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mardi 20 avril 2021

Santé mentale - comment éviter la panne?

En lisant Comment préserver sa santé mentale après un an de pandémie? de la revue Protégez-vous, j'ai été frappée par cette phrase de la psychologue interviewée :

Quand le stress va diminuer, beaucoup de personnes seront épuisées. Il y en a beaucoup qui fonctionnent avec l’adrénaline. Quand elles arrêteront et qu’elles se détendront, elles n’auront plus d’énergie. 

J'avoue que j'ai pensé à plusieurs amies, collègues et membres de ma famille, et... moi-même! 

Nous sommes faciles à reconnaître, vous savez, celles et ceux qui tombent malades en vacances? Comme si le corps et le système immunitaire se disaient, ah! enfin elle s'arrête, on peut se reposer!

Je sais que je ne suis pas la seule à vivre un peu plus tendue depuis 13 mois et malgré que ça aille bien mieux qu'au printemps 2020, on sent qu'à peu près tout le monde est ben, ben, BEN tanné disons. L'avez-vous constaté en entreprise, surtout durant les dernières semaines? Cet article m'a fait un peu peur pour la sortie du tunnel tant attendue.


Et même des chocs post-traumatiques!

Et ce n'est pas tout... La psychologue rajoute que lorsque la tension de la pandémie va retomber, il y aura chez plusieurs : 

...des signes de chocs de stress post-traumatique : l’anxiété qui revient à la même intensité, tout comme les terreurs nocturnes, l’impression que ce n’est pas réel, les symptômes de dissociation, l’irritabilité et la colère.

Nous aurons déjà à gérer l'après-pandémie économique dans toutes sortes d'aspects, nous sommes peu équipés dans les petites organisations pour faire face aux effets sur la santé mentale.

Déjà qu'on voit l'irritabilité, l'indifférence ou les congés de maladie en hausse... Ces signes de tensions chez les employés pourraient donc évoluer en épuisement, burn-out ou maladies chez certains et même en choc post-traumatique. Sans compter ceux qui ont vécu des difficultés majeures durant la pandémie, je pense entre autres aux travailleurs de la santé ou à celles qui ont vécu de la violence... 


Prévenir (un peu) ces impacts?

La psychologue conclut :

Les gens doivent prendre au sérieux la nécessité de s’aimer, de se mettre des limites et de se dire qu’ils sont importants – pas plus, pas moins important que les autres. S’ils prennent soin d’eux au quotidien, ils vont mieux récupérer par la suite.

Je me suis rendu compte que je n'avais pas de solutions concrètes à vous proposer pour le moment, comme si je ne voulais pas penser à l'ampleur que ça peut avoir... J'espère trouver quelques moyens d'aider dans les prochaines semaines. 

En attendant, une image pour vous aider à passer le message de la psychologue. Pensez à quelqu'un qui dirait Je n'ai pas le temps de faire le plein d'essence... Un jour ou l'autre on sait bien que l'auto tombera en panne! C'est exactement la même chose pour notre santé... Aussi occupés ou pressés qu'on le soit, n'attendons pas trop longtemps avant de faire le plein des bonnes choses qui nous aident à avancer.

mercredi 9 décembre 2020

mardi 17 novembre 2020

Combattre la grisaille en équipe - pour réussir

Nous avons vu en octobre comment relever des défis en équipe pouvait aider à augmenter la motivation durant cette période difficile qu'est la 2e vague de la pandémie... Voici aujourd'hui quelques éléments utiles pour que ça fonctionne. 

  • S'assurer que les activités de groupe soient modulables, optionnelles ou adaptables, bref qu'au moins une partie du projet donne le goût de participer à la plupart des employés.

  • Si possible, offrir des choix de participation : variété de sports, d'activités, de durée ou de répétition, ou la personnalisation possible par les participants. 

  • Choisir une durée assez longue pour que ça vaille la peine (3 à 6 semaines) mais pas plus de 8 à 12 semaines, pour ne pas perdre l'élan. 

  • Offrir une ou des récompenses symboliques pour souligner les accomplissements ou la participation.

  • Offrir une récompense de groupe, d'équipe ou individuelle selon votre culture d'entreprise et le type de motivation que vous souhaitez favoriser.

  • Faire très attention à ne pas susciter trop d'obligations d'y participer, surtout s'il y a des employés un peu fragiles ou stressés dans une équipe. Quelques uns carburent aux défis, d'autres les verront comme une pression supplémentaire. Voir plus bas les impacts à vérifier.

  • Être raisonnable dans les objectifs, prévoir les défections, les imprévus. Certains commencent ces défis en lion, enthousiastes, pour mal terminer parce qu'ils n'ont pas bien évalué ce que ça demanderait. 

  • Avoir de la flexibilité ou des options souples, par exemple les employés doivent pouvoir ajuster leur objectif en cours de route ou changer de moyens de l'atteindre.  

  • Adapter les activités, le fonctionnement et les récompenses selon la personnalité des gens : par exemple certains préfèrent travailler en équipe et se dépasser, d'autres en solitaire et faire leur petite routine.

  • Mettre en avant et rappeler souvent que l'objectif... c'est de se sentir mieux!

Impacts

Ensuite il faut réfléchir aux impacts des activités proposées, en fonction de l'entreprise, des clients, des employés et leur contexte à chacun, est-ce compatible avec/pour...
  • l'horaire de travail et les autres obligations de l'employé?
  • la présence d'enfants en bas âge en cas de quarantaine?
  • des aidants naturels qui ont à s'occuper d'un proche? 
  • des employés qui auraient un budget plus serré?
  • ceux qui sont plus anxieux, sensibles à la pression?
  • des employés qui ont l'impression d'être déjà débordés, surchargés?
  • ceux qui ont besoin d'exprimer leurs émotions?
  • des personnes qui sont plus solitaires ou plus travail d'équipe?
  • les intérêts de la majorité?
Rien ne sera parfait pour tout le monde, toutefois en pensant d'avance aux impacts, on peut choisir d'autres défis ou les ajuster pour augmenter la participation. On veut s'assurer que les employés ne laissent pas tomber le défi en cours de route ou le voient comme une source de stress. Au contraire, vous voudrez que les gens en sortent heureux, motivés, prêts à le refaire l'an prochain. 

