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jeudi 2 avril 2020

COVID-19 : quels soutiens pour les travailleurs?


Mis à jour le 16 avril 2020.

Afin de mieux aider à choisir quelles mesures vous mettez en place et mieux informer vos employés, voici un résumé des principales mesures auxquelles les personnes ont accès.

Les nouveautés du 15 avril sont indiquées en gras.



Pour les personnes qui :
- sont sans emploi, malades, en quarantaine, en isolement imposé ou doivent rester à la maison pour s'occuper de leurs enfants - l'arrêt de travail étant causé par la COVID-19
- n'ont pas accès à des congés de maladie payés
- ont gagné un revenu d’au moins 5 000 $ en 2019, ou dans les 12 mois précédant la date de leur demande.
- sont sans revenu d’emploi ou de travail indépendant, pendant au moins 14 jours consécutifs, au cours de la période initiale de quatre semaines. Ils s’attendent à ne pas avoir de revenu d’emploi pour les périodes suivantes.
- les étudiants, les travailleurs saisonniers, et les personnes qui gagnent 1000$ ou moins par mois y seront bientôt admissibles, voir ce texte du 15 avril pour plus de détails.

Cas où on ne peut PAS avoir la PCU :
- le travailleur sans emploi pour d'autres raisons que la COVID-19
- celui qui était admissible à l'assurance-emploi avant le 15 mars
- celui qui quitte volontairement son travail.
Ceci pourrait changer, à suivre sur le site web du gouvernement.

Comment ça fonctionne :
- la prestation de 2 000 $ est versée toutes les quatre semaines, pour un maximum de 16 semaines.
- cette prestation sera offerte du 15 mars 2020 au 3 octobre 2020. Le gouvernement prévoit émettre le paiement dans les 10 jours suivant la demande.
- elle est imposable, donc il faudra payer l'impôt sur l'argent reçu avec le rapport d'impôt de 2020.
Cliquer ici pour les détails ou pour vous inscrire.


Soutien provincial : pour ceux qui ne sont pas admissibles à la PCU ou au à d'autre aide

Pour les personnes qui :
- sont en isolement ou sont malades à cause de la COVID-19 (incluant ceux qui reviennent de l'étranger ou qui ont été en contact avec une personne testée infectée).
- n'ont pas accès à d'autres prestations (assurances privées ou collectives, assurance-emploi).

Comment ça fonctionne :

- la prestation de 573 $ par semaine est versée pour 14 jours d'isolement, le montant est non imposable. Si l'état de santé le justifie, elle peut être prolongée jusqu'à un maximum de 28 jours.
Cliquer ici pour les détails ou pour vous inscrire.


Autres aides du gouvernement fédéral 

NOUVEAU : le fédéral veut trouver un moyen d'augmenter le salaire de travailleurs essentiels qui gagnent moins de 2500 $ par mois (à venir).

Allocation canadienne pour enfants
En mai, 300 $ de plus par enfant seront ajoutés automatiquement à l'allocation existante.

Crédit de TPS bonifié pour les familles à revenu faible ou modeste
À partir d'avril : une prestation supplémentaire moyenne de 400 $ pour les personnes seules et de 600 $ pour les couples, sera versée automatiquement.

Autres soutiens 
Il y aura des possibilités de retarder le paiement des impôts, de l'hypothèque, etc.

Cliquer ici pour voir toutes les aides du gouvernement fédéral.


Pour voir tous les textes de la série "Pandémie" cliquer ici.


mercredi 5 février 2020

Emploi d'été : aide financière jusqu'à 100% du salaire !

Vous aimeriez embaucher un étudiant l'été prochain et obtenir une aide financière? Voici trois programmes à connaître! Mais vous devez faire vite, la date limite pour le programme le plus général étant le 28 février et les autres arrivant rapidement.



Service Canada - date limite : 24 février
Il s'adresse toujours aux jeunes de 15 à 30 ans mais comme en 2019, le jeune n'a plus besoin d'être étudiant pour être admissible. Les employeurs publics et les PME de 50 employés ou moins obtiennent 50% du salaire minimum et 100% pour les OBNL. Les demandes doivent être faites avant le 28 février pour 2020, voir les informations ici.

Fonds étudiant FTQ - date limite : entre le 15 et le 31 mars 
Le programme veut favoriser la création d’emplois d’été à caractère éducatif et social pour les étudiants des niveaux secondaire à universitaire. Les employeurs admissibles sont les petites entreprises de moins de 10 ans, les OBNL, les organisations syndicales et les coops. L'aide financière peut aller jusqu'à 90% du salaire brutPour plus d'information, cliquer ici.

Programme Desjardins au travail - date limite : mai ou autre selon les régions
Financé par les Caisses Desjardins, ce programme permet d’offrir un premier emploi d’été à des étudiants âgés de 14 à 18 ans. Les employeurs désirant participer au programme doivent s’inscrire au CJE de leur région. Dans ma région (Terrebonne-Mascouche), aux dernières nouvelles la date limite est en mai. Desjardins résume l'esprit du projet ici (cliquer sur Jeunes au travail au bas de l'écran). Informez-vous auprès de votre CJE, pour trouver le vôtre, vous pouvez cliquer ici.

mercredi 23 août 2017

CV comiques ou désespérants

J'ai pris l'habitude de noter les titres d'emploi qui me font sourire ou pleurer, dans des CV reçus ou sur le web. En voici une sélection...

