mardi 26 mai 2015

Les jeunes au travail, ou à l'école! par RH brutes

Voici un texte de mon alter-ego plus sombre, RH brutes. Pour plus d'information, voir ce billet explicatif. Avis : le ton est plus mordant que dans mes billets habituels.

Aidez à réduire le nombre de Tanguy...
Après quelques réactions à mon billet du mois passé, j'improvise quelques conseils à ceux qui ne savent pas quoi faire avec un rejeton qui colle à la maison. Avec un peu de chance, il y a quelques points utiles si vous voulez rendre un employé plus autonome ou motivé...

D’abord, rendez ça plus plate de rester à la maison que d'être à l'école ou au travail. Je répète parce que c'est essentiel : rendez ça plus plate de rester à la maison que d'être à l'école ou au travail.

Le jeune fait preuve d'un minimum de bonne volonté? Trouvez le CJE de votre région pour l'aider - mais dépêchez-vous avant que le gouvernement ne les austérise...
 
Ensuite, faites le focus sur l’objectif, et lâchez le moyen. Ne dites pas "va trouver un travail", "retourne à l'école" ou "va porter des CV". Chargez lui plutôt une pension!

Vous n'êtes pas rendu à ce stade, vous craignez la DPJ ou pire, le regard plein de jugement des autres parents? Chargez lui l’internet et son cellulaire. Ensuite faites-lui faire le ménage, le plus long, plate et pénible qui soit.

Côté renforcement positif, n’acceptez de lui donner du bon manger que lorsqu’il s’est inscrit à un programme ou qu’il a passé une entrevue. Promettez-lui de lui redonner son internet ou son forfait cellulaire dès qu'il commence l'école ou un emploi. Il sera pas mal plus motivé que si vous allez le porter et parlez à l'employeur à sa place...

Si ça ne fonctionne pas, il restera toujours l'option de vendre la maison et déménager dans un 3 et 1/2 au Nunavut. Ou un endroit plus proche mais qui n'a pas encore l'internet disponible.

Et surtout, surtout, arrêtez de vous plaindre que les jeunes (le vôtre ou celui qui fait la grève à l'UQAM) qu'ils sont gâtés ou manquent d’autonomie! C’est plutôt leurs parents qui ont tout fait à leur place et leur ont tout donné...

mercredi 20 mai 2015

Peut-on congédier un imbécile ?

Shawn Simoes congédié pour avoir trop parlé...
La question complète est en fait "peut-on congédier un employé pour un acte stupide répréhensible commis en dehors du travail?" mais le mot imbécile donne un titre plus "punché"!

Pour l'illustrer je me suis inspirée du cas récent de cet employé d’Hydro One, Shawn Simoes, qui a lancé des propos obscènes à la télévision en direct.

Malgré la portée médiatique actuelle, congédier un employé pour des actes commis hors du travail, actes qui n'impliquent pas l'employeur directement, est quelque chose de peu fréquent. Mais la question est intéressante alors explorons-la un peu.

Alors peut congédier un employé pour un acte répréhensible commis en dehors du travail ?
Oui, au nom de l'atteinte à la réputation et à l'image de marque de l’employeur comme avec Shawn Simoes. Parce qu'il a tenu des propos déplacés à la télévision nationale et pourrait être associé indirectement à son employeur, Hydro One l'a congédié. Ce cas est limite : M. Simoes n'est pas célèbre, il n'a pas nommé son employeur et ne portait pas de vêtements aux couleurs d'Hydro One, donc peu de gens pouvaient faire le lien. Toutefois la gravité des gestes a suffi pour que l'employeur décide de le congédier. Stratégiquement, l'employeur a peut-être également préféré réagir rapidement pour démontrer qu'il était pro-actif, quitte à ré-embaucher ou indemniser l'employé fautif par la suite.