Et puis, ce n'est pas tout le monde qui a besoin de relever des défis, ça prend aussi des spectateurs pour encourager les participants!

mardi 20 octobre 2020

mercredi 9 septembre 2020

Les lois québécoises révisées pour tenir compte du télétravail

Québec lance un grand chantier pour mieux encadrer le télétravail, selon ce qui est paru dans les médias durant les derniers jours.

Selon Radio-Canada : le "ministre québécois du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, veut maintenant revisiter les lois qui encadrent le monde du travail afin de les adapter à la nouvelle réalité du télétravail".

Le Ministre voudrait, entre autres, tenir compte de l'organisation des lieux de travail, de l'ergonomie, des accidents de travail et des risques d'anxiété et d'isolement pouvant être reliés au télétravail. Ce n'est pas une réforme profonde du Code du travail ou d'autres lois, mais plutôt de les moderniser avec des amendements. Par exemple, les lois et règlements sur la santé et la sécurité au travail pourraient être révisées pour tenir compte de l’impact du télétravail.

Comme plusieurs, le ministre Boulet pense que c'est un modèle de travail hybride qui deviendra bientôt la norme, soit une partie en "présentiel" et le reste du temps en télétravail. Les lois et normes du travail devront s'adapter rapidement à cette nouvelle réalité.

Il reste à savoir quand ces ajustements et règles seront effectivement définis et instaurés, ce qui pourrait prendre un certain temps.



mardi 18 août 2020

Nouvelle subvention de 90% pour la conciliation travail-famille

Un nouveau programme veut inciter les employeurs à adopter de bonnes pratiques en matière de conciliation famille-travail (CFT) et prévoit une aide financière de 90% des frais, jusqu'à 40 000$ par projet. Trois volets sont possibles :

  1. Implantation de mesures de CFT
  2. Information et formation pour faciliter l’implantation de mesures de CFT
  3. Autre projet ou initiative particulière visant à faciliter la CFT par des actions collectives.

Est admissible tout employeur qui possède un NEQ et qui a son siège social au Québec, à l’exception des ministères et organismes gouvernementaux. Toutefois le Volet 1 est réservé aux employeurs de moins de 500 employés, tandis que les volets 2 et 3 sont également admissibles aux personnes morales sans but lucratif.

La durée maximale du projet : 12 mois pour les volets 1 et 2, et 24 mois pour le volet 3. La date limite pour déposer les projets est le 25 septembre 2020.


Quels types de projets sont admissibles?

Volet 1 : 

  • Évaluation des besoins et réalisation d’un portrait des mesures de CFT existantes au sein de l’organisation.
  • Implantation de mesures de CFT au sein de l’organisation ou bonification des mesures de CFT existantes.

Volet 2 :

  • Production et diffusion d’outils adaptés aux milieux visés et à la réalité des clientèles ou des membres servis par le demandeur.
  • Organisation de séances d’information et de formation sur les meilleures pratiques d’affaires en matière de CFT.

Volet 3

  • Tout autre projet qui s’inscrit à l’intérieur des objectifs et des orientations du Ministère en matière de CFT, tel qu’un projet de recension des meilleures pratiques d’affaires en matière de CFT par secteur d’activité ou un projet de partenariat local ou régional pour encourager les milieux de travail à faciliter la CFT.


Pour plus d'information

Voir le site web du gouvernement en cliquant ici.

mercredi 16 octobre 2019

Des solutions à la pénurie no 1 - lectures

Voici un résumé du dossier Pénurie de main-d'oeuvre: les solutions tiré du site web Les Affaires en septembre 2018.

Ils font un tour d'horizon intéressant de solutions comme :

Le mois prochain nous présenterons des textes donnant des idées et des exemples concrets sur le même thème.

mercredi 2 octobre 2019

3 axes pour s'adapter à la pénurie - no 2

On a vu la semaine passée les trois axes pour s'adapter à la pénurie et savoir à quel axe donner la priorité. Cette semaine on voit des exemples de ce qui peut être fait pour chacun des axes. J'ai mis en gras les conseils ayant souvent de bons retours sur investissement.