Quelques titres qui font rêver...
  • Google security princess
  • Artisan-recruteur prospectiviste
  • Directeur Ressources Humaines au Printemps
  • Ambassadeur de la communication
  • Bâtisseur de municipalités
  • Courtier en produits gourmets et douceurs exquises
Ou pas !
Combinaisons improbables...
  • Consultant en ingénierie du recrutement et employabilité 
  • Chasseur agressif de talents 
  • Responsable - Produits et services indirects
  • Gestionnaire commodités TI
  • Sergent recruteur, Acquisition de talent - et non, il ne recrute pas pour l'armée !
Combinaisons hautement improbables
Pour certains, ce n'est pas tant le titre que les combinaisons improbables de fonctions qu'ils mettent dans le titre du CV ou de la lettre ...
  • Candidat au poste de Conseiller de ville et Conseiller politique d'un parti provincial - pour un poste d'adjoint dans une entreprise de transport...
  • Technicienne en poste d'ongles et Technicienne comptable
  • Professionnel dans la fonction publique et Agent de sécurité à temps partiel
  • Recruteuse, conseillère Avon et aide domestique
Paradoxes
Finalement, une mention spéciale pour tous ceux qui indiquent maîtriser le français tout en présentant un CV comptant quelques ou plusieurs fautes évidentes, comme ici : "Je possédé grand aise à communiquer en français orale tout autant que de l'écrit."

Pour aller plus loin
Des intitulés de postes délirants
Les 25 titres de fonctions les plus extravagants


mercredi 10 mai 2017

N'importe quel poste ? via Oeil du recruteur

Comme mentionné dans le billet précédent, je vais prendre une pause d'écriture jusqu'à la mi-août.

Comme dernier billet avant cette pause, je vous propose d'aller voir ce que je viens d'écrire pour l'Oeil du recruteur, un excellent site pour les chercheurs d'emploi, mais aussi pour voir les textes, suggestions et réflexions de la part d'autres recruteurs.

Mon texte repose sur une expérience que je vis parfois quand je demande à un chercheur d'emploi ce qu'il cherche comme poste. De temps en temps, on me répond « n'importe quel poste ! » ce qui me fait toujours un peu mal au coeur.

Entre autres, j'y explique comment changer la réponse sans nuire à la recherche d'emploi et je présente quelques trucs pour contourner ce problème pour les gens qui débutent ou les étudiants.

Voyez le texte en ligne ici.

Bon début d'été !

mardi 1 novembre 2016

6 erreurs à éviter sur les médias sociaux

Voici la suite de Photos de profil : 12 erreurs à éviter publié un peu plus tôt.

Autres erreurs fréquentes :
Conserver une page Linkedin "propre" est relativement facile, mais sur Facebook et parfois ailleurs il est aussi payant d'éviter quelques dérapages. Ceci évitera les perceptions négatives d'un recruteur ou d'un conjoint potentiel, autant que d'un candidat curieux.
  1. Publier sur le coup d'une émotion. Attendez quelques heures ou quelques jours et voyez si vous publiez la même chose. 
  2. Une blague déplacée dans un forum obscur peut sortir dans une recherche Google sur votre nom des années plus tard. 
  3. Sur Facebook, LA photo que vous regrettez d'avoir publiée sera probablement celle qui sera la plus commentée, éventuellement la plus partagée, et donc la plus visible.
  4. Écrire du mal sur son ancien employeur, même "en joke" ou subtilement, n'est jamais une bonne idée. Un recruteur qui trouve ce type de critiques rejette presque toujours le candidat.
  5. Dans les autres éteignoirs à recruteur, on trouve aussi le français illisible, et surtout, tous les contenus à caractère osé, sexiste, raciste, radical, etc. Le recruteur partage peut-être votre opinion, mais va-t-il prendre une chance avec l'image de l'entreprise ? 
  6. Les gens craignent beaucoup les "espions" externes, les bogues, etc. Or la majorité des informations nuisibles qu'on trouve sur l'internet provient d'erreurs humaines...
Quelques conseils en vrac
  1. Si ce que vous publiez était révélé au grand jour par erreur, quel serait le résultat ? Selon votre confort, n'utilisez pas un ordinateur pour publier quelque chose de "catastrophique" et soyez prudent dans vos publications un peu plus limites. 
  2. Réfléchissez : à 20 ans, on a de la misère à imaginer que des photos olé olé pourraient nuire à notre carrière 5 ans plus tard. Parlez-en à certains candidats des élections de 2014 !
  3. Soyez quand même spontané au quotidien : si un recruteur n'aime pas que vous publiez un vidéo de "chatons adorables" ou un revendication écologique modérée, il ne vous aurait probablement pas sélectionné pour l'emploi - si votre personnalité est cohérente avec vos publications.
  4. Lisez sur la confidentialité des statuts Facebook, pour bien contrôler qui voit quoi.
  5. N'utilisez Linkedin que pour des éléments liés au travail. Les recruteurs s'attendent à un profil professionnel et sans trop d'éléments personnels, un peu comme dans un CV.
Pour aller plus loin

mardi 18 octobre 2016

Photos de profil : 12 erreurs à éviter !

Je m'adresse ici autant aux candidats qu'aux recruteurs. Si vous êtes de plus en plus nombreux à "googler" le nom de celui ou celle que vous allez rencontrer en entrevue, votre interlocuteur aussi. Votre photo de profil peut faire une différence : entre recevoir l'appel d'un recruteur, ou non, ou obtenir l'accord d'un candidat en demande, ou pas...

L'importance de la photo de profil
Instinctivement, tout le monde cherche la photo avant de regarder toute autre chose. Des études montrent que les profils avec photo inspirent plus confiance, et Linkedin a calculé qu'ils généraient 14 fois plus de visites que ceux sans photo...

Erreurs de base
On m'a parlé d'un candidat en finances - oui, il avait bien appliqué sur un poste dans une banque - qui avait mis une photo de lui... dans son bain tourbillon! Sans avoir vu de cas aussi extrême voici sept erreurs à éviter et la réflexion qu'un recruteur pourrait avoir face à ces photos :
  1. en habit de jogging - oui c'est bien, un sportif, mais à ce point ?
  2. découpée et on voit quelque chose qui dépasse - son ex ?
  3. en vacances, salie ou avec la date imprimée - pas très sérieux...
  4. tellement floue ou sombre qu'on est pas sûr c'est qui - un espion ? Un vampire ?
  5. avec d'autres personnes - on joue à Où est Waldo ?
  6. en robe/habit de bal - ça fait pas longtemps qu'il/elle a fini l'école
  7. photo d'un animal, d'un logo, d'un enfant ou d'un personnage de BD - il se cache ? Si c'est sur Linkedin : il se croit sur Facebook ? 
Pour faire mieux
Si ces éléments constituent un minimum pour être pris au sérieux professionnellement, révisez également ces autres points un peu plus subtils :
  1. photo avec un ombrage en arrière
  2. contexte ou habillement non professionnel (pour Linkedin)
  3. photos avec des émotions visibles ou au contraire trop neutres, elles créent un malaise
  4. évitez de présenter le profil gauche : selon des études le droit inspirerait plus la confiance
  5. surveillez tout ce qui cache ou nuit à la force de votre regard : ombrage, lunettes, reflet, gêne face à la caméra, etc.
Le mieux est de demander l'avis à quelques personnes et d'investir dans une photo professionnelle. Celle-ci vous servira de nombreuses années !


