Affichage des articles dont le libellé est Rémunération. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Rémunération. Afficher tous les articles

jeudi 8 avril 2021

Salaire minimum 2021


Le 1er mai prochain au Québec, le salaire minimum augmentera de 0,40 $ l'heure pour atteindre 13,50 $ l'heure. 

Les salarié·es à pourboire, de leur côté, recevront une augmentation de 0,35 $ l'heure et verront leur salaire passer à 10,80 $ l'heure.


Selon le gouvernement québécois, cette hausse bénéficierait à 287 000 personnes, dont 164 700 femmes. 

Elle permettrait également d'atteindre la cible de 50 % entre le salaire minimum et le salaire horaire moyen pour la période 2021-2022.


À retenir, les taux horaires à compter du 1er mai 2021 :

  • salaire minimum : 13,50 $ 
  • avec pourboire : 10,80 $



Pour plus d'informations

Site du gouvernement du Québec

Tableau du salaire minimum par province

mercredi 31 mars 2021

OBNL : participez à cette enquête salariale!



Espace OBNL, en collaboration avec la firme Normandin Beaudry, lance une enquête à la grandeur du Québec sur les conditions de rémunération des gestionnaires d’OBNL.

Il s’agit de la première étude nationale sur les conditions de rémunération qui vise spécifiquement les dirigeants des OBNL du Québec, tous secteurs d’activité confondus.  

Je ne les connais pas personnellement, toutefois ils indiquent sur leur site que : 

"Toute personne occupant un poste de gestionnaire (cadre, dirigeant) au sein d'un OBNL québécois (peu importe le secteur et la région) peut répondre au questionnaire."


Deux avantages pour les participants

1- Espace OBNL offrira aux participants deux webinaires gratuits (en septembre / octobre 2021) - l'inscription possible vers la fin du mois d’avril. 

2- Chaque participant recevra une infographie des faits saillants et le résumé de l’étude lors du dévoilement des résultats en juin prochain.


Pour participer : https://www.opinion-nb.ca/f/41551060/161b/

mercredi 5 février 2020

Emploi d'été : aide financière jusqu'à 100% du salaire !

Vous aimeriez embaucher un étudiant l'été prochain et obtenir une aide financière? Voici trois programmes à connaître! Mais vous devez faire vite, la date limite pour le programme le plus général étant le 28 février et les autres arrivant rapidement.



Service Canada - date limite : 24 février
Il s'adresse toujours aux jeunes de 15 à 30 ans mais comme en 2019, le jeune n'a plus besoin d'être étudiant pour être admissible. Les employeurs publics et les PME de 50 employés ou moins obtiennent 50% du salaire minimum et 100% pour les OBNL. Les demandes doivent être faites avant le 28 février pour 2020, voir les informations ici.

Fonds étudiant FTQ - date limite : entre le 15 et le 31 mars 
Le programme veut favoriser la création d’emplois d’été à caractère éducatif et social pour les étudiants des niveaux secondaire à universitaire. Les employeurs admissibles sont les petites entreprises de moins de 10 ans, les OBNL, les organisations syndicales et les coops. L'aide financière peut aller jusqu'à 90% du salaire brutPour plus d'information, cliquer ici.

Programme Desjardins au travail - date limite : mai ou autre selon les régions
Financé par les Caisses Desjardins, ce programme permet d’offrir un premier emploi d’été à des étudiants âgés de 14 à 18 ans. Les employeurs désirant participer au programme doivent s’inscrire au CJE de leur région. Dans ma région (Terrebonne-Mascouche), aux dernières nouvelles la date limite est en mai. Desjardins résume l'esprit du projet ici (cliquer sur Jeunes au travail au bas de l'écran). Informez-vous auprès de votre CJE, pour trouver le vôtre, vous pouvez cliquer ici.

mercredi 30 octobre 2019

Des machines avant les humains? éditorial

Vous l'avez peut-être déjà vu dans votre entreprise, il semble plus facile pour la direction de payer 50 000$ pour une machine ou un équipement que 10 000$ dans un salaire ou pour améliorer les conditions de travail!

Vrai, le 10 000$ de salaire est récurrent et avec les bénéfices marginaux et l'indexation, on atteint vite le 50 000$. En même temps, la machine entraînera sans doute des frais dont on parle peu : entretien, formation, financement, immobilisation (la dépense est répartie sur plusieurs années). Elle sera peut-être également désuète ou demandera une remise à neuf dans 5 ou 10 ans.

En attendant le robot du futur...
Alors qu'un investissement dans les conditions de travail ou dans les salaires devrait permettre d'obtenir un bon retour sur investissement pour ces raisons :

  • facilite l'embauche en améliorant la marque employeur
  • réduit le taux de roulement (coûts d'embauche et de formation)
  • augmente la mobilisation, ce qui entraîne normalement une hausse de la productivité

Pourquoi cet écart? Une partie du problème vient peut-être de l'aspect "moral", quand on parle de "donner" quelque chose aux employés et on entend souvent :
- ils vont en demander plus
- nos coûts de salaire vont exploser et on n'aura pas le contrôle
- on a déjà donné des augmentations et ça n'a rien donné de plus.