Un autre cas est quand les actes commis brisent le lien de confiance entre l'employeur et l'employé. Par exemple, un employé reconnu coupable de fraude dans un travail précédent pourrait perdre la confiance de l'employeur en tant que comptable dans sa société. Un agresseur fortement soupçonné ou reconnu coupable pourrait perdre son emploi parce que le reste de l'équipe n'a plus confiance et que cela mine l'ambiance de travail. Finalement si l'employé a une image importante auprès du public, comme un policier ou un pompier, l'employeur a le droit d'être plus sévère au nom de la sauvegarde de la confiance du grand public.

L'employé peut-il contester son congédiement en invoquant le droit à la vie privée ?
Oui, au Québec, la Charte des droits et libertés de la personne indique que « toute personne a droit au respect de sa vie privée ». Par contre, l'employeur a aussi le droit de protéger sa réputation, et de préserver une saine ambiance de travail.

Dans le cas d'un acte grave, l'employé doit-il être reconnu coupable selon le droit criminel pour que l'employeur puisse le congédier ?
Pas nécessairement : en droit criminel on doit établir une preuve "hors de tout doute raisonnable" tandis qu'en droit du travail, l’employeur doit plutôt prouver qu'il est plus probable que l'employé ait commis les actes reprochés que l'inverse.

Source des informations : site web de l'Actualité Quand un écart de conduite mène au congédiement

mardi 12 mai 2015

PME et assurances collectives

Les assurances collectives sont d'abord une façon d'attirer et de fidéliser les employés. En même temps, de plus en plus d'organisations les incluent dans un programme plus vaste afin d'inciter les employés à adopter de saines habitudes de vie.

Elles veulent ainsi favoriser un bon climat de travail et une meilleure performance de leurs employés, s'appuyant sur des études qui ont montré que des employés en santé et en bonne forme physique réduisent leurs absences, sont de meilleure humeur, sont plus résistants au stress et performent mieux au travail.

Bref, des assurances collectives bien gérées sont un investissement qui rapporte gros à long terme. Ayant assisté à une conférence d'un spécialiste, Luc Desgroseillers, voici quelques points intéressants à retenir.

Portrait des assurances collectives en PME 
Un sondage récent que j'ai effectué indiquait qu'environ 80% des PME offraient des assurances collectives. Selon M. Desgroseillers, leur couverture ressemble à ceci :
  • 100% offrent l'assurance-vie
  • 70% salaire longe durée
  • 40% salaire de courte durée
  • 100% soins médicaux (et 80% des entreprises les remboursent à 80%)
  • 25% soins dentaires
Au Québec 80% des PME paient la moitié du coût de la prime. En grande entreprise, les employeurs paient une plus grande part et offrent plus de garanties.

Comment réduire sa prime ?
Si les garanties à long terme (assurance-vie, assurance salaire longue durée) sont influencés par les facteurs démographique (âge, type d'emploi, genre, etc.), les autres, comme les soins dentaires, viendront plutôt de l'historique du groupe où l'employeur a plus d'influence.

Pour contrôler les coûts à court terme, l'entreprise peut réduire la couverture, mais elle peut aussi optimiser les aspects fiscaux. Selon M. Desgroseillers, plus de la moitié des régimes ne le sont pas et coûtent plus d'impôt qu'ils ne devraient.

À moyen terme, l'entreprise peut sensibiliser ses employés. Par exemple elle peut inciter les employés à se procurer les médicaments auprès des grandes surfaces et des pharmacies postales et à favoriser les génériques.

À long terme, plusieurs mesures permettent de favoriser de meilleures habitudes de vie : programmes d'exercice physique, de saine alimentation, arrêt du tabac, etc. Le site web de Kino-Québec offre par exemple une brochure sur l'exercice en milieu de travail sur son site web et leurs conseillers peuvent vous informer des ressources locales sur ce thème.

Le courtier ou l'assureur devrait pouvoir vous conseiller et vous proposer des solutions intéressantes afin de réduire vos coûts d'assurance et d'augmenter le bien-être de vos employés. Ce sera probablement une voie incontournable si le nombre de travailleurs disponibles continue à diminuer dans les prochaines années.

mardi 5 mai 2015

Les 4 étapes pour faire évoluer une situation problématique

Le changement qui fait peur...
Si gérer une "situation problématique" a ses aspects spécifiques, on est quand même dans de la gestion du changement, que nous avons abordée dans quelques textes dont Le changement au travail ? C'est comme une douche... froide !