mardi 30 août 2016

Top 10 des erreurs de CV - 2e partie

Je continue mon top 10 des erreurs les plus fréquentes vues avec les CV reçus. Voir ici la première partie.
  1. Envoyer trois fois sa candidature, peut-être dans le but de démontrer sa persévérance ? Ça me fait plutôt perdre du temps. Et svp évitez tout ce qui peut donner l'impression que vous êtes désespéré, qualité rarement recherchée chez un candidat. 
  2. Envoyer son CV à une autre adresse, une autre personne que celle indiquée dans l'offre, ou l'envoyer par fax quand ce n'était pas indiqué. C'est peut-être une preuve de débrouillardise dans certains cas, mais sachez évaluer les dégâts possibles de sortir du processus prévu : risque que le CV ne se rende pas, donner l'impression d'être "au-dessus" ou à part des autres, ou votre manque de connaissances technologiques.
  3. Utiliser le CV par compétences pur (sauf pour quelques rares cas) : la plupart des recruteurs que je connais ne l'aiment pas, surtout parce qu'il demande plus de temps à analyser. Entre autres, je peux difficilement évaluer les compétences par la description que vous en faites, qui sera toujours moins "standard" que l'endroit, la durée et le type de chaque emploi. Ce type de CV m'oblige à chercher l'information à deux endroits.
  4. Donner trop d'information : pour la même raison que le point 9, si vous mettez trop d'information, vous diluez les points importants et je risque de passer tout droit. 
  5. Inclure une photo, ou des informations personnelles. Lorsque je vois "célibataire" sur un CV, je me dis, "Tiens, un Français pas encore intégré au Québec". Par contre, j'apprécie une petite ligne à la fin pour indiquer des implications bénévoles ou quelques réalisations personnelles particulières, ou encore des loisirs, idéalement reliés à l'emploi visé.
Se mettre à la place du recruteur
La plupart des recruteurs tolèrent quelques manques dans le CV. Il arrive qu'un recruteur pointilleux rejette une candidature parce qu'il fait le lien entre un CV mal présenté et un manque de compétences. D'autres le font afin de procéder plus rapidement et de se concentrer sur les CV les plus faciles à décrypter.
À l'autre bout du spectre, plusieurs recruteurs seront plus flexibles, pourvu que le profil corresponde aux exigences du poste. Dans tous les cas, se mettre à la place du recruteur en se demandant ce qui lui permet de décider plus facilement et rapidement évitera que le CV se retrouve sur la pile des Non pour la mauvaise raison.

Voici en terminant deux sites web très utiles pour la rédaction d'un bon CV :

mardi 23 août 2016

Top 10 des erreurs de CV - 1re partie

Suite au sondage effectué l'an dernier, j'ai pris en note vos souhaits d'avoir quelques billets écrits selon le point de vue de l'employé ou du chercheur d'emploi au lieu du responsable RH / employeur. 


Je commence aujourd'hui par les 5 erreurs les plus fréquentes vues sur les CV ou lors de leur envoi. Les chercheurs d'emploi y verront tout de suite un intérêt, et les personnes qui font du recrutement pourront y comparer leurs impressions. Voici les erreurs les plus fréquentes et ce qu'un recruteur pourrait en penser :
  1. Envoyer un CV ne correspondant pas au moins un petit peu au profil demandé : erreur numéro 1 reprochée aux candidats, qui fait perdre du temps à tout le monde. Quel employeur ira former un ébéniste pour devenir comptable ou un préposé aux bénéficiaires pour devenir livreur ? À moins d'une pénurie évidente dans votre secteur d'activité, svp gardez votre énergie pour les postes au moins un peu accessibles à vos expériences ou formations. 
  2. Ne pas vous rappeler que vous aviez postulé quand on vous contacte par la suite. Moins fréquent mais très dommage, parce que vous auriez peut-être été sélectionné pour l'entrevue si vous n'aviez pas répondu ceci à mon appel.
  3. Les fautes de français : plus ou moins importantes selon le poste, personnellement je rejette presque toutes les candidatures dont le niveau de français est inférieur à celui exigé. Si vous n'êtes pas capable de faire l'effort de corriger le français dans un CV...
  4. Donner une image non professionnelle : oublier de joindre le CV est un grand classique qu'on fait tous, facilement pardonné par la plupart des recruteurs heureusement. Par contre, NE PAS demander dans le 2e courriel "Svp oubliez le courriel précédent, LOL !" - Cas réel... Utiliser le même ton dans un courriel professionnel que dans un statut Facebook manque de maturité, même pour un étudiant...
  5. Envoyer un fichier non compatible avec mon ordinateur. Ce peut être un fichier Word d'une autre version qui sortira bizarrement à mon écran ou même un fichier corrompu. Veillez à sortir une version PDF vérifiée pour vous donner la certitude d'être lu. Pour la même raison, vous prenez une chance en mettant votre CV en ligne et en envoyant seulement le lien : certains recruteurs ne pourront l'ouvrir, que ce soit par manque de compatibilité, par crainte de virus ou pour cause de pare-feu d'entreprise mal réglé.
Cliquez ici pour voir la suite avec cinq autres erreurs un peu moins importantes...

mardi 3 mai 2016

Le salaire minimum a augmenté au 1er mai 2016

Beaucoup d'étudiants seront touchés par cette hausse
Le taux du salaire minimum est passé de 10,55 $ l’heure à 10,75$ le 1er mai dernier. Le taux des employés à pourboire, de son côté, monte de 9,05 $ l’heure à 9.20 $.