D'accord, l'investissement dans les humains est probablement moins simple. D'un autre côté, j'ai entendu souvent des gestionnaires se plaindre d'avoir investi dans des machines qui ont brisé, ne donnaient pas le rendement attendu, ont coûté plus cher que prévu, etc. Pensez à la dernière implantation informatique, elle a sûrement coûté plus cher et pris plus de temps que prévu. Les machines sont peut-être plus prévisibles que les humains mais ça ne justifie pas de systématiquement remettre en question les investissements humains.

Et puis, quand avez-vous entendu un propriétaire d'entreprise expliquer sa croissance par l'achat d'une machine? Pas mal moins souvent que par le travail de son équipe...

mercredi 2 octobre 2019

3 axes pour s'adapter à la pénurie - no 2

On a vu la semaine passée les trois axes pour s'adapter à la pénurie et savoir à quel axe donner la priorité. Cette semaine on voit des exemples de ce qui peut être fait pour chacun des axes. J'ai mis en gras les conseils ayant souvent de bons retours sur investissement.

Rémunération
  • Payer si possible au marché, au moins pour les postes en rareté.
  • Si on ne peut augmenter le salaire de base, offrir des bonus de rétention ou des bonus de performance.
  • Maximiser les avantages non imposables : ex. donner l'allocation maximale pour les déplacements, des per diem pour les repas, etc.
  • Offrir des cadeaux originaux et peu coûteux : des passes de transport en commun, de la nourriture sur place, du théâtre, une sortie au spa ou au resto, etc.
  • Réviser les programmes de bonus/commissions pour les rendre plus visibles ou généreux. 
  • Réviser les assurances collectives ou les rendre plus flexibles.
  • Remplacer les bonus en argent par des cadeaux attrayants ou originaux : bourses d'études aux enfants/conjoint, abonnement au spa, allocation vêtements, données cellulaires pour la famille, voyages ou forfaits vacances au choix de l'employé, etc. Varier le "bonus" chaque année ou selon les personnes pour le mettre en valeur.
  • Faire connaître les différents avantages : les intégrer dans l'offre d'emploi et les rappeler au moins une fois par an (réunion annuelle, rencontre d'évaluation de rendement...)
  • Accélérer les augmentations de salaire (aux 6 mois au lieu de chaque année ou augmentation plus élevée chaque année) pour atteindre le maximum plus rapidement. 
  • Être transparent au sujet de la gamme salariale pour le poste.
Conditions 
  • Offrir plus de vacances, de congé et plus de flexibilité dans leur prise. Implanter des banques de temps. 
  • Fermer l'entreprise entre Noël et le Jour de l'an ===>
  • Tout ce qui touche les horaires aura un gros impact sur l'attraction et la fidélisation, souvent sans réduire la productivité : semaine de 3 ou 4 jours, terminer à midi le vendredi, commencer plus tôt ou plus tard, etc.
  • Offrir des horaires variables inversés : l'employé décide du nombre de jours ou d'heures qu'il veut faire, une fois par X mois ou à chaque semaine.
  • Offrir de travailler à distance au moins un jour par mois.
  • Embellir l'environnement : repeindre ou décorer, prévoir des espaces plus ludiques ou beaux, des fois juste augmenter le ménage ou demander des suggestions pour embellir l'endroit peut faire une différence.
  • Donner une allocation aux gens pour leur décor, incluant l'achat de plantes vertes.
  • Améliorer et faire valoir le sens au travail, la reconnaissance, l'ambiance de travail.
  • Augmenter l'ergonomie, avec de l'équipement, mais aussi en analysant et modifiant les espaces ou équipements de travail, avec des spécialistes ou en demandant aux employés.
  • Offrir quelques heures par mois aux projets personnels (liés au travail, bénévolat ou autre). 
  • Installer des plateaux de fruits, des bars à salade, des fines herbes en pot...
Type de candidats
Quand on parle de type de candidats, ça veut dire de... 
  • Varier les sources et les approches des candidats : tester un contenu différent, une approche, un ton ou une image d'entreprise différents.
  • Essayer de nouveaux endroits d'affichage : entrée de l'épicerie, aréna, applications de rencontre ou de recrutement nouveau genre (ex. Appy here).
  • Parler de nos embauches en cours aux fournisseurs, clients, aux collègues durant un congrès.
  • Mettre en place ou "booster" le référencement interne : augmenter la valeur des récompenses, les varier, les donner plus rapidement.
  • Demander aux employés d'envoyer les affichages aux amis/famille (liés à une récompense si on veut que ça fonctionne).
  • Offrir du temps partiel (entre autres pour les étudiants et les pré retraités).
  • Approcher les organismes qui aident des catégories de candidats moins recherchés : ex-prisonniers, 55 ans et plus ou sans expérience, immigrants...
  • Améliorer l'expérience candidat : surtout la simplifier et l'accélérer, vous aurez de nouveaux types de candidats.
  • Réduire les exigences de diplômes ou le nombre d'années d'expérience demandées.
  • Favoriser des profils inhabituels : ex. issus de la diversité, hommes dans une équipe de femmes ou l'inverse, plus jeunes ou plus vieux, etc.
Pour aller plus loin 