Rémunération
  • Payer si possible au marché, au moins pour les postes en rareté.
  • Si on ne peut augmenter le salaire de base, offrir des bonus de rétention ou des bonus de performance.
  • Maximiser les avantages non imposables : ex. donner l'allocation maximale pour les déplacements, des per diem pour les repas, etc.
  • Offrir des cadeaux originaux et peu coûteux : des passes de transport en commun, de la nourriture sur place, du théâtre, une sortie au spa ou au resto, etc.
  • Réviser les programmes de bonus/commissions pour les rendre plus visibles ou généreux. 
  • Réviser les assurances collectives ou les rendre plus flexibles.
  • Remplacer les bonus en argent par des cadeaux attrayants ou originaux : bourses d'études aux enfants/conjoint, abonnement au spa, allocation vêtements, données cellulaires pour la famille, voyages ou forfaits vacances au choix de l'employé, etc. Varier le "bonus" chaque année ou selon les personnes pour le mettre en valeur.
  • Faire connaître les différents avantages : les intégrer dans l'offre d'emploi et les rappeler au moins une fois par an (réunion annuelle, rencontre d'évaluation de rendement...)
  • Accélérer les augmentations de salaire (aux 6 mois au lieu de chaque année ou augmentation plus élevée chaque année) pour atteindre le maximum plus rapidement. 
  • Être transparent au sujet de la gamme salariale pour le poste.
Conditions 
  • Offrir plus de vacances, de congé et plus de flexibilité dans leur prise. Implanter des banques de temps. 
  • Fermer l'entreprise entre Noël et le Jour de l'an ===>
  • Tout ce qui touche les horaires aura un gros impact sur l'attraction et la fidélisation, souvent sans réduire la productivité : semaine de 3 ou 4 jours, terminer à midi le vendredi, commencer plus tôt ou plus tard, etc.
  • Offrir des horaires variables inversés : l'employé décide du nombre de jours ou d'heures qu'il veut faire, une fois par X mois ou à chaque semaine.
  • Offrir de travailler à distance au moins un jour par mois.
  • Embellir l'environnement : repeindre ou décorer, prévoir des espaces plus ludiques ou beaux, des fois juste augmenter le ménage ou demander des suggestions pour embellir l'endroit peut faire une différence.
  • Donner une allocation aux gens pour leur décor, incluant l'achat de plantes vertes.
  • Améliorer et faire valoir le sens au travail, la reconnaissance, l'ambiance de travail.
  • Augmenter l'ergonomie, avec de l'équipement, mais aussi en analysant et modifiant les espaces ou équipements de travail, avec des spécialistes ou en demandant aux employés.
  • Offrir quelques heures par mois aux projets personnels (liés au travail, bénévolat ou autre). 
  • Installer des plateaux de fruits, des bars à salade, des fines herbes en pot...
Type de candidats
Quand on parle de type de candidats, ça veut dire de... 
  • Varier les sources et les approches des candidats : tester un contenu différent, une approche, un ton ou une image d'entreprise différents.
  • Essayer de nouveaux endroits d'affichage : entrée de l'épicerie, aréna, applications de rencontre ou de recrutement nouveau genre (ex. Appy here).
  • Parler de nos embauches en cours aux fournisseurs, clients, aux collègues durant un congrès.
  • Mettre en place ou "booster" le référencement interne : augmenter la valeur des récompenses, les varier, les donner plus rapidement.
  • Demander aux employés d'envoyer les affichages aux amis/famille (liés à une récompense si on veut que ça fonctionne).
  • Offrir du temps partiel (entre autres pour les étudiants et les pré retraités).
  • Approcher les organismes qui aident des catégories de candidats moins recherchés : ex-prisonniers, 55 ans et plus ou sans expérience, immigrants...
  • Améliorer l'expérience candidat : surtout la simplifier et l'accélérer, vous aurez de nouveaux types de candidats.
  • Réduire les exigences de diplômes ou le nombre d'années d'expérience demandées.
  • Favoriser des profils inhabituels : ex. issus de la diversité, hommes dans une équipe de femmes ou l'inverse, plus jeunes ou plus vieux, etc.
Pour aller plus loin 

mercredi 16 mai 2018

10 suggestions pour l'été qui s'en vient... - 2e partie


Mon ordre professionnel a eu la bonne idée de créer une "trousse estivale" pour parler de différents aspects de gestion durant la belle saison, depuis le code vestimentaire jusqu'aux horaires d'été. Je me suis inspirée de leur liste, à laquelle j'ajoute mes suggestions pour mieux vous préparer à l'été qui arrive... dans cinq semaines!

6- Activités estivales
Atelier de "popsicle", party de vélo ou BBQ plus traditionnel, l'été est un moment privilégié pour organiser une ou plusieurs activités qui renforcent le sentiment d'appartenance. Voyez quelques idées sur mon blogue ici. En prime, les activités les plus "flyées" contribuent à rehausser la marque employeur et facilitent le recrutement en marquant l'imagination des candidats.

7- Absentéisme
Révisez vos stratégies pour augmenter la présence et testez-en l'efficacité durant les beaux vendredis d'été... Voyez quelques idées sur mon blogue à ce sujet.

8- Engagement
Deux des périodes où les employés sont le moins motivés sont avant les vacances, ou au retour de celles-ci. Avant les vacances, les employés sont fatigués et moins enthousiastes, tandis qu’au retour, ils ont pris du recul et peuvent remettre en question leur emploi chez vous. Comment garder l'engagement élevé pour éviter des départs d'employés à l'automne? Il n’y a aucune recette magique, mais ces deux textes vous donneront des pistes de réflexion pour y arriver : texte 1 : engagement et motivation et texte 2 : 5 idées pour fidéliser les employés.

9- Rendement
Le rendement peut diminuer en été, tandis que certains auront l'impression d'être plus productifs en étant moins interrompus. Finalement, plusieurs entreprises en profitent pour planifier ou effectuer les évaluations avant ou après les vacances d'été. Bref, l'été a souvent un impact sur le rendement qui demeure à surveiller. Voyez ici la liste de mes textes sur le rendement.

10- Bien-être au travail
Plusieurs des points mentionnés ici visent à améliorer le bien-être au travail des employés, et celui-ci est souvent lié au rendement de l'entreprise, surtout à long terme. La pause d'été est un bon moment pour réfléchir et voir quels changements apporter. Un bon début peut être d'aider les gestionnaires à mieux intégrer le bien-être au travail dans tous les processus et objectifs de l'organisation.

mercredi 28 février 2018

L'eau et la gestion - 2

Pour voir la première partie de ce texte, cliquer ici.

3- Les immigrants
La pointe de l'iceberg : les immigrants veulent que ça soit les Québécois qui s'adaptent, ils demandent plus de congés et d'attention que les autres, leur expérience hors Québec est difficile à appliquer ici...  Normal qu'ils aient un taux de chômage plus élevé que les autres. En plus ils vont demander des accommodements raisonnables...