Comme l'époque semble de plus en plus générer ces situations problématiques en entreprise (absentéisme, conflits, refus de faire un travail, etc.) voici un rappel des étapes générales pour faire évoluer une situation à problème, avec des références complémentaires au bas.

Étape 1 : analyse de la situation
  • Établir le portrait neutre de la situation. Ceci inclut de rencontrer les gens concernés, et recueillir les faits (nombre de retards, nombre et gravité des erreurs, incidents, etc.) et sans s'y attarder trop longtemps, les impressions (malaise des co-équipiers, attitude négative, inquiétudes/effets indirects sur la santé, la productivité, la confiance, etc.)
    MIRACLE ! L'écoute peut parfois à elle seule contribuer à régler le problème
  • Identifier les craintes, les freins au changement
  • Trouver quels sont les moteurs pour faire changer de situation
Étape 2 : analyse des options
  • accepter la situation (parfois pour un délai entendu)
  • adapter le poste, l'équipe ou l'horaire 
  • offrir un accompagnement personnalisé (interne ou externe)
  • commencer un processus de mesures disciplinaires
  • ou même "attendre que ça passe"
    ATTENTION cette méthode sur-utilisée empire souvent la situation.
Étape 3 : application
  • présenter une ou des options aux personnes concernées (ex. employé et gestionnaire)
  • l'adapter en fonction de leur réaction
  • la mettre en application
  • faire le suivi après la période de temps prévue
    MIRACLE no 2 ! Cette étape fait souvent la différence entre le succès et l'échec
Étape 4 : retour sur le processus
  • prévoir dès le départ une ou deux rencontres de suivi après le processus pour apprendre ce qui s'est passé et améliorer nos prochaines interventions
  • effectuer ces rencontres, même s'il est tentant de les mettre de côté (sentiment d'urgence faible mais importance élevée), ceci afin de garder la confiance et l'adhésion des participants
  1. Cliquer ici pour quelques textes de mon blogue sur la gestion du changement, 
  2. et ici pour les textes portant spécifiquement sur la présence au travail (absentéisme).

mardi 28 avril 2015

Parents, laissez vos jeunes tranquille! - par RH brutes

Voici un texte de mon alter-ego plus sombre, RH brutes. Pour plus d'information, voir ce billet explicatif. Avis : le ton est plus mordant que dans mes billets habituels.
  
Une amie me contait que beaucoup de parents accompagnent leurs jeunes de trop près quand ils recherchent un emploi ou une fois embauchés. Ça peut sembler une bonne idée, mais ça ne l’est pas… J'ai souvent embauché des jeunes et avec des collègues on le voit : certains sont une vraie plaie. Pas les jeunes, les parents!

Des exemples ? 
Parents, ne faites pas des "Tanguy"
au travail avec vos enfants!
Le jeune est malade? Sa mère appelle…
« Tanguy sera absent, le pauvre est malade.
– Madame, c’est à Tanguy de nous appeler.
– Comment ça? Je suis sa mère!
 – Justement! S’il est assez grand pour un chèque de paie, il est assez grand pour téléphoner lui-même! »
Surtout à 28 ans…

Une jeune en retard et absente à répétition, mesures disciplinaires terminant par un congédiement. Son père nous engueule au téléphone, puis porte plainte contre nous aux normes du travail…

Au salon de l'emploi, une mère m'explique consciencieusement tout ce que son fils peut faire pour nous. « Mais madame, il est où votre fils?
– Euh, il s'est couché tard et il rattrape son sommeil...
– Dites-moi donc, quand il va travailler et qu'il aura besoin de rattraper son sommeil dans le futur, vous allez le remplacer à l'usine aussi? »

Parents qui lisez ceci, rendez-nous service et surtout, rendez leur service : s’ils sont en âge de travailler, laissez-les chercher et travailler tranquille!

mardi 21 avril 2015

Salon de l'emploi - des résultats

Deux salons de l'emploi tenus récemment à Terrebonne et à Brossard ont connu beaucoup de succès. Ayant reçu respectivement 2000 et 2800 visiteurs, ils montrent l'intérêt des employeurs et des chercheurs d'emploi à se rencontrer en personne.