mercredi 18 septembre 2019

3 axes pour s'adapter à la pénurie - 1re partie

Il y a deux types de stratégie possible pour s'adapter à la rareté de main-d'oeuvre : soit améliorer l'offre, soit réduire ses attentes. Pour le faire, voici trois axes qui sont incontournables ou plus faciles à améliorer :
  1. améliorer la rémunération : salaires et avantages ayant une valeur monétaire;
  2. améliorer les conditions de travail : horaires, flexibilité d'horaire et de congés, environnement de travail, déplacements ou efforts à faire, équipements fournis, services offerts sur place ou aux environs, bref tout élément qui influence le confort physique ou mental quotidien;
  3. rendre le poste plus accessible : varier les types de candidats acceptés, les façons de les approcher et adapter sa gestion pour les intégrer par la suite, même s'ils n'ont pas le profil habituel.
Selon votre situation, vous voudrez commencer par agir sur un des trois axes.
Si chez vous... :
  • il y a une certaine marge de manoeuvre financière
  • les salaires sont en dessous du marché
  • des candidats proposent des échelles salariales plus élevées durant le processus de recrutement
  • « salaire à discuter » est indiqué sur l'offre d'emploi 
  • des employés de longue date quittent en disant qu'ils ont trouvé mieux ailleurs
  • on veut attirer des candidats de haut calibre.
Il serait bon de réviser d'abord la RÉMUNÉRATION.


Si c'est plutôt que...
  • les conditions sont plus difficiles ou moins intéressantes qu'ailleurs
  • il y a peu de flexibilité dans l'horaire ou l'offre de congés
  • le poste demande de travailler les soirs et/ou les fins de semaine
  • les taux d'assurances collectives ou de CNESST sont plus élevés que la moyenne
  • les taux d'absentéisme, de maladie ou de roulement sont élevés ou en croissance
  • l'environnement est moins beau ou plus pénible qu'ailleurs
  • il est difficile de trouver des points positifs à présenter aux candidats à part salaire compétitifassurances collectives complètes ou belle ambiance de travail.
Vaut mieux améliorer les CONDITIONS DE TRAVAIL.


Et si la situation ressemble plus à ceci...
  • il y a peu de marge de manoeuvre avec la rémunération ou les conditions de travail 
  • il y a déjà une bonne diversité d'employés, et/ou la culture de l'entreprise est assez flexible pour s'adapter à une diversité d'employés
  • la clientèle de l'organisation est variée
  • la direction est prête à ce que recruter, intégrer et former les gens prenne un peu plus de temps 
  • on veut remettre en question de recruter toujours le même type de personne
  • on demande des requis nombreux, ou limitants, comme connaître l'anglais, avoir un certain diplôme ou de l'expérience québécoise.
ABAISSER LES ATTENTES facilitera grandement le recrutement et le rendement.

Maintenant, comment on le fait? Nous en verrons plus dans un prochain billet...

mercredi 8 mai 2019

Le salaire minimum passe à 12,50$

Au Québec, le salaire minimum est passé à 12,50$ le 1er mai 2019. Le taux des employés à pourboire, de son côté, est monté à 10,05$ l'heure.

Vraiment un minimum
Sauf exception, un employé ne peut gagner moins que le salaire minimum, quel que soit son mode de rémunération. Par exemple, un salarié qui serait payé en partie ou totalement à la commission ou en fonction d'un nombre de pièces produites, ne peut quand même pas gagner moins que le taux minimum en moyenne pour une semaine de travail.

Second exemple : lorsqu'un salarié est "payé à la semaine", s'il peut démontrer que son salaire horaire tombe sous le taux du salaire minimum en raison du grand nombre d'heures qu'il fait, il peut porter plainte à la CNESST et obtenir gain de cause. Pour plus d'information, voir le site web de la CNESST.

Le Québec au milieu 
Malgré cette augmentation de 1,05$ en deux ans, le taux québécois arrive seulement quatrième au Canada après l'Alberta - 15,00$, l'Ontario - 14,00$ et la Colombie-Britannique - 12,65$. Ce dernier passera d'ailleurs à 13,85$ dès le 1er juin prochain, une augmentation de 9%. En raison du coût de la vie un peu moins élevé et de la fiscalité québécoise, plusieurs estiment toutefois que le Québec demeure un des endroits où les salariés à taux minimum s'en sortent le mieux au Canada.

