annoncé mercredi qu’il mettait à la disposition des entreprises privées les tests rapides envoyés par le fédéral. Québec (...) se montre très prudent depuis plusieurs semaines quant à leur utilisation, soulignant qu’ils « étaient moins fiables » que les tests « réguliers »

Les entreprises pourront désormais se doter d’une réserve de ces tests pour lancer un processus de dépistage dès l’apparition de symptômes chez un travailleur.

Une évaluation sera effectuée par la suite pour déterminer si l’entreprise respecte une série de conditions et de critères précis.

(Entre autres) le milieu de travail doit (...) avoir accès à un professionnel de la santé « dûment habilité pour faire les prélèvements (...) ».

Voir ici le texte d'origine.


mercredi 24 février 2021

Rétroaction : inutile!! Sauf quand... - 1re partie

J'avais vu dans un congrès en 2018 un cas concret au sujet de la rétroaction. Je reviens là-dessus aujourd'hui parce que le télétravail vient brouiller beaucoup de processus RH, incluant celui de la rétroaction.

Microsoft avait fait une étude sur la rétroaction (feedback) dans leur organisation. En étudiant ce qui se passait dans le cerveau durant une rétroaction (IRM), ils ont découvert qu'aucun modèle de rétroaction ne donnait de résultats concrets, plusieurs nuisant même à la performance. Vous avez bien lu, aucun!

Pourquoi? Une des plus grandes sources de stress est d'être rejeté. Or les rétroactions régulières avec le superviseur, les évaluations de rendement, les tests et les entrevues d'embauche peuvent mener potentiellement à un rejet, petit ou grand. Même si on sait rationnellement que tout devrait bien aller, nos émotions, elles, voient toutes ces possibilités!


Cerveau paralysé

Or, ce stress empêche le cerveau d'absorber les informations. Que faire? Première réponse, "don't give feedback!" (Ne donnez pas de rétroaction)

En testant différentes formules, les auteurs de l'étude en sont arrivés à trouver la seule forme qui donne des résultats positifs soit la...


Rétroaction sur demande

Après le congrès, j'ai commencé à inclure ce fait dans ma pratique, en proposant aux employeurs de passer à la rétroaction à la demande. C'est à dire qu'on donne aux employés le choix du moment et du type de rétroaction.

En laissant l'initiative à l'employé, le stress est énormément réduit. Ceci rend la rétroaction beaucoup plus agréable, et permet à l'employé de beaucoup mieux intégrer les informations reçues.

 


Et en télétravail?

Avec le stress de la pandémie depuis bientôt un an, et le télétravail pour plusieurs, on peut imaginer les difficultés de tenir une rétroaction qui donne des résultats positifs.

Raison de plus de laisser aller les anciennes pratiques de rétroaction, au moins pour un temps, et tester le "nouveau modèle" que nous verrons plus en détail dans le prochain texte.


Pour aller plus loin

mardi 16 février 2021

COVID-19, avez-vous mis vos questionnaires à jour?

On en sait de plus en plus sur le coronavirus causant la pandémie. La santé publique en tient compte et a mis à jour le questionnaire destiné aux employés se présentant au travail le 1er février dernier. Au-delà du questionnaire à mettre à jour, ces changements sont aussi utiles pour :

  • mieux connaître les symptômes
  • informer les employés et leurs familles
  • sensibiliser les équipes aux symptômes à surveiller, pour eux-mêmes ou leurs clients
  • aider vos gestionnaires à appuyer le tri.

NOTE : les ajouts sont indiqués par le texte souligné :



Retrait immédiat du travail - un symptôme
  • une perte soudaine de l’odorat sans congestion nasale (nez bouché), avec ou sans perte de goût
  • une toux récente ou une toux chronique aggravée depuis peu
  • un mal de gorge
  • le nez qui coule ou une congestion nasale (nez bouché) de cause inconnue.

Retrait immédiat du travail - d
eux symptômes 

Ajout de trois symptômes à la liste existante: 
  • mal de ventre
  • nausées
  • mal de tête inhabituel

Définition des contacts étroits
  • Travailleurs ayant covoituré (...) pendant la période de contagiosité du travailleur symptomatique (48 heures avant le début des symptômes jusqu’à l’isolement du travailleur symptomatique), et ayant été assis à moins de deux mètres du travailleur symptomatique pour une durée de plus de 15 minutes cumulée par période de 24 heures.

  • Idem pour ceux non protégés par une barrière physique (voir document complet, page 3).

mardi 9 février 2021

Télétravail : doit-on payer le 3 heures minimum ?