Rappelons que ce taux est vraiment un minimum. Par exemple, si le salarié reçoit de son employeur des avantages ayant une valeur pécuniaire, comme l'usage d'une automobile ou d'un logement, cela ne doit pas ramener son salaire à moins que le taux minimum.

Second exemple : lorsqu'un salarié "payé à la semaine" travaille beaucoup d'heures et qu'il peut démontrer que le salaire hebdomadaire ne lui donne pas le salaire minimum, il pourrait se plaindre à la CNESST (organisme remplaçant la Commission des normes du travail depuis 2016).

Pour plus d'information, la CNESST donne de nombreux exemples de l'application de la Loi du salaire minimum sur son site.

Tendance mondiale
Une tendance mondiale se dessine, surtout depuis la crise financière de 2008, d'augmenter de façon importante le salaire minimum. Ainsi des économistes aimeraient le voir atteindre les alentours de 15$ de l'heure et des pays qui n'en avaient aucun jusqu'à présent, comme l'Allemagne, ont décidé d'en mettre un en vigueur dans les dernières années.

Quelques articles récents pour aller plus loin :
Pauvres travailleurs au salaire minimum
Pour un salaire minimum à 15,10 $/heure
Le Québec aura son salaire minimum à 15 $ l'heure en 2021 ou en 2037?


jeudi 28 avril 2016

12 trucs surprenants pour être très productif - no 2

Voici la suite des 12 trucs pour être plus productif * - cliquer ici pour voir la première partie.

7- Regardez des photos de bébés animaux 
Des participants à une étude japonaise ont vu leurs performances augmenter de 44% pour des tâches exigeant de la concentration. Comment ? Simplement après avoir regardé des images de bébés animaux ! L’étude conclut que regarder des objets « mignons » éveille des émotions qui stimulent la capacité à se concentrer.
Ces images auraient un effet encore plus bénéfique que la vue d’animaux adultes ou de plats appétissants. Besoin de concentration ?  Cliquez ici !

8- Dégagez votre espace de travail 
Pour la majorité, désordre et concentration ne vont pas ensemble. Dans un sondage, 77% des gens estimaient que le désordre nuisait gravement à leur productivité, et plus de 50%, que leur leur motivation s’en trouvait affectée. En même temps on connaît tous quelqu’un pour qui un certain chaos a l’effet opposé, et certaines études montrent un lien entre capacité à se concentrer et environnement désordonné.
Vos piles de papiers vous gardent créatif ? Ou elles vous rendent au contraire inefficace ? À vous de suivre votre tendance naturelle. Et avec le bureau sans papier, ce choix sera-t-il bientôt chose du passé ?

9- Écoutez de la musique 
Bien qu’on ait pas démontré de lien direct entre l’écoute musicale et la productivité au travail, la musique stimule la production de dopamine par le cerveau, ce qui rend heureux. Une recherche de l’université de Windsor, en Ontario, a découvert ceci ; parce que leur état d’esprit était détendu, le groupe des travailleurs qui avaient écouté de la musique ont conçu des projets informatiques plus intéressants, plus rapidement.
Le stress réduit, entre autres, notre capacité à laisser venir la meilleure solution, à envisager de nouvelles options.

10- Allez au café du coin 
À un niveau modéré de 70 décibels, ce type de fond sonore accroîtrait directement la performance lors de l’exécution de tâches qui demandent de la créativité, selon un article publié dans le Journal of Consumer Research. À défaut de vous imprégner de l’ambiance sonore du café le plus près de votre lieu de travail, vous pouvez aussi télécharger des bruits ambiants comme si vous y étiez…

11- De l’exercice… même au bureau
Ce n’est un secret pour personne : faire de l’exercice régulièrement vous rend heureux, productif et en santé. Et rester actif pendant les heures normales de bureau accroît aussi votre productivité même si vous passez alors, techniquement, moins de temps à travailler.
Stationner un peu plus loin que d’habitude, prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur, allonger son trajet durant ses déplacements à pied, réserver des midis pour s’entraîner, ou encore, simplement répondre au téléphone debout ou contracter ses abdominaux à certains moments de la journée… une foule de petits gestes pour vous garder alerte en tout temps !

12- Prenez vos vacances
Saviez-vous que selon 90% des dirigeants d’entreprise, leurs employés reviennent revigorés de leurs vacances et sont plus efficaces ? Passer du temps en famille ou avec ses amis, loin du bureau, crée aussi des souvenirs qui apaisent et diminuent les risques de dépression, de prise de poids, d’hypertension, sans compter le burnout… Travailler de longs mois sans prendre une pause significative peut nous faire glisser dans un état de stress chronique, d’épuisement et de sentiment d’inaccomplissement au travail. Prenons le temps qui nous est donné pour recharger nos batteries – du temps précieux !

* Ces trucs sont tirés de "12 Unexpected Productivity Hacks That Actually Work" de Lindsay Kolowich.

mardi 12 avril 2016

12 trucs surprenants pour être très productif - no 1

J'ai lu récemment un article très intéressant sur "12 Unexpected Productivity Hacks That Actually Work" de Lindsay Kolowich.

Ces "trucs" expliquent l'importance de prendre des pauses, de dormir et de bien manger et pourquoi cela aide à être plus productif au total.

Ils aident aussi à comprendre la perspective des générations plus jeunes qui n'ont pas l'intention de faire comme leurs parents... Un d'entre eux l'avait bien résumé ainsi : "Être débordé comme mode de vie ? Non merci !"

J'ai traduit puis résumé les principaux points. Voici en première partie les numéros 1 à 6 :

1- Travaillez moins !
Surprenant, mais plusieurs études démontrent que la productivité augmente lorsqu'on réduit le nombre d'heures, spécialement lorsqu'on dépasse 50 heures de travail par semaine. Ceci jusqu'au point où ceux qui travaillent plus de 8 heures par jour ou plus de 70 heures par semaine ne produisent pas plus que ceux qui travaillent moins d'heures.