Sauver des vies?
Pour conclure sur une note positive, il semble qu'augmenter le salaire minimum sauverait des vies selon une étude récente de l'université de Berkeley (É.-U.). Ils ont en effet observé qu'une hausse de 10 % du salaire minimum diminuait le nombre de suicides de près de 4%, ce qui représente 1200 personnes selon leurs calculs.


mercredi 29 août 2018

Les normes du travail changent - 3

Voici d'autres changements qui seront en vigueur SEULEMENT à compter du 1er janvier 2019.  Cliquez ici pour voir tous les articles de la série.


Absences et congés pour raisons familiales, maladie, violence, naissance...
  • Le salarié qui justifie de trois mois de service continu aura la possibilité de bénéficier d’un maximum de deux jours de congé payé, au cours d’une même année, pour prendre soin d’un parent ou d’une personne auprès de laquelle il agit comme proche aidant.
  • Il aura également la possibilité de bénéficier d’un maximum de deux jours de congé payé, au cours d’une même année, pour cause de maladie, d’accident, de violence conjugale ou de violence à caractère sexuel.
  • L’employeur ne sera pas tenu de rémunérer plus de 2 journées d’absence au cours d’une même année lorsque le salarié s’absente pour cause d'obligations familiales, maladie, de don d’organes ou de tissus, d’accident, de violence conjugale, de violence à caractère sexuel ou d’acte criminel.
  • Le droit aux 2 journées payées de congés pour maladie ou obligations familiales ne s’appliquera pas aux salariés de la construction et aux cadres supérieurs.
  • La condition des trois mois de service continu n’existera plus pour avoir droit aux absences prolongées en cas d'accident ou de maladie grave d'un proche.
  • Le salarié n’aura plus à justifier de 60 jours de service continu auprès de son employeur pour bénéficier de 2 journées rémunérées sur les 5 jours d'absence auxquels il a droit à l’occasion de la naissance ou de l’adoption de son enfant ou lorsque survient une interruption de grossesse à compter de la 20e semaine.
  • Le salarié aura droit à 5 jours de congé, dont deux journées rémunérées lors du décès d’un proche.

Vacances annuelles
  • Le salarié aura droit à trois semaines de congé payé après trois années de service.

Droit de refus de travailler
  • Le salarié aura droit de refuser de travailler plus de deux heures au-delà de ses heures habituelles quotidiennes de travail.
  • Lorsque le salarié n’aura pas été informé 5 jours à l’avance qu’il devrait travailler, il aura le droit de refuser de travailler. Cette mesure ne s’appliquera cependant pas si la nature des fonctions du salarié exige qu’il demeure en disponibilité, ou dans le cas du travailleur agricole.

mercredi 22 août 2018

Les normes du travail changent - 2 : étalement des heures de travail

Voici des clarifications sur les changements aux normes du travail qui sont déjà en vigueur depuis le 12 juin dernier.  Cliquez ici pour voir tous les articles de la série.

Étalement des heures de travail
L’employeur et le salarié peuvent maintenant convenir d’un étalement des heures de travail sur une base autre qu’hebdomadaire sans que l’autorisation de la CNESST soit nécessaire. Autrement dit, lorsque le nombre d'heures maximal est normalement de 40 heures, l'employeur n'est plus tenu de rémunérer la 41e heure de chaque semaine à taux et demi sous certaines conditions.
Voici les points à respecter :
  • la moyenne des heures travaillées est équivalente à la norme prévue dans la loi (ex. 40 heures)
  • l’accord est constaté par écrit
  • les heures sont étalées sur une période maximale de 4 semaines
  • une semaine de travail n’excède pas de plus de 10 heures la norme prévue dans la loi ou les règlements
  • le salarié ou l’employeur peut résilier l’entente à la suite d’un préavis d’au moins deux semaines avant la fin prévue de l’étalement convenu.
La CNESST précise certains éléments pour l'étalement déjà couvert par la loi, auquel elle devait donner son accord. On présume que ceux-ci pourraient également être appliqués dans le cas de l'étalement ne demandant pas l'autorisation préalable de la CNESST :
  • Le salarié touché par une demande d’étalement doit y trouver un bénéfice, d’une autre nature, pour compenser la perte du paiement des heures supplémentaires à taux majoré sur une base hebdomadaire. C’est à l’employeur de faire la démonstration de cet avantage.
  • Les salariés à temps partiel ou sur appel ne devraient normalement pas être concernés par une autorisation d’étalement des heures de travail. 
  • Le consentement des salariés doit être libre et volontaire, il ne doit pas être une condition d’embauche des salariés

mardi 17 avril 2018

1er mai 2018 : le salaire minimum maintenant à 12$

À compter du 1er mai 2018, le salaire minimum augmente de 0,75$ pour atteindre 12,00$ l'heure. Les travailleurs à pourboire, de leur côté, voient leur salaire minimum augmenter de 0,35$, à 9,80$/h. Cette hausse touche environ 350 000 travailleurs, en majorité des femmes.

Le gouvernement n'a pas choisi ce chiffre au hasard, son objectif est que le salaire minimum corresponde à 50% du salaire horaire moyen au Québec.