Les derniers mois, beaucoup d'entreprise ont adopté le télétravail. Voici une série de textes pour aider à y voir plus clair.  

Note : la Loi sur les normes du travail ne prévoit aucun encadrement spécifique du télétravail, ces réponses sont donc une interprétation des lois déjà présentes. Ceci pourrait évoluer avec la popularité actuelle du télétravail. 

D'après les questions et réponses tirées du site web de la CNESST Questions et réponses

Cliquer ici pour voir la série complète.



Le "3 heures minimum" prévu dans la Loi doit-il être versé à l'employé en télétravail ?

Selon une première interprétation, s'il est prévu d'avance qu'il y aura des périodes de travail qui durent moins de 3 heures, l'employeur n'aurait pas à payer un minimum de 3 heures à l'employé.

De plus, la Loi parlant de "venir travailler" et de "renvoyer les employés à la maison", elle n'est clairement pas adaptée au télétravail et il n'y aurait pas de notion de "venir travailler" quand le ou la salariée est en télétravail... Toutefois, c'est la jurisprudence et/ou une mise à jour des lois qui viendront clarifier ces éléments. En attendant, voici les points pertinents de la Loi :

- Le droit de gérance de l'employeur permet de fixer les horaires de travail des employés. Si cela est prévu à l'avance, l'employeur peut demander aux personnes salariées de venir travailler pour moins de 3 heures sans verser d'indemnité (donc il ne paiera que le temps réellement travaillé).

- S'il est prévu que les salariés viennent travailler 3 heures et plus par quart de travail, et que l'employeur les renvoie à la maison dans un temps inférieur à 3 heures, une indemnité de présence de 3 heures serait alors due selon l'article 58, à moins que l'arrêt ne soit dû à un cas de force majeure (ex. incendie, inondation, etc.)

Ceci ne s'applique pas si la nature ou les conditions d'exécution du travail...

- requièrent plusieurs présences du salarié dans une même journée pour moins de trois heures à chaque présence, ex. un chauffeur d'autobus. 

- ou font en sorte qu'il est habituellement effectué en entier à l'intérieur d'une période de trois heures, tel le travail d'un placier.

Pour en connaitre davantage sur les horaires de travail, voir ce lien sur le site web de la CNESST.


mercredi 3 février 2021

Pandémie et télétravail : peut-on modifier l'horaire ou les tâches?

Les derniers mois, beaucoup d'entreprise ont adopté le télétravail. Voici une série de textes pour aider à y voir plus clair.  

Note : la Loi sur les normes du travail ne prévoit aucun encadrement spécifique du télétravail, ces réponses sont donc une interprétation des lois déjà présentes. Ceci pourrait évoluer avec la popularité actuelle du télétravail. 

D'après les questions et réponses tirées du site web de la CNESST Questions et réponses

Cliquer ici pour voir la série complète.


57. Est-ce que l'employeur peut modifier l’horaire de travail ?

- Le contexte lié à la pandémie de COVID‑19 pourrait amener des employeurs à modifier les horaires de travail. Par exemple, ce pourrait être pour tenir compte de l'achalandage de la clientèle et du volume d'affaire, ou éviter des mises à pied.

- Les modifications à l'horaire doivent toutefois être justifiables et équitables. Sinon, une baisse substantielle des heures travaillées pourrait être interprétée comme des représailles ou un congédiement déguisé.


58. Est-ce que l'employeur peut changer les conditions de travail, par exemple la description de tâches ?

- Le contexte économique actuel pourrait amener des employeurs à modifier les description des tâches pour l'adapter aux besoins d’affaire, mais il doit agir avec transparence et aviser le personnel de ces modifications.

- La collaboration et la transparence contribueront à maintenir un climat de travail sain, et éviter que des modifications aux conditions de travail soient interprétées comme des représailles ou un congédiement déguisé.

mercredi 27 janvier 2021

Télétravail : tout sur les nouvelles déductions d'impôt!

D'après un texte de Chantal Giroux, Merci Chantal!

La pandémie a amené toutes sortes de changements, dont des changements fiscaux pour les employés qui ont dû travailler à partir de la maison à cause de la COVID-19. 