L'eau : le taux de chômage des immigrants est plus élevé au Québec que partout ailleurs au Canada. Oui, il peut être difficile d'évaluer la capacité d'intégration et le bagage d'un immigrant récent, en même temps, au bout de quelques années au Québec, il y a très peu de différences, beaucoup moins que la différence normale entre deux individus. Heureusement, la pénurie de main d'oeuvre semble faire son effet et le taux de chômage baisse peu à peu.

Le grain de sel : les demandes d'accommodements raisonnables au travail le sont beaucoup, beaucoup plus souvent en raison d'un handicap que de croyances religieuses. Et les rares accommodements religieux demandés l'ont été le plus souvent par des... catholiques.

Pour naviguer plus loin :
Racisme ou discrimination systémique au Québec?
Le mythe du Québec raciste

4- Les femmes
La pointe de l'iceberg : les femmes travaillent moins d'heures, prennent plus de congés et sont moins nombreuses à vouloir des postes de responsabilités. C'est normal qu'elles obtiennent moins de responsabilités et de hauts salaires que les hommes.

L'eau : si les femmes prennent effectivement un peu plus de congés, c'est en partie parce qu'elles gagnent un salaire moindre, qu'elles s'occupent plus des autres, etc. Ensuite, plusieurs études ont montré les biais inconscients qui, à compétence égale, favorisent presque toujours les hommes par rapport aux femmes. Or, les écarts entre les individus (ex. entre deux hommes) sont beaucoup plus importants que les écarts entre les groupes (ex. moyenne des hommes vs moyenne des femmes). Conclusion, on devrait se concentrer sur l'individu plutôt que prendre en compte son sexe.

Deux grains de sel : lorsqu'on présente un test de maths à des étudiants, les femmes ont généralement une moins bonne note. Des études ont montré qu'il suffit de changer le contexte (ex. dire que c'est un test de dessin au lieu de maths), pour qu'elles obtiennent de meilleures notes que les hommes... 

Ensuite, lorsqu'on regarde la durée en emploi des femmes, elles sont en moyenne plus "loyales" à un employeur que les hommes.

Pour naviguer plus loin :

Mis à jour le 8 mars 2021


mercredi 21 février 2018

L'eau et la gestion -1

Un poisson rouge âgé rencontre deux poissons jaunes et leur demande :
"Comment ça va ? L'eau est bonne ?"
Les deux poissons jaunes semblent surpris et continuent de nager sans répondre. Un peu plus loin, un des poissons jaunes demande à l'autre :
"L'eau ? Sais-tu c'est quoi, toi ?"
 "Non, les vieux, des fois, ils sont bizarres..."
Cette blague veut montrer un peu tout ce qui est tellement acquis qu'on ne le voit plus, et parfois comment on juge ceux qui en parlent...

Je veux parler entre autres de ce qui est si bien intégré dans notre cerveau qu'on ne le perçoit pas vraiment : la culture d'entreprise, les codes sociaux, les jugements inconscients... Un peu comme les icebergs, ils peuvent être dangereux si on les ignore, et on les devine par les bouts qui dépassent : les malaises de société, les chocs de culture, les moments d'évolution rapide.

Certains tests psychologiques permettent de déceler ces biais inconscients.

Voici quatre exemples où on perçoit peut-être l'eau un peu plus en ce moment.

1- Les générations : les jeunes
La pointe de l'iceberg : les "jeunes" ne sont pas fiables, pas travaillants, ils sont capricieux, difficiles à mobiliser, ils veulent les gros salaires en partant, etc.

L'eau (le changement de paradigme) : toute nouvelle génération qui arrive sur le marché du travail est très exigeante. Le contexte des jeunes les a peut-être préparés à demander mieux et plus, en même temps, la vraie différence, c'est que les employeurs n'ont pas le choix de s'adapter dans un marché en faveur des chercheurs d'emploi. Dans le cas contraire, les jeunes se seraient adaptés, tout comme les générations précédentes ont dû le faire jusqu'aux années 2000.

Le grain de sel : dans les années 70, les Baby-boomers se sont fait traiter de paresseux parce qu'ils refusaient de travailler 6 jours par semaine !

Pour naviguer plus loin :
Journal de Montréal : Égoïstes, les jeunes?
Tests pour vérifier nos biais inconscients

2- Les générations : les vieux
La pointe de l'iceberg : les "vieux" sont moins bons avec les ordinateurs et ils coûtent trop cher en salaire alors qu'ils sont moins rapides...

L'eau (le changement de paradigme) : oui, le salaire d'un "ancien" est souvent plus élevé, mais son expérience sauve normalement temps et argent à l'entreprise. Le coût global devrait donc être relativement équivalent au final. Le temps d'apprentissage ou d'exécution serait surtout affaire d'attitude : des études ont montré que la vitesse réelle varie bien plus selon les capacités de l'individu qu'en fonction de son âge, les seniors ayant développé des stratégies pour être plus efficaces et compensant un léger ralentissement.
Finalement, il n'y a presque plus de candidats qualifiés ayant "3 à 5 ans d'expérience" - soient ceux qui ont le maximum d'expérience pour un minimum de salaire... Alors que ceux qui approchent de la retraite sont bien plus fidèles que les candidats les plus en demande.

Le grain de sel : cas vécu, je présente un candidat d'environ 55 ans et l'employeur me dit :
   -Pas lui, il est trop proche de la retraite !
   -Hum, combien de temps font-ils habituellement dans ce poste ?
   -Oh... s'ils restent plus de trois ans on est bien contents.
Finalement ils l'ont engagé et il est resté plus de cinq ans...

Pour naviguer plus loin :
Notre cerveau peut apprendre à tout âge
Les travailleurs âgés gagnent du terrain

La suite la semaine prochaine : d'autres icebergs dans le monde du travail...

mercredi 22 novembre 2017

7 moyens pour prévenir le harcèlement sexuel - 3

Ce texte fait partie d'une série sur le harcèlement sexuel, cliquez ici pour voir toute la série.