Ailleurs au Canada
Malgré cette hausse importante, le Québec reste loin derrière l'Alberta et l'Ontario qui passeront tous deux à 15,00$ l'heure, respectivement en  octobre et janvier prochains. Le Québec est maintenant dans la moyenne canadienne, même si la province a le plus bas taux pour les travailleurs à pourboire.

Impacts pour les employeurs
L'Ontario a causé tout un choc avec son annonce d'une hausse graduelle jusqu'à 15,00$ l'heure. Heureusement, les premiers résultats montrent que l'économie en croissance a facilement compensé cette hausse des coûts. Il y a bien eu quelques entreprises qui ont mal géré la situation, comme ce Tim Horton qui a décidé de couper les avantages de ses employés...

Élections en vue? 
Les Libéraux ont-il réellement voulu aider les plus bas salariés ou est-ce une façon de faire oublier les années de coupures? En octobre prochain nous verrons si c'était une stratégie payante électoralement parlant...

Autrefois...
Je me souviens avoir commencé mon premier emploi salarié à 4,35$ de l'heure en 1986. Rappelons aussi que la génération des Boomers s'était fait traiter de génération paresseuse, parce qu'elle refusait de travailler six jours par semaine pour... 0,70$ l'heure, le taux minimum en 1965!

Pour aller plus loin
Le salaire minimum passera à 12$ le 1er mai
Liste des salaires minimums par province
CNESST : les règles du salaire minimum

mercredi 21 mars 2018

Comment baisser un salaire... par RH brutes

Un peu d'humour RH brutes aujourd'hui. *
Quelqu'un à qui on annonce une baisse de salaire...

En RH, on apprend vite à ne jamais - JAMAIS! - réduire un salaire à moins de :
  1. vouloir pousser quelqu'un à la porte
  2. mettre le trouble
  3. n'avoir aucune autre option
Le point 3, on ne parle pas vraiment de réagir à des performances ou ventes décevantes (individuelles ou collectives), on parle que ça va tellement mal que c'est ça ou congédier la moitié des gens, ça ou fermer l'entreprise.

Si on a une bonne raison de le faire, on doit expliquer en long et en large et faire promettre au patron de ne pas arriver le lendemain dans sa nouvelle auto à 100 000$ - histoire vécue!

Ok, des fois on peut avoir des raisons individuelles genre... un bug informatique ou la Directrice qui veut redevenir vendeuse sur la route... D'autres fois c'est plus nébuleux, et donc plus dangereux.

Dans tous les cas, il faut faire des choix, être prêt à négocier, à perdre l'employé, compenser, et surtout, trouver un moyen pour que l’employé puisse "sauver la face".

Pire scénario
Voici une histoire vécue dans le genre "à ne pas faire"... Un ami a vu ceci dans son entreprise : Rémi, gestionnaire nouvellement nommé, ne s’entend pas très bien avec Jeanne, une chef d’équipe. Pour montrer leur appui au nouveau gestionnaire, la direction a dit à Jeanne :
"On est désolé, mais avec la nouvelle structure, va falloir que tu retournes à ton ancien poste. Le salaire ? Ben il va revenir comme avant... pourquoi ?"
S’ils n’avaient pas touché au salaire et avaient pris plus de temps pour en jaser, ça aurait peut-être passé - difficilement. Étant là depuis 16 ans, elle n’a pas démissionné, mais pour le reste, bonjour la motivation!

Le pire? Le nouveau gestionnaire ne faisait pas l’affaire, crise interne, démission, retour à la case départ. Ils ont demandé à Jeanne de redevenir chef d'équipe. Elle a dit qu'elle allait y penser, à condition de doubler son salaire et que le directeur vienne s'excuser. À genoux.  Devant tout le monde...

* RH brutes est mon alter ego plus sombre,  le ton est plus mordant ou moins sérieux que dans mes billets habituels. Pour plus d'information, voir ce billet explicatif.

mardi 11 avril 2017

Le salaire minimum augmente le 1er mai

À compter du 1er mai 2017, le taux horaire minimum augmentera de 0.50$ pour atteindre 11.25$. Les travailleurs à pourboire, de leur côté, verront leur salaire augmenter de 0,25$ à 9,45 $. Ces hausses sont plus élevées que celles accordées durant les années précédentes. Cette hausse touche un peu plus de 365 000 travailleurs au Québec.

Le gouvernement veut hausser graduellement le salaire minimum pour qu'il atteigne environ 50 % du salaire moyen au Québec. Notre province est 6e sur 10 provinces canadiennes pour la valeur du salaire minimum, et passera au 3e rang avec cette hausse.

Ce qui me rappelle que mon premier emploi salarié était à 4.35$/h en 1986. Je gardais aussi des enfants, ménage et parfois lavage inclus. Tout ça sans DVD, ordinateur, ni iPad, pour ... 1.50$ de l'heure !

Certains diront que les jeunes d'aujourd'hui sont bien gâtés... Mais rien ne change, en fait. La génération des boomers s'est fait taxer de paresseuse parce qu'elle refusait de travailler six jours sur sept, pour le taux minimum en 1965 soit 0.70$ l'heure !