Saviez-vous que ces employés pourraient avoir droit à des déductions fiscales? Qu’en est-il des obligations pour l’employeur? Voici des informations pour s'y retrouver :


Déductions

Un employé salarié ayant dû travailler à partir de son domicile, en 2020, à cause de la COVID-19, peut déduire de ses impôts certaines dépenses reliées au travail effectué à son domicile, sous certaines conditions. Les conditions sont les suivantes :

  • les dépenses ne doivent pas avoir été remboursées par l’employeur;
  • plus précisément, l’employé doit avoir fait du télétravail en raison de la COVID-19 :
    • durant une période d'au moins 4 semaines sans interruption en 2020;
    • doit avoir travaillé à partir de son domicile plus de 50 % du temps durant ces périodes. 

Afin de savoir quelles sont les dépenses admissibles à une déduction fiscale, le gouvernement du Québec a émis un communiqué. De l’information similaire est également disponible sur le site du gouvernement du Canada.


Deux méthodes de calcul

Afin de déterminer les montants de déductions auxquels un employé pourrait avoir droit, il existe deux méthodes de calcul.

1- La méthode ‘classique’ (détaillée), basée sur les dépenses réelles effectuées par l’employé. Si un employé choisit cette méthode, l’employeur doit remplir et remettre à l’employé le feuillet fiscal TP-64.3 au provincial et le feuillet fiscal T2200 au fédéral (il existe une version simplifiée T2200S). Ces formulaires doivent être remplis et remis par l’employeur d’ici le 28 février 2021, au plus tard.

2- En raison de la pandémie, les gouvernements fédéral et provincial ont établi une nouvelle méthode simplifiée, basée sur un calcul temporaire. Elle permet aux employés salariés qui ont effectué du télétravail en raison de la COVID 19 de réclamer 2,00$ pour chaque journée de télétravail, et ce, jusqu’à un maximum de 400,00$. 

Si l’employé choisit la méthode simplifiée, l’employeur n’a pas besoin de fournir les feuillets fiscaux TP-64.3 et T2200.


Laquelle choisir ?

Afin de savoir laquelle des deux méthodes est la plus avantageuse pour lui, l’employé peut utiliser le simulateur disponible sur le site du gouvernement provincial ou celui du gouvernement fédéral.

mercredi 20 janvier 2021

Télétravail : qui paie pour quoi?

Les derniers mois, beaucoup d'entreprise ont adopté le télétravail. Que ce soit à temps partiel ou à temps plein, pour la plupart ou une partie des employés, ce changement s'est fait rapidement et on n'a pas toujours pu encadrer correctement la pratique. 

Voici une série de textes pour aider à y voir plus clair. Aujourd'hui, la 1re partie des responsabilités financières, en d'autres mots, qui paie pour quoi durant un télétravail. 

Note : la Loi sur les normes du travail ne prévoit aucun encadrement spécifique du télétravail, ces réponses sont donc une interprétation des lois déjà présentes. Ceci pourrait évoluer avec la popularité actuelle du télétravail. 

D'après les questions et réponses tirées du site web de la CNESST Questions et réponses


Qui paie quoi en télétravail? 

Selon les réponses à la question no 61 sur le site web de la CNESST, intitulée : Quelles sont les responsabilités de l’employeur face aux frais reliés au télétravail?

- Une personne qui effectue du télétravail et, qui fournit ses outils de travail, a le droit d’être remboursée si ces dépenses font en sorte qu'elle reçoit moins que le salaire minimum.

- Un employeur ne peut exiger à une personne le remboursement de frais liés aux opérations de son entreprise, peu importe son salaire.

Note d'Alizé RH : la loi n'est pas très claire. À part les éléments évidents, c'est donc à l'employeur de définir ce qu'il paie. Il devra se demander ce qui est le plus efficace pour assurer la qualité des outils de travail, mais aussi la sécurité du poste de travail, comment il se compare aux autres employeurs, etc.


Qui paie lorsque l'employeur demande une certificat médical?

Idem selon question no 59 : Quels sont les frais si je demande à une ou un employé de démontrer qu’il n’est pas malade?

- Note de la CNESST : il n’est pas recommandé de se présenter dans les hôpitaux et les cliniques médicales, surtout si l'on n’est pas malade. 

- Si vous exigez qu’une personne salariée fournisse un certificat médical, les coûts qui y sont rattachés peuvent constituer des frais liés aux opérations et aux charges sociales de votre entreprise.

- Dans le cas où vous demandez à une personne salariée de s’absenter durant son quart de travail pour obtenir un certificat médical, vous devez lui payer son temps de déplacement. La Loi sur les normes du travail prévoit en effet qu’une personne salariée est réputée être au travail si son déplacement est exigé par son employeur.