Une fois le diagnostic réalisé, voici des moyens concrets pour prévenir le harcèlement sexuel. Gardons en tête que les cas en "noir et blanc" sont les plus simples à régler, tandis qu'au quotidien nous ferons plutôt face aux nuances de gris, aux perceptions et interprétation. Bref, ce seront des situations délicates, qui demanderont souvent du temps et plusieurs types d'approche pour les régler.

1. Implanter et respecter une politique sur le harcèlement psychologique
Il s'agit d'une obligation légale au Québec. Le harcèlement sexuel étant considéré comme une forme de harcèlement psychologique, la politique peut servir pour les deux types. Vous trouverez de la documentation sur le site web de la CNESST.

2. Impliquer la direction
D'abord, parce qu'environ la moitié du harcèlement au travail provient d'un supérieur hiérarchique, alors qu'ils représentent seulement entre 10 et 20% des salariés d'une entreprise. Ensuite, parce qu'il est beaucoup plus difficile en soi de remettre en question le comportement d'un superviseur ou d'un gestionnaire. Si en plus la direction ne semble pas concernée...
Finalement, parce que c'est la direction qui "donne l'exemple" : ses décisions et actes servent de barème pour déterminer les comportements permis, interdits ou attendus. C'est parfois inconscient, surtout quand le comportement est différent du discours officiel.

3. Offrir une formation
En quelques heures, on démystifie les comportements acceptables ou non, on implante un vocabulaire commun et on donne la chance aux employés de s'exprimer. C'est un des moyens les plus puissants et rapides d'implanter ou d'améliorer une culture de respect.

4. Nommer et former un facilitateur / médiateur
Son rôle est de surveiller la culture, d'aider à rappeler les limites et les attentes, ou intervenir comme médiateur pour régler une situation déjà survenue. On lui offre une formation et on communique son rôle aux employés. On choisit quelqu'un qui croit fermement dans la culture de respect, en qui les autres employés et la direction ont confiance, et qui est bon communicateur. Si c'est difficile de le faire de façon officielle, on avance autant que possible de façon officieuse, par exemple en choisissant un superviseur qui a déjà du leadership en gestion des conflits et en lui offrant des formations pertinentes.

5. Inclure climat de travail et respect dans l'évaluation de rendement
Le but est de renforcer le message que la culture de respect est incontournable. Ça permet également d'aborder le sujet : de façon directe avec des employés aux comportements douteux ou par la bande avec une personne victime qui n'aurait pas osé en parler encore.

6. Offrir un support aux personnes qui en ont besoin
Un employé fragilisé par des problèmes personnels ou de santé mentale (dépression, anxiété) peut soudainement se montrer agressif ou hypersensible, tandis qu'une personne en situation d'équilibre et en bonne santé sait mieux poser ses limites et respecter son entourage

7. Gérer à mesure les conflits et difficultés
Si le harcèlement demande une intervention lourde de type "tolérance zéro", plusieurs situations se régleront plus facilement en amont et en douceur... De plus, de nombreuses plaintes pour harcèlement psychologique à la CNESST sont considérées comme étant plutôt des conflits mal gérés. Si c'est moins vrai du harcèlement sexuel, dans tous les cas, l'employeur gagne à intervenir tôt.

Rappel : étant donné l'aspect légal et délicat du sujet abordé ici, svp lire mon avertissement.

mercredi 8 novembre 2017

12 questions pour diagnostiquer le harcèlement sexuel - 2

Ce texte fait partie d'une série sur le harcèlement sexuel, cliquez ici pour voir toute la série.

Avant d'implanter des moyens de prévention, vaut mieux commencer par faire un petit diagnostic honnête de notre entreprise. Ces réponses nous aideront à évaluer le niveau de risque et d'urgence, puis à mieux implanter les moyens choisis par la suite.

Politique
1- Y a-t-il une politique officielle de prévention du harcèlement sexuel et/ou psychologique ? Si elle existe, comment cette politique est-elle appliquée ? 

Vaut mieux une politique absente que mal appliquée. En cas de problème, les employés perdent confiance dans les écrits de l'entreprise. Et en cas de plainte, l'entreprise peut être jugée plus sévèrement que si elle n'a pas de politique.

Culture d'entreprise
2 - Les dirigeants donnent-ils l'exemple ?
3 - Y a-t-il des comportements irrespectueux entre les employés ? Des comportement limites ou douteux, avec un contenu sexuel, ex. blagues, courriels... ?
4 - Comment les dirigeants et employés réagissent-ils face aux comportements limites ? Comment reçoivent-ils les commentaires ou plaintes sur ces comportements ? 
5- Quelle est la réaction habituelle envers les victimes dans l'entreprise (que celles-ci aient raison ou non de se sentir victimes) ? Quels sont les commentaires envers celles dont on parle dans les actualités ?

S'il y a beaucoup de comportements inadéquats ou limites, c'est qu'ils sont un peu ou beaucoup tolérés par la direction. Un changement de culture est alors nécessaire.

Répartition et évolution
6- Est-ce plus ou moins présent dans certaines zones, avec certains gestionnaires ? Ou inhérent au secteur d'activité ?
7- Y a-t-il évolution dans le temps ? Comment les nouveaux employés réagissent-ils en comparaison avec les plus anciens ?

En identifiant la ou les sources (un seul département ou gestionnaire, la direction, toute l'entreprise ou le secteur d'activité), on peut concentrer les efforts sur les plus à risque, ou au contraire, commencer par les plus positifs pour initier un changement chez les autres. L'oeil neuf des nouveaux employés peut aider à identifier les comportements limites que le milieu ou les employés plus anciens trouvent normaux.