Pour aller plus loin...
La page du salaire minimum de la CNESST
Le résumé du site de Radio-Canada
Historique des salaires minimum au Québec

mardi 13 septembre 2016

20 employés ou plus ? Votre RVER est-il prêt ?

Une loi québécoise adoptée en 2013 oblige toute entreprise de 20 employés ou plus à offrir de l'épargne-retraite à ses employés. Ceux qui n'en offrent pas encore devront obligatoirement offrir un régime, dont le Régime volontaire d'épargne-retraite (RVER) selon les règles prévues par le gouvernement.

Date limite : 31 décembre 2016
À moins qu'elles n'offrent un autre type de régime admissible, toutes les entreprises québécoises comptant 20 employés ou plus en date du 30 juin 2016 doivent mettre en place un RVER d'ici le 31 décembre 2016.
Celles qui comptent 10 à 19 employés auront jusqu'à la fin de 2017 et les entreprises de 5 à 9 employés auront à s'y conformer éventuellement à compter de 2018.

Pour toutes les PME
Toutes les entreprises visées devront mettre en place un RVER, même si rien ne les oblige à y cotiser. Sont exclues les entreprises de compétence fédérale.

Un choix de moyens
Plusieurs moyens sont à la disposition des entreprises qui n'auraient pas déjà un régime en place, REER, RVER, CELI, RPDB, etc.

Étapes et fonctionnement

  • L'employeur choisit un régime offert par un administrateur autorisé et en informe les employés concernés. 
  • Il doit inscrire ces employés, prélever les cotisations et les transmettre à l'administrateur du régime.
Si le régime choisi est un RVER, l'employeur doit également respecter les conditions prévues par le gouvernement soit :
  • Les travailleurs ayant au moins un an de service continu sont automatiquement inscrits à ce nouveau régime de retraite. 
  • La cotisation doit être prélevée directement sur la paie. 
  • L'employé peut cesser ou suspendre sa participation, il peut également augmenter ou diminuer son taux de cotisation.
  • La gestion des placements et l'administration du régime sont assurées uniquement par l'administrateur, qui offre de l'aide et des documents pour aider l'employeur dans ses démarches d'implantation ou par la suite. 
Dépêchez-vous ! Amendes et délais...
C'est la Commission des normes du travail (CNESST) qui veille au respect des obligations à ce sujet. Les retardataires pourraient recevoir des amendes de 500$ à 10 000$. Les administrateurs estiment qu'il faut compter environ trois mois pour mettre en place un RVER. 

Pour en savoir plus :
Page officielle du gouvernement du Québec
Journal les Affaires
Radio-Canada

Mots clés : ressources humaines RVER remuneration régime épargne retraite obligations lois employeur 

mardi 3 mai 2016

Le salaire minimum a augmenté au 1er mai 2016

Beaucoup d'étudiants seront touchés par cette hausse
Le taux du salaire minimum est passé de 10,55 $ l’heure à 10,75$ le 1er mai dernier. Le taux des employés à pourboire, de son côté, monte de 9,05 $ l’heure à 9.20 $.

Rappelons que ce taux est vraiment un minimum. Par exemple, si le salarié reçoit de son employeur des avantages ayant une valeur pécuniaire, comme l'usage d'une automobile ou d'un logement, cela ne doit pas ramener son salaire à moins que le taux minimum.

Second exemple : lorsqu'un salarié "payé à la semaine" travaille beaucoup d'heures et qu'il peut démontrer que le salaire hebdomadaire ne lui donne pas le salaire minimum, il pourrait se plaindre à la CNESST (organisme remplaçant la Commission des normes du travail depuis 2016).

Pour plus d'information, la CNESST donne de nombreux exemples de l'application de la Loi du salaire minimum sur son site.

Tendance mondiale
Une tendance mondiale se dessine, surtout depuis la crise financière de 2008, d'augmenter de façon importante le salaire minimum. Ainsi des économistes aimeraient le voir atteindre les alentours de 15$ de l'heure et des pays qui n'en avaient aucun jusqu'à présent, comme l'Allemagne, ont décidé d'en mettre un en vigueur dans les dernières années.

Quelques articles récents pour aller plus loin :
Pauvres travailleurs au salaire minimum
Pour un salaire minimum à 15,10 $/heure
Le Québec aura son salaire minimum à 15 $ l'heure en 2021 ou en 2037?


mercredi 2 mars 2016

Équité salariale : chaque année ou aux 5 ans ?

La DEMES n'est pas l'équité salariale

Une certaine confusion s'est installée entre la DEMES (Déclaration en matière d'équité salariale), qu'il faut faire chaque année, et l'obligation de réaliser un exercice d'équité salariale, qu'il faut faire aux cinq ans lorsqu'on y est assujetti.

La plupart des entreprises ayant déclaré 10 salariés et plus au Registre des entreprises du Québec ont reçu des lettres de rappel au sujet de la DEMES, même lorsqu'elles avaient déjà fait leur exercice d'équité salariale.