2- Déjeunez !
Les gens qui prennent le temps de déjeuner "récupèrent leur mise". Au lever, le cerveau est littéralement en manque de sucre, son principal carburant. Comme le sucre seul possède peu d'avantages, prendre un café sucré règle peut-être le problème à court terme mais vous assure une journée en montagnes russes jusqu'au coup de barre de 5 heures.
Testez le déjeuner santé durant quelques semaines et voyez les effets sur votre travail. Si vous êtes du genre incapable d'avaler quoi que ce soit au lever, planifiez une collation ou un smoothie protéinés que vous prendrez le plus tôt possible dans la journée. Des aliments spécifiques sont également suggérés dans l'article.

3- Dormez plus !
Plusieurs études montrent les effets importants du manque de sommeil sur la productivité et la concentration. Les besoins en sommeil varient d'une personne à l'autre mais seulement 1% à 3% de la population peut bien fonctionner sous la barre des 7 heures par nuit. Les autres finissent peut-être par s'en accommoder par habitude mais accumulent certains problèmes de santé tout en demeurant moins productifs que s'ils avaient dormi une heure ou deux de plus.

4- Arrêtez d'être perfectionniste ! 
Ça fait partie de la personnalité de plusieurs, mais ça peut nuire beaucoup à notre productivité. L'article suggère de d'évaluer le moment où on sort de l'efficacité pour tomber dans le perfectionnisme, entre autres avec des indicateurs comme : le résultat obtenu répond-il à l'objectif de départ ? Le niveau est-il équivalent ou supérieur à celui des travaux effectués dans le passé ?

5- Par pitié, prenez votre heure de lunch !
Ce ne serait pas tant le fait de manger que de prendre une pause et sortir prendre l'air. Plus besoin de rappeler que rester assis, à l'intérieur, sans pauses, est mauvais pour la concentration, la créativité, la productivité et la santé. Bref, une marche de 15 minutes vous permettra d'améliorer d'un coup votre plaisir autant que votre productivité au travail.

6- Faites la sieste zzz...
Une étude de la NASA a montré qu'une sieste d'environ 30 minutes pouvait augmenter la productivité jusqu'à 35% et l'attention jusqu'à 54%. Une demi-heure très payante quoi! S'il est impossible de dormir au travail, prenez au moins quelques minutes pour rêvasser (et on ne parle pas de consulter Facebook!) afin de reposer les fonctions productives ou attentives du cerveau, qui vous en remerciera en étant plus efficace par la suite.

mercredi 23 mars 2016

Chercheur d'emploi cherchant n'importe quoi...

Chercheur d'emploi optimiste
J'ai jasé avec beaucoup de chercheurs d'emploi lors du dernier salon de l'emploi de Terrebonne et on y sentait un climat plus optimiste que par les années passées. Par contre quand je demande aux chercheurs "Quel genre d'emploi cherchez-vous ?" il y en a encore beaucoup trop qui répondent "N'importe quoi..."

J'avais traité ce sujet avec humour l'automne dernier, rappelant que lorsqu'on répond "N'importe quoi" - quelle que soit la question - c'est en plein ce qu'on risque d'obtenir...  Aujourd'hui voici quelques réflexions plus sérieuses sur le sujet.

Pour les chercheurs d'emploi
Vous cherchez un emploi ? Dites-vous que 90% des recruteurs préfèrent un candidat capable de dire ce qu'il cherche ou ce qu'il peut faire. Pire, un chercheur d'emploi indécis lui complique la tâche : personne ne peut occuper n'importe quel poste d'une entreprise. Face à un chercheur indécis, le recruteur aura à le clarifier en posant des questions comme "Dans quoi avez-vous déjà travaillé?" S'il n'a pas le temps ou l'énergie, il y a des chances qu'il se contente de passer au suivant...

Par contre, si vous lui répondez par un ou deux choix en fonction de votre expérience, vos forces ou vos goûts, vous avez plus de chances d'être considéré pour un poste correspondant.

Un chercheur d'emploi m'a déjà dit qu'il avait peur de se fermer des portes en étant trop précis. Il vaut quand même mieux indiquer quel genre de poste en général, quitte à ajouter que vous êtes polyvalent ou flexible.

Pour les recruteurs
Même si ça semble paradoxal, il y a quand même plusieurs postes pour lesquels la crainte de déplaire ou d'affirmer un choix peut être une qualité. Je pense aux postes demandant une grande patience avec les clients, de la diplomatie ou de la souplesse devant les demandes des autres, ou encore une équipe encadrée par un gestionnaire très affirmé. Ces postes pourraient profiter d'un candidat moins sûr de lui, surtout si les candidats précédents ne sont pas demeurés en poste longtemps.

Trop souvent ce qu'on considère comme une qualité ou un défaut chez un candidat est une question de contexte et on gagne à mettre de côté les étiquettes : c'est souvent en sortant des sentiers battus qu'on trouve les candidats les plus intéressants.

mardi 21 avril 2015

Salon de l'emploi - des résultats

Deux salons de l'emploi tenus récemment à Terrebonne et à Brossard ont connu beaucoup de succès. Ayant reçu respectivement 2000 et 2800 visiteurs, ils montrent l'intérêt des employeurs et des chercheurs d'emploi à se rencontrer en personne.

Le Salon emploi Rive-Sud, tenu le 11 mars, comptait une soixantaine d'employeurs qui ont affiché 300 postes.

Le Salon de l'emploi des Moulins en était à sa 16e édition qui s'est tenue les 13 et 14 février. Environ 250 postes étaient affiché par les 25 entreprises présentes et un Babillard de l'emploi y ajoutait 200 postes de la région.

Qui visite un salon de l'emploi ? Les organisateurs du salon de l'emploi de Moulins ont effectué un sondage auprès des 2000 visiteurs afin de mieux les connaître :
  • 80% en sont à leur première visite
  • 60% proviennent de la région (des Moulins)
  • 57% sont des hommes
  • 55% ont une formation professionnelle, collégiale ou universitaire
  • 40% sont sans emploi
  • 87% sont satisfaits de leur visite au salon
Ce taux de satisfaction est impressionnant : quel autre moyen permet en un ou deux jours des dizaines ou des centaines de candidats potentiels et que ceux-ci sont satisfaits près de neuf fois sur dix ?