Symptômes
8- Y a-t-il plus d'absentéisme, de maladies, de départs, ou de problèmes de qualité dans certaines "zones", surtout celles déjà identifiées ? 
9- S'il y a assurances collectives, y a-t-il corrélation avec la consommation de médicaments, de services psychologiques et d'autres éléments déjà identifiés ?
10- Les employés sont-ils plus ou moins nerveux, fatigués ou stressés avant certains évènements (fête de Noël, vacances de certaines personnes) ?
11- Y a-t-il des commentaires négatifs sur le climat de l'entreprise sur le web (ex. Google maps, Rate my employer) ? Y a-t-il une baisse de qualité ou de quantité des candidats malgré un salaire ou des conditions de travail raisonnables ?
12- Y a-t-il eu des plaintes ou des menaces de plaintes à la CNESST ?

Si l'entourage n'est pas à l'écoute, les victimes parleront rarement de leur inconfort, mais seront absentes, malades ou stressées plus que les autres employés. Dans les cas extrêmes, on peut voir un effet sur l'équipe, et sur la consommation de médicaments ou de services psychologiques. Certains employés iront jusqu'à démissionner, ou pourront écrire un commentaire négatif sur le web.  Finalement, s'il y a des comportements à risques répétitifs, les victimes peuvent décider de porter plainte à la CNESST pour harcèlement psychologique.


Rappel : étant donné l'aspect légal et délicat du sujet abordé ici, svp lire mon avertissement.

mercredi 1 novembre 2017

Comment prévenir le harcèlement sexuel au travail - 1

Rappel : étant donné l'aspect légal et délicat du sujet abordé ici, svp lire mon avertissement.

Ce texte fait partie d'une série sur le harcèlement sexuel, cliquez ici pour voir toute la série.

Suite à mon édito de la semaine passée, j'ai décidé de monter un dossier complet sur la prévention du harcèlement psychologique.

Une mise en contexte pour commencer : dans le harcèlement sexuel, il y a l'aspect harcèlement, qu'on retrouve généralement dans un contexte de groupe ou d'autorité, et il y a l'aspect sexuel, qu'on trouve partout où des gens se côtoient. Attention : le harcèlement sexuel a beaucoup plus à voir avec le pouvoir ou la violence qu'avec la sexualité. Lorsqu'il survient au travail, il est également considéré comme du harcèlement psychologique selon les dispositions de la Loi sur les normes du travail.

Maintenant, comment le prévenir ? Plusieurs consultants et gestionnaires diront qu'avoir une politique est la priorité. Je ne suis pas d'accord : la meilleure politique ne sert à rien si elle n'est pas mise en application, et des milieux sans politique ne laissent aucune place au harcèlement. C'est la culture d'entreprise qui fera la différence. La priorité sera donc de...

Implanter et maintenir une culture de respect
Une entreprise peut avoir la meilleure politique anti-harcèlement du monde, tant que les superviseurs et employés ferment les yeux sur les comportements "à risque", les harceleurs pourront profiter de la situation.
Ces comportements sont des gestes, des blagues ou des remarques à caractère sexuel, homophobe ou sexiste, ou encore sur l'apparence physique. S'ils portent à peu de conséquences la plupart du temps, ils donnent plus de jeu aux personnes qui abusent de leur pouvoir. Les gens ont alors tendance à fermer les yeux plus longtemps quand ça commence à déraper. Deux exemples : quelqu'un adopte une pose dite féminine en parlant d'un homosexuel, un patron met la main aux fesses d'une employée "en blague". Ces deux comportements pourront sembler naturels ou inacceptables selon le milieu.

Comment identifier les comportements à risque ?
Le test ? Il faut déceler comment la personne reçoit le comportement limite. Elle peut sembler rire avec les autres, puis pleurer seule aux toilettes, ou dans les pires cas, tomber malade ou démissionner sans qu'on sache pourquoi. Si elle se plaint, on dira souvent qu'elle est trop sensible ou qu'elle exagère.
En même temps, on a vraiment tendance à sous-estimer les impacts et dévaloriser la personne qui s'en plaint. Par exemple, les sondages comptent en général 20% à 25% de victimes de harcèlement sexuel au travail, et 50 à 60% de victimes de comportements à caractère sexuel répétés au travail, allant des blagues sexuelles aux courriels pornographiques. Plus de la moitié ! Ça fait pas mal de monde "sensible" ou qui exagère...

En conclusion
Il faut donc commencer par reconnaître que...
  • ça existe, ça peut arriver, même dans notre entreprise;
  • la petite blague que tout le monde fait semblant de trouver drôle ne l'est peut-être pas tant que ça;
  • ça a des impacts sur la réputation de l'entreprise, ainsi que le recrutement et la fidélisation. 
Ce dernier point est vrai à la fois comme tendance générale, et en particulier avec les nouvelles générations, qui sont beaucoup moins tolérantes envers ces comportements et les dénoncent plus qu'avant, même parfois sur Rate my employer !

Ensuite, on doit s'assurer de tout faire pour favoriser activement une culture de respect tout en défavorisant tout aussi activement les comportements à risque.

Dans les prochains billets, nous verrons les conditions et moyens concrets pour y parvenir.

Pour aller plus loin :
Référence légale de la CNESST sur le harcèlement psychologique

mardi 6 décembre 2016

Reconnaissance et party de Noël

Vous manquez d'inspiration pour exprimer votre reconnaissance ? Ou pire, vous n'avez rien prévu pour le party de Noël qui a lieu demain soir ? Voici quelques idées qui pourront vous dépanner, ou vous aider - en 2017...