Rappelons que maintenant plus de 80% des employeurs se sont conformés à la Loi de l'équité salariale.

La DEMES : obligatoire chaque année
La DEMES est la déclaration annuelle pour indiquer au gouvernement où vous en êtes avec la Loi sur l'équité salariale. Elle doit être produite annuellement, en même temps que la mise à jour au Registre des entreprises.

L'équité : aux cinq ans
Tandis que l'Exercice d'équité salariale, lui, doit être réalisé au plus tard cinq ans après avoir franchi le cap des dix salariés, et réalisé sous forme de "maintien" à tous les cinq ans ensuite. Vous trouverez plus d'information avec plusieurs liens utiles plus bas.

Des amendes pour la DEMES aussi !
Si la Commission d'équité salariale a commencé à donner des amendes et fait beaucoup de vérifications au sujet de l'équité comme telle dans les dernières années, la DEMES elle-même commence à être vérifiée aussi. Des clients d'un collègue ont reçu une amende de 3000$ pour n'avoir pas fait leur DEMES. C'est donc une bonne idée de répondre rapidement à vos obligations à ce sujet.

De plus, les employeurs pris en faute par la Commission sont maintenant affichés sur leur site web, cliquez ici pour voir cette liste.

Références utiles
Tous mes billets concernant l'équité salariale
Le site web général de la Commission de l'équité salariale
Comment savoir si votre organisation est assujettie à l'équité salariale

mercredi 1 avril 2015

Wal-Mart et le salaire minimum - augmentation le 1er mai 2015

Au Québec le salaire minimum passera de 10.35$ à 10,55$ le 1er mai prochain. Les employés à pourboire verront également leur salaire passer la barre psychologique du 9$ en passant de 8.90$ à 9,05 $ de l'heure.

Le journal La Presse a rapporté les propos du ministre du Travail, Sam Hamad, lors de l'annonce fait cet automne : un des objectifs de la hausse est d'inciter les personnes assistées sociales à retourner sur le marché du travail. Il a estimé l'impact sur la masse salariale des entreprises à 0.04%.

Il a également calculé qu'un parent monoparental de deux enfants obtiendra environ 30 % de plus au salaire minimum à temps plein qu'avec des prestations de l'aide sociale. L'article ne dit pas s'ils incluent dans leurs calculs les frais associés au travail (déplacements, services de garde, etc.)

260 000 personnes seront touchées par cette hausse, dont 63% de femmes.

Même Wal-Mart le fait
Aux États-Unis, le salaire minimum fédéral (les états peuvent exiger un salaire minimum plus élevé) est de 7.25$ depuis 2007. Des mouvements de protestations réclamant une hausse de ce salaire sont en croissance. Ceux-ci semblent porter fruit : Wal-Mart a annoncé récemment son intention d'augmenter de 40% son salaire minimum aux États-Unis en avril prochain. Environ 40% des 1,3 million d'employés temps plein recevront alors 9$ de l'heure, puis à partir du 1er février 2016, ce salaire grimperait à « au moins » 10$ l'heure.

Ailleurs dans le monde
  • En France le taux minimum revient à 9.61 Euros, soit environ 13.75$
  • Au Maroc il était de 10.64 dirhams, environ 1.25$, l'un de meilleurs d'Afrique 
  • Les deux pays européens offrant le meilleur salaire minimum sont le Luxembourg et l'Irlande, aux alentours de 11 Euros soit environ 15.75$. Les plus bas sont la Bulgarie et la Roumanie avec environ 1.5 Euros de l'heure ou 2.15$.
En 2009, pour 24 pays membres de l'OCDE, le salaire minimal s'élevait, en moyenne et pour les salariés à plein temps plein, à un peu plus d'un tiers du salaire moyen. 

mardi 17 mars 2015

Pourquoi le salaire n'est PAS important !

L'argent, on n'en a jamais assez ?
À entendre les gestionnaires, les employés, les clients - en fait pas mal tout le monde - on pourrait penser que l'argent est ce qu'il y a de plus important dans la vie professionnelle. On a tous entendu des "Il a quitté pour 25c de plus de l'heure"...

Si le salaire est si important, pourquoi les employés sont-ils ensuite si difficiles à motiver ? Pourquoi une augmentation de salaire fait-il effet seulement quelques semaines, et encore ? Pourquoi les PME et OBNL réussissent-ils à embaucher et conserver leurs employés malgré leurs salaires souvent moindres ?

Parce que le salaire n'est PAS important ! 
D'accord, le salaire est important, mais pas dans le sens où on l'entend généralement. Le salaire est très important lors de l'embauche, parce que c'est le seul élément "garanti". Par la suite, il est important lorsque l'employé ne reçoit pas le montant qu'il pense valoir dans les circonstances. Et cette valeur est bien difficile à évaluer : elle varie en fonction du poste, du temps, de l'entreprise et d'autres facteurs. La même personne acceptera de travailler pour un salaire moindre dans une petite boîte ou une OBNL si elle sent qu'elle contribue à un projet intéressant, qu'elle fait ce qu'elle aime, qu'elle est bien entourée ou valorisée, qu'elle a peu de transport à faire, qu'elle a beaucoup de flexibilité, etc.