Ces deux évènements ont été organisés par Emploi-Québec en collaboration avec des partenaires régionaux, ce qui permet aux PME d'y participer à un coût abordable et aux visiteurs de bénéficier de services connexes (aide à la recherche, à la rédaction de CV, etc.)
Emploi-Québec aide beaucoup les employeurs qui recherchent de bons candidats, entre autres par des formations, des évènements comme les salons de l'emploi et des services de maillage avec les candidats potentiels. Vous pouvez en savoir plus sur leur site web ou en communiquant avec un de leurs conseillers.

mardi 29 janvier 2013

Sans expérience québécoise, que faire ?

Des gens à l'étranger ou récemment immigrés me demandent parfois s'il est facile de trouver un emploi au Québec. La réponse générale est que ce n'est généralement pas facile, parce que les employeurs sont prompts à rejeter une candidature pour manque d'expérience québécoise. Ceci pose un sérieux problème à l'immigrant qui veut justement acquérir un peu d'expérience et le même phénomène arrive un peu aux récents diplômés.

D'abord, l'employeur québécois est pragmatique. Un diplôme est plus ou moins important pour lui, à part pour les postes d'entrée. Pour les postes non qualifiés, un ou des diplômes universitaires sont mêmes nuisibles parce qu'un employeur peut craindre que le candidat quitte pour un meilleur emploi par la suite. Pour la plupart des autres postes, le critère le plus important est le nombre d'années d'expérience pertinente, et les employeurs tiennent peu compte de l'expérience hors Québec pour ces raisons :
  • équivalence inconnue : le vocabulaire, la formation et la perception du niveau de responsabilité d'un poste varient d'un pays à l'autre. Ex. ceux qu'on appelle ingénieurs dans certains pays sont plutôt des mécaniciens automobiles ici.
  • validation plus difficile : à cause du point précédent et de la distance, les démarches pour s'assurer de la véracité et de la qualité de l'expérience hors Québec sont beaucoup plus difficiles. 
Ensuite, plusieurs employeurs et recruteurs sont frileux d'engager un "étrange"*. La plupart ne sont pas racistes, mais ils veulent recruter des candidats rassurants, faciles et rapides à évaluer. Ils craignent aussi l’accommodement (dé)raisonnable, la demande de congé pour raisons religieuses, l'incompréhension culturelle. Comme il est mal vu d'être raciste et interdit par la loi de discriminer à l'embauche, ceci ne peut être discuté avec le candidat, qui ne saura pas si c'est vraiment par manque d'expérience québécoise qu'il n'a pas été retenu.

Comment faire alors pour acquérir ces premières années d'expérience québécoises? Autant pour les immigrants que pour les nouveaux diplômés, le plus utile est de bâtir et maintenir un réseau. Ces gens qu'on connaît informellement, sont la meilleure chance d'accéder à un emploi intéressant.Voici quelques idées pour agrandir son réseau :
  • participer à des activités locales ou près de l'endroit où on aimerait travailler : loisirs, sports, chambre de commerce, 5 à 7 professionnel
  • parler (mais pas trop) de sa recherche d'emploi à ses voisins, sa famille, ses amis
  • faire du bénévolat
  • suivre des formations, du domaine professionnel ou autres
Le bénévolat et les formations sont particulièrement intéressants parce qu'ils permettent un contact sur une plus longue période avec des gens ayant des intérêts en commun.

Quelques sites web intéressants :
http://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/fr/emploi/index.html
http://www.travailimmigrants.com/ressources/chercheurs-demploi
http://www.emplois-montreal.ca/fr/organisme-daide-a-la-recherche-demploi/
Et un ajout au 25 mars sur la perception parfois exagérée de l'"el dorado québécois" : http://lasourcehumaine.wordpress.com/...

*Expression familière parfois utilisée au Québec pour parler d'un étranger, plutôt utilisée avec le sourire

mardi 30 octobre 2012

Résultats sondage - marché caché de l'emploi

Mise à jour - février 2013

Mon collègue Matthieu Degenève de l'excellent blogue "L'oeil du recruteur" a fait enquête afin de savoir d'où venait ce 80% et ses conclusions sont étonnantes. Voir ici ses résultats.

Nous avions lancé un appel à tous il y a plusieurs mois pour savoir si le marché caché de l'emploi était aussi actif qu'avant alors que le taux de chômage est descendu à environ 8% au Québec. On appelle le marché caché de l'emploi les emplois qui ne sont pas diffusés, par exemple les affichages faits seulement à l'interne, les postes envoyés aux contacts des employés d'une entreprise, etc. Depuis longtemps, plusieurs acteurs de l'emploi maintiennent qu'il y a plus d'emplois cachés qu'il y en a d'affichés, et on entend souvent le chiffre de 80%.

Mon hypothèse est que le marché caché de l'emploi tend plutôt à suivre le taux de chômage. Plus ce dernier est bas, plus il est plus difficile de recruter, et plus les affichages "discrets" sont incapables de générer assez de candidats. Les employeurs n'ont alors pas le choix d'augmenter la diffusion de leurs postes à combler et même de varier les sources. Pour vérifier cette hypothèse, j'ai lancé un court sondage sur ce thème.

Une trentaine de personnes ont répondu à la question "Quel est le pourcentage des offres d'emploi n'ayant eu aucun affichage ou diffusion externe depuis un an". Voici leurs réponses :
  •  40% diffusent tous leurs postes à l'externe
  • 16% gardent à l'interne seulement entre 1 et 10% de leurs postes
  • 22% gardent 50% et plus de leurs postes pour la diffusion interne seulement

En résumé : 56% des employeurs affichent 90% et plus de leurs postes

On entend encore souvent dire que la majorité des postes fait partie du marché caché (même le site d'emploi du gouvernement du Canada). Si les répondants de ce sondage sont représentatifs des PME québécoises, la tendance semble s'être renversée. Cette nouvelle réjouira sans doute les chercheurs d'emploi, mais elle montre également l'importance croissante du métier de recruteur.

mercredi 6 juin 2012

Les ressources humaines... inhumaines ?