Pour exprimer sa reconnaissance 
Reconnaissance : les bases
Gestes de reconnaissance gratuits
Autres gestes de reconnaissance
Tous les articles du blogue sur ce thème

Pour un party de Noël réussi, 2016 ou 2017...
Le plus important, durant une fête de Noël...
Idées pour réduire les coûts ou se renouveler
Des idées pour réussir son party

L'essentiel
S'il n'y avait que deux points à retenir de tout ça, ce serait :

1 - tout geste doit être sincère, adapté au contexte et équitable pour donner un effet positif.

2- le plus important geste, le plus essentiel, c'est un merci sincère à tous les employés de la part d'au moins un des patrons.
S'il est gêné de parler en public, prendre 5 secondes pour le faire, et laisser une autre personne prendre le relais avant et après. Ou monter un petit vidéo qui permet de se pratiquer...

Et bon party de Noël !

mercredi 30 novembre 2016

16 idées pour améliorer le bien-être au travail

J'observe beaucoup d'employés prêts à trouver un nouvel emploi en janvier. Est-ce parce qu'ils attendaient d'avoir reçu leur bonus ? Ou c'est peut-être que le temps des fêtes est propice à la réflexion et ils se disent "Non je ne fais pas une autre année ici..."

Quoi qu'il en soit, décembre est un bon moment pour les employeurs pour démontrer leur reconnaissance envers leurs employés. Un merci sincère est nécessaire, mais il sera encore plus apprécié s'il est accompagné d'une ou plusieurs marques concrètes de cette reconnaissance. Si le cadeau monétaire a encore sa place, j'ai tiré de l'article "38 façons d'améliorer le bien-être de ses employés" seize idées pour offrir un petit quelque chose de plus "jazzé" à vos employés. J'y ai ajouté mon grain de sel, comme ces jolies cocottes en papier :) En prime, ces idées peuvent être mises en pratiques à n'importe quelle période de l'année !

Idées gratuites 
Pour mettre de l'ambiance, faire une course de cocottes en papier !
  1. Permettez aux employés de personnaliser leur coin de bureau, entre autres à l'aide de plantes, de photos ou d'affiches à leur goût. Encadrez cette pratique pour éviter l'affiche de garage...
  2. Affichez une liste de commerces et de services de proximité, si possible après avoir négocié avec certains un petit rabais en échange de votre publicité à l'interne. Ex. centre sportifs, garages ou traiteur locaux.
  3. Autorisez la sieste le lendemain d'une fête ou d'un effort particulièrement intense. Ou mieux, en tout temps !
  4. Durant une fête ou pour dire merci, offrez des journées de congé supplémentaires.
  5. Organisez une course de chaise à roulettes. Ou encore de cocottes en papier (ou autre produit léger) poussées par ventilateur ou le souffle des membres de l'équipe...
  6. Offrez des coupons "Jour de travail à la maison", ou mieux, instaurez 3, 5 ou 20 jours par an (ou par mois !) pour les emplois compatibles. Cette pratique demande de bien l'encadrer, mais elle a un grand effet sur la rétention et la marque employeur.
Idées à faible coût
  1. Offrez une plante verte au choix de l'employé et assurez-vous d'en installer à quelques endroits dans le bureau. Mieux, installez un aquarium. Dans tous les cas, payez quelqu'un pour en faire l'entretien régulier, car des plantes ou des poissons morts, c'est plutôt déprimant !
  2. Fournissez sur une base régulière quelques aliments, santé si possible. Fruits, trempettes de légume, chips de maïs et houmous, etc. Effet boeuf garanti !
  3. Rendez disponibles des boissons santé à côté de la machine à café : thés, tisanes et encore mieux, des boissons à base de vrais fruits.
  4. Engagez un masseur pour des massages sur chaise, encore mieux le lendemain d'un party !
  5. Organisez des cours de yoga ou autre activité physique simple au bureau.
  6. Installez une table ou un coin de jeu (ping-pong, billard, soccer de table, etc.)
  7. Présentez des diners-conférences en payant une partie du lunch et peut-être le conférencier, que ce soit des thèmes reliés au travail ou plus "grand public". 
  8. Lancez un défi "sept heures de sommeil" et offrez un prix à ceux qui dormiront le plus de nuits complètes durant ce mois.
  9. Créez un potager au bureau : payez l'équipement de départ en échange de l'engagement de quelques employés à s'en occuper.
  10. Offrez l'équipement et des cours différents du travail habituel : poterie ou travail du bois pour employés devant un ordinateur, photographie, décoration ou cours de langue pour tous.
La semaine prochaine, je ferai le tour de d'articles précédents pour d'autres idées de reconnaissance et pour animer les partys de Noël.

jeudi 28 avril 2016

12 trucs surprenants pour être très productif - no 2

Voici la suite des 12 trucs pour être plus productif * - cliquer ici pour voir la première partie.

7- Regardez des photos de bébés animaux 
Des participants à une étude japonaise ont vu leurs performances augmenter de 44% pour des tâches exigeant de la concentration. Comment ? Simplement après avoir regardé des images de bébés animaux ! L’étude conclut que regarder des objets « mignons » éveille des émotions qui stimulent la capacité à se concentrer.
Ces images auraient un effet encore plus bénéfique que la vue d’animaux adultes ou de plats appétissants. Besoin de concentration ?  Cliquez ici !

8- Dégagez votre espace de travail 
Pour la majorité, désordre et concentration ne vont pas ensemble. Dans un sondage, 77% des gens estimaient que le désordre nuisait gravement à leur productivité, et plus de 50%, que leur leur motivation s’en trouvait affectée. En même temps on connaît tous quelqu’un pour qui un certain chaos a l’effet opposé, et certaines études montrent un lien entre capacité à se concentrer et environnement désordonné.
Vos piles de papiers vous gardent créatif ? Ou elles vous rendent au contraire inefficace ? À vous de suivre votre tendance naturelle. Et avec le bureau sans papier, ce choix sera-t-il bientôt chose du passé ?