À partir du moment où l'employé sent qu'il n'est pas payé à sa juste valeur, là le salaire devient très important. Un peu comme la faim, cette sensation d'être sous-payé vient miner la motivation et peut même encourager l'employé à se "repayer" en travaillant moins d'heures, en s'impliquant moins, en volant l'entreprise parfois.

Par contre lorsque l'employé sent qu'il est payé à sa juste valeur, il oublie complètement le salaire, sauf lors des augmentations annuelles.

C'est impossible, ils n'arrêtent pas d'en parler
D'accord, il y a certaines personnes (et parfois certains milieux) qui réclament très souvent et à grands cris l'augmentation, le bonus, la prime. Le problème est qu'ils ne seront pas plus motivés ensuite, juste un peu plus tranquilles. Questionnez-vous alors sur le milieu de travail que vous désirez et quel encouragement reçoit l'employé qui crie.

Mais les deux raisons plus probables sont :
1. l'employé ne se sent pas payé à sa juste valeur - voir précédent.
2. il est insatisfait mais n'ose pas l'exprimer : "chiâler" sur le salaire est beaucoup plus facile que de nommer les difficultés avec le patron ou les collègues, entre autres.

Une stratégie payante
Après s'être assuré que nos employés ne sont pas motivés seulement par le fait d'en avoir plus, une bonne stratégie est de payer juste un peu plus que ce à quoi aspire l'employé, tout en respectant l'équité interne bien sûr.

Pour plus de détails sur les facteurs de motivation au travail, incluant le salaire, voir ce billet précédent en cliquant ici.

mardi 20 janvier 2015

Remplacer un employé par deux autres - par RH brutes

Voici un texte de mon alter-ego plus sombre, RH brutes. Pour plus d'information, voir ce billet explicatif. Avertissement : le ton est plus direct que dans mes billets habituels.
 
Notre ancienne directrice marketing, Hélène, était super efficace et polyvalente. Quand elle a demandé une augmentation après avoir tout refait le site web, le boss a refusé, et elle s’est trouvée une autre job plus payante en 3 semaines. Le patron lui a offert l’augmentation et demandé de rester...

C’est dommage pour la compagnie, mais je suis contente qu’elle ne soit pas revenue sur sa décision - voir mon billet précédent là-dessus. Fâché et un peu surpris qu'elle ne change pas d'avis, le patron a refusé qu'elle travaille le préavis. Ensuite, il a trouvé lui-même un bon candidat ce qui a permis "d’économiser sur les frais de recrutement". Je cite.

Heureusement, le nouveau se débrouille plutôt bien malgré qu’il a été embauché par les méthodes "évolutives" de mon patron, et dû reprendre tous les dossiers au vol. Mais il ne fournit pas à la tâche, alors après 4 mois, il faut lui trouver un assistant qui saura l’épauler dans les tâches quotidiennes.

Si j’osais, je rappellerais sournoisement à mon patron qu’au moins, on a économisé sur le salaire du nouveau directeur. Avec le nouvel employé, ça revient "seulement" à 30% de plus que d'avoir augmenté Hélène au départ…

lundi 17 novembre 2014

Le tapis rouge pour ceux qui s'en vont... - par RH brutes

Voici un texte de mon alter-ego plus sombre, RH brutes. Pour plus d'information, voir ce billet explicatif. Avertissement : le ton est plus direct que dans mes billets habituels.

J’haïs ça quand ils déroulent le tapis rouge juste pour ceux qui menacent de partir… Un exemple : Martin, un de mes amis dans une autre entreprise trouvait son salaire un peu bas et m’a demandé comment son poste peut valoir. Je lui ai répondu : au moins 55 000$. Lui gagne 15$/h depuis 3 ans. Oups…

Quand il a achevé de convertir les dollars dans sa tête et compris que c’était pas mal plus… Ouch ! Il était encore bleu quand il est allé voir son boss, qui lui a dit, « C’est correct, je vais te donner 18$ de l’heure ».

Martin est un gars tranquille qui aime pas s'hostiner. Il a commencé à chercher une job et quand il en a trouvé une à 25$ de l’heure, il est retourné voir son patron. Qui lui a dit, « ok, ok, ma te donner 26$ pis achâle moi pu avec ça ! »

Comme Martin aime la place, l’équipe et la job, il a accepté, mais en même temps, comment il fait pour rester dans une compagnie qui l’a f**** de milliers de dollars durant 3 ans ? Et comme Martin m'a dit, si son boss a dit oui tout de suite, c’est qu’il SAVAIT que ça le valait.

Aux dernières nouvelles, Martin travaille deux fois moins fort pour presque le double de son salaire d'avant...