J'ai eu une conversation bien intéressante avec un candidat il y a quelques mois, mais j'avoue avoir tiqué quand il a appelé notre domaine les "ressources inhumaines". Ceci m'a fait réfléchir, et j'ai commencé à chercher les causes : nous, en ressources humaines, pourquoi devient-on parfois des machines?

Tiré de Photos libres
Il y a sans doute plusieurs raisons, comme la pression, le fait d'être souvent coincé entre la direction et le candidat, entre la production et le taux de roulement. Il y a également l'incohérence des attentes : on nous donne 10 jours pour trouver la perfection pour un salaire dérisoire.

Il y a les ressources limitées, parfois doublées d'absence de reconnaissance quand ce n'est pas de la mauvaise foi. J'ai souvenir d'une collègue qui s'est fait dire : "Vous ne trouvez pas d'employés, vous êtes incompétente!" Pourtant elle a bien essayé d'expliquer à son patron que les chercheurs d'emploi qui ont une voiture se déplacent de moins en moins dans un lointain parc industriel pour un emploi au salaire minimum, surtout avec un taux de roulement excessif et le prix de l'essence.

Sans compter l'abrutissement normal lorsqu'on recrute à la chaîne pour les mêmes postes 100% du temps, ayant l'impression de le perdre à refaire les mêmes gestes inutiles. Surtout lorsqu'on a été embauché pour les développer, ces ressources humaines...

Bref, il y a parfois de quoi frôler la folie et ça se voit dans le processus de recrutement. La folie, n'est-ce pas de refaire les mêmes gestes et d'espérer des résultats différents? Le recrutement à répétition en est probablement la meilleure illustration en RH.

Quelques universitaires enseignent les RH comme une science exacte. Des patrons pensent que c'est du simple opérationnel. Le recrutement, c'est plutôt le stratégique par excellence, le coeur du futur d'une organisation. Et ça passe obligatoirement par l'humain : c'est bien l'humain, qu'il soit recruteur, futur employé ou le reste des collègues, qui va permettre à l'organisation de progresser. Pas une machine.

mardi 22 mai 2012

12 étapes avec la nouvelle entrevue d'embauche

Suite à mon billet sur l'entrevue d'embauche et ses effets anti-recrutement, voici quelques éléments pour faciliter le recrutement de candidats de qualité.

Pour que ça fonctionne, une vision égalitaire de la relation candidat-employeur est nécessaire. L'entrevue est un échange plutôt qu'un jugement du candidat. Le recruteur a des questions à poser, le candidat aussi. Il attend du respect du candidat et c'est réciproque.

Ce nouvel équilibre peut se vivre ainsi de la part du recruteur :
  1. Comprendre le désir d'information du candidat avant qu'il se déplace : discuter AVANT de salaire, disponibilités et qualités nécessaires, objectifs de carrière
  2. Utiliser la pré-entrevue téléphonique pour faire déplacer moins de candidats
  3. Fixer une seule rencontre d'entrevue par candidat retenu
  4. Favoriser une disposition égalitaire, par exemple en mettant les chaises en angle plutôt que face à face
  5. Instaurer un climat agréable : offrez un verre d'eau, une brochure de l'entreprise
  6. Attention aux indices de "rapport de force" : hauteurs de chaise différentes, lumière éblouissante, délais, plusieurs intervieweurs présents, mentionner les autres candidats, tenter de "coincer" le candidat, etc.
  7. Il peut y avoir deux intervieweurs, si c'est présenté comme une solution efficace plutôt que pour intimider le candidat
  8. Impliquer (et au besoin former) le futur gestionnaire du candidat
  9. Être chaleureux, reconnaissant au candidat, par respect autant que pour abaisser son stress
  10. Intégrer que cette évaluation est réciproque : il se vend, vous lui vendez un poste. 
  11. Pour "vendre" le poste, prévoir une part de l'entrevue afin de présenter le poste, l'endroit, les futurs collègues, soyez ouvert pour présenter les conditions de travail
  12. Toujours, toujours faire un suivi auprès candidats rencontrés
Le point 12 est une grande source de frustrations de la part des chercheurs d'emploi que je rencontre lors de divers évènements. Si un recruteur manque de temps pour retourner les appels et faire les suivis nécessaires, c'est probablement qu'il y a trop d'entrevues.

Tous ses points pourraient se résumer à un conseil : savoir se mettre à la place du candidat pour évaluer chacune des étapes du processus. Que retiendra-t-il de son expérience ? S'il avait à le raconter sur Facebook, où pourrait-il émettre une critique ?

Paragraphe marketing (voir ici) - ce que nous pouvons faire pour vous !
Augmentez le succès de vos recrutements et réduisez votre temps passé en entrevues avec notre accompagnement pour rendre votre recrutement le plus efficace possible. Chez Alizé ressources humaines, nous pouvons monter des protocoles d'entrevue, sélectionner les bonnes questions et réviser le fonctionnement afin d'accélérer le processus et d'en augmenter l'efficacité. 

Notre aide est souvent admissible à une aide financière de la part d'Emploi-Québec. N'hésitez pas à communiquer avec nous pour en savoir plus ! 450-966-0731 ou info@alizerh.com 

mardi 15 mai 2012

L'entrevue d'embauche doit changer aussi !

Dans une économie qui approche du plein emploi, les recruteurs n'ont pas le choix de changer leurs stratégies. S'ils ont adapté leur recherche de candidats, par exemple avec LinkedIn, étrangement, l'entrevue d'embauche est demeurée à peu près semblable. Pourtant, la qualité de l'entrevue et les informations données au candidat ont une grande influence dans sa décision d'accepter ou non le poste.