9- Écoutez de la musique 
Bien qu’on ait pas démontré de lien direct entre l’écoute musicale et la productivité au travail, la musique stimule la production de dopamine par le cerveau, ce qui rend heureux. Une recherche de l’université de Windsor, en Ontario, a découvert ceci ; parce que leur état d’esprit était détendu, le groupe des travailleurs qui avaient écouté de la musique ont conçu des projets informatiques plus intéressants, plus rapidement.
Le stress réduit, entre autres, notre capacité à laisser venir la meilleure solution, à envisager de nouvelles options.

10- Allez au café du coin 
À un niveau modéré de 70 décibels, ce type de fond sonore accroîtrait directement la performance lors de l’exécution de tâches qui demandent de la créativité, selon un article publié dans le Journal of Consumer Research. À défaut de vous imprégner de l’ambiance sonore du café le plus près de votre lieu de travail, vous pouvez aussi télécharger des bruits ambiants comme si vous y étiez…

11- De l’exercice… même au bureau
Ce n’est un secret pour personne : faire de l’exercice régulièrement vous rend heureux, productif et en santé. Et rester actif pendant les heures normales de bureau accroît aussi votre productivité même si vous passez alors, techniquement, moins de temps à travailler.
Stationner un peu plus loin que d’habitude, prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur, allonger son trajet durant ses déplacements à pied, réserver des midis pour s’entraîner, ou encore, simplement répondre au téléphone debout ou contracter ses abdominaux à certains moments de la journée… une foule de petits gestes pour vous garder alerte en tout temps !

12- Prenez vos vacances
Saviez-vous que selon 90% des dirigeants d’entreprise, leurs employés reviennent revigorés de leurs vacances et sont plus efficaces ? Passer du temps en famille ou avec ses amis, loin du bureau, crée aussi des souvenirs qui apaisent et diminuent les risques de dépression, de prise de poids, d’hypertension, sans compter le burnout… Travailler de longs mois sans prendre une pause significative peut nous faire glisser dans un état de stress chronique, d’épuisement et de sentiment d’inaccomplissement au travail. Prenons le temps qui nous est donné pour recharger nos batteries – du temps précieux !

* Ces trucs sont tirés de "12 Unexpected Productivity Hacks That Actually Work" de Lindsay Kolowich.

mardi 12 avril 2016

12 trucs surprenants pour être très productif - no 1

J'ai lu récemment un article très intéressant sur "12 Unexpected Productivity Hacks That Actually Work" de Lindsay Kolowich.

Ces "trucs" expliquent l'importance de prendre des pauses, de dormir et de bien manger et pourquoi cela aide à être plus productif au total.

Ils aident aussi à comprendre la perspective des générations plus jeunes qui n'ont pas l'intention de faire comme leurs parents... Un d'entre eux l'avait bien résumé ainsi : "Être débordé comme mode de vie ? Non merci !"

J'ai traduit puis résumé les principaux points. Voici en première partie les numéros 1 à 6 :

1- Travaillez moins !
Surprenant, mais plusieurs études démontrent que la productivité augmente lorsqu'on réduit le nombre d'heures, spécialement lorsqu'on dépasse 50 heures de travail par semaine. Ceci jusqu'au point où ceux qui travaillent plus de 8 heures par jour ou plus de 70 heures par semaine ne produisent pas plus que ceux qui travaillent moins d'heures.

2- Déjeunez !
Les gens qui prennent le temps de déjeuner "récupèrent leur mise". Au lever, le cerveau est littéralement en manque de sucre, son principal carburant. Comme le sucre seul possède peu d'avantages, prendre un café sucré règle peut-être le problème à court terme mais vous assure une journée en montagnes russes jusqu'au coup de barre de 5 heures.
Testez le déjeuner santé durant quelques semaines et voyez les effets sur votre travail. Si vous êtes du genre incapable d'avaler quoi que ce soit au lever, planifiez une collation ou un smoothie protéinés que vous prendrez le plus tôt possible dans la journée. Des aliments spécifiques sont également suggérés dans l'article.

3- Dormez plus !
Plusieurs études montrent les effets importants du manque de sommeil sur la productivité et la concentration. Les besoins en sommeil varient d'une personne à l'autre mais seulement 1% à 3% de la population peut bien fonctionner sous la barre des 7 heures par nuit. Les autres finissent peut-être par s'en accommoder par habitude mais accumulent certains problèmes de santé tout en demeurant moins productifs que s'ils avaient dormi une heure ou deux de plus.

4- Arrêtez d'être perfectionniste ! 
Ça fait partie de la personnalité de plusieurs, mais ça peut nuire beaucoup à notre productivité. L'article suggère de d'évaluer le moment où on sort de l'efficacité pour tomber dans le perfectionnisme, entre autres avec des indicateurs comme : le résultat obtenu répond-il à l'objectif de départ ? Le niveau est-il équivalent ou supérieur à celui des travaux effectués dans le passé ?

5- Par pitié, prenez votre heure de lunch !
Ce ne serait pas tant le fait de manger que de prendre une pause et sortir prendre l'air. Plus besoin de rappeler que rester assis, à l'intérieur, sans pauses, est mauvais pour la concentration, la créativité, la productivité et la santé. Bref, une marche de 15 minutes vous permettra d'améliorer d'un coup votre plaisir autant que votre productivité au travail.

6- Faites la sieste zzz...
Une étude de la NASA a montré qu'une sieste d'environ 30 minutes pouvait augmenter la productivité jusqu'à 35% et l'attention jusqu'à 54%. Une demi-heure très payante quoi! S'il est impossible de dormir au travail, prenez au moins quelques minutes pour rêvasser (et on ne parle pas de consulter Facebook!) afin de reposer les fonctions productives ou attentives du cerveau, qui vous en remerciera en étant plus efficace par la suite.