Autre aspect important, dont on ne parle jamais, ce sont les effets anti-recrutement de l'entrevue. Qui aime cette étape exigeante qui entraîne stress, peur d'être jugé ou rejeté ? Quand on est sur le chômage, on n'a pas le choix, on tolère, mais quand on est en emploi ? Seulement si on est vraiment malheureux dans son poste actuel, et encore...

Pourquoi? Il y a le stress d'être évalué. Ensuite, le processus prend pour acquis que le candidat est désespéré de trouver un emploi. Ainsi on trouve plutôt normal que le candidat accepte tout ceci :
  • se déplacer chez l'employeur au moment qui convient au recruteur
  • ne pas être en retard, et attendre parfois 
  • passer 2 ou 3 entrevues, souvent devant plusieurs personnes
  • subir tests, vérification des emplois antérieurs et dossiers de crédit/criminel
  • être questionné, "challengé", noté et jugé
  • courir le risque d'être rejeté - une crainte souvent inconsciente mais puissante
  • ne connaître la gamme de salaire offert qu'à la fin de l'entrevue
  • devoir négocier son salaire et ses conditions de travail
  • attendre longtemps ou ne pas recevoir des nouvelles par la suite
Que lui offre-t-on en échange?  Une chance sur 3, 5 ou 10 d'obtenir un emploi... C'est peut-être une façon de faire quand on "achète". Mais maintenant que beaucoup de candidats ont le choix de l'emploi, en commençant par conserver celui qu'il a déjà, on doit maintenant devenir des "vendeurs".

Imaginons que nous sommes le client d'une agence de voyage, accepteriez-vous de devoir prendre rendez-vous et ne savoir qu'à la fin le prix de la croisière? Et faire fouiller votre dossier de crédit avant même d'acheter? Se questionner sur "l'expérience-candidat" en tant que client, en cherchant à se mettre à sa place (voir également ce texte), est la première étape pour commencer à adapter son processus d'embauche.

Puisqu'on développe de plus en plus de moyens pour trouver les candidats passifs, il faut maintenant adapter l'entrevue à cette nouvelle réalité. Ne manquez pas le prochain billet sur les étapes d'une entrevue qui permet de réduire ses effets "anti-recrutement".

Mis à jour mai 2017

lundi 5 mars 2012

Sondage recrutement - pour les recruteurs - 2 de 2

Voici la 2e partie des résultats de notre sondage sur les sources de recrutement préférées des chercheurs d'emploi. Pour plus de détail, voir les billets précédents : l'introduction et la première partie.

Ce qui agace le plus dans les offres d'emploi consultées
 58%  salaire non affiché
 45%  différence entre affichage et réalité une fois embauché
 39%  nom de l'entreprise non affiché (affichages confidentiels)
 39%  expérience/compétences requises irréalistes
 27%  conditions de travail non affichées (ex. horaire)

Vont-ils postuler sur ces affichages ?
Si 58% des répondants sont agacés par un salaire non affiché, ce sont les offres publiées par des agences de placement ou n'affichant pas le nom de l'entreprise qui font le plus hésiter à envoyer un CV.

À la question "Est-ce que vous postulez généralement sur ces affichages?" ils ont répondu :

Salaire non affiché
 48%  oui
 15%  non
 37%  seulement si le poste est extrêmement intéressant

Affichage confidentiel 
 37%  oui
 33%  non
 30%  seulement si le poste est extrêmement intéressant

Affichage fait par une agence de placement
 35%  oui
 42%  non
 23%  seulement si le poste est extrêmement intéressant

En conclusion, les contacts personnels demeurent un outil privilégié avec les sites d'emploi traditionnels tels Jobboom et le Placement en ligne. Les journaux locaux se positionnent  avantageusement en second plan des outils hors web pour la moitié des répondants. Si les médias sociaux font beaucoup parler d'eux, ils ne semblent pas encore faire partie des moyens privilégiés des chercheurs d'emploi qui montrent leur préférence pour des valeurs sûres. Ceci n'indique pas toutefois ce qui permet d'atteidnre des chercheurs passifs, ceux qui sont déjà en emploi et ne cherchent pas activement.

Ne manquez pas bientôt notre prochaine série sur les résultats obtenus cette fois auprès des recruteurs.

mardi 28 février 2012

Sondage recrutement - pour les recruteurs - 1 de 2

Suite à notre sondage sur les outils de recrutement, voici les résultats obtenus auprès de 33 répondants sur les sources qu'ils avaient utilisé et préféré en tant que chercheurs d'emploi. Pour plus de détail, voir le billet précédent (cliquer ici).

Les sources du Web utilisées (plusieurs réponses possibles)
 61%  Jobboom
 52%  Placement en ligne (Emploi-Québec)
 36%  Site web spécialisés (principaux : Toiles de recruteurs et ORHRI)
 36%  Linkedin
 33%  Workopolis
 15%  Twitter
   9%  Facebook

Les autres sources utilisées (plusieurs réponses possibles)
 55%  contacts personnels
 48%  journaux locaux
 24%  agence de placement
 21%  journaux nationaux

La source préférée
Les sites généralistes (tel Jobboom) arrivent premiers avec 30% des choix, suivis des contacts personnels à 21%. Agences de placements et médias sociaux arrivent derniers avec 3% chacun.

Les meilleurs résultats obtenus (plusieurs réponses possibles)
 40%  contacts personnels
 26%  sites spécialisés
 18%  autres moyens
 18%  sites généralistes

Les pires résultats obtenus (plusieurs réponses possibles)
 67%  médias sociaux
 58%  par les sites spécialisés
 56%  médias sociaux professionnels (ex. Linkedin)
 50%  journaux ou revues

Étrangement, d'un côté les répondants ont indiqué que les sites généralistes étaient leur source préférée, même si cette source arrive seulement 3e/4e (ex aequo) parmi les sources donnant les meilleurs résultats. Autre contradiction, les sites spécialisés arrivent en 2e place, autant dans les meilleures résultats que dans les pires. Finalement, Linkedin semble décevoir avec 56% des pire résultats.

Dans le prochain billet, voyez ce qui agace le plus les chercheurs dans une offre d'emploi.