Le Salon emploi Rive-Sud, tenu le 11 mars, comptait une soixantaine d'employeurs qui ont affiché 300 postes.

Le Salon de l'emploi des Moulins en était à sa 16e édition qui s'est tenue les 13 et 14 février. Environ 250 postes étaient affiché par les 25 entreprises présentes et un Babillard de l'emploi y ajoutait 200 postes de la région.

Qui visite un salon de l'emploi ? Les organisateurs du salon de l'emploi de Moulins ont effectué un sondage auprès des 2000 visiteurs afin de mieux les connaître :
  • 80% en sont à leur première visite
  • 60% proviennent de la région (des Moulins)
  • 57% sont des hommes
  • 55% ont une formation professionnelle, collégiale ou universitaire
  • 40% sont sans emploi
  • 87% sont satisfaits de leur visite au salon
Ce taux de satisfaction est impressionnant : quel autre moyen permet en un ou deux jours des dizaines ou des centaines de candidats potentiels et que ceux-ci sont satisfaits près de neuf fois sur dix ?

Ces deux évènements ont été organisés par Emploi-Québec en collaboration avec des partenaires régionaux, ce qui permet aux PME d'y participer à un coût abordable et aux visiteurs de bénéficier de services connexes (aide à la recherche, à la rédaction de CV, etc.)
Emploi-Québec aide beaucoup les employeurs qui recherchent de bons candidats, entre autres par des formations, des évènements comme les salons de l'emploi et des services de maillage avec les candidats potentiels. Vous pouvez en savoir plus sur leur site web ou en communiquant avec un de leurs conseillers.

mardi 14 avril 2015

Nouvelle question pour améliorer l'entrevue d'embauche

Je viens de lire un article paru il y a quelques mois, intitulé "The Hidden Flaw In Behavioral Interview Questions". Ce texte bien intéressant remet en question les questions behavioristes (comportementales) que j'utilise souvent en entrevue d'embauche comme beaucoup de recruteurs.

La question "behavioriste" ? 
C'est cette question où on demande au candidat de décrire une situation où il a fait preuve d'autonomie, de détermination ou de courage managérial, ou de nous donner un exemple concret de ses aptitudes en organisation ou en gestion de temps...

Quel est le problème ?
Comme le soulève l'auteur, beaucoup des candidats, au moins ceux qui sont de bons communicateurs, répondront plutôt facilement à ces questions. Entre autres parce qu'elles orientent le candidat vers le contenu souhaité dans la question elle-même.

Candidate axée sur la solution ?
À l'inverse, l'auteur suggère de partir d'une situation négative, comme dans cet exemple : "Parlez-nous d'une situation où vous vous êtes ennuyé au travail/avez vécu un conflit/avez fait face à un client mécontent... " Vous obtiendrez probablement l'un de ces deux résultats :

1- Le candidat insiste sur le problème, avec peu d'emphase sur la solution, voire aucune.

2- Le candidat insiste sur la solution. Il passe moins de temps sur le problème et en arrive rapidement à la solution et la décrit sans difficulté.

Attention !
Ceci ne veut pas dire que le candidat no 1 soit à écarter comme le suggère un peu l'auteur de l'article. Il peut effectivement être un "employé à problèmes", mais peut-être seulement qu'il n'est pas à son meilleur dans un poste demandant des habiletés d'adaptation, d'imagination, ou de résolution de problèmes. De plus, s'il décrit peu la situation, il est peut-être tout simplement moins bon communicateur que d'autres, ce qui n'est pas un prérequis pour plusieurs postes, comme les postes manuels par exemple. Finalement, pour certains types de postes ou des milieux plus traditionnels, un candidat trop axé sur les solutions ne sera pas non plus à sa place.

mercredi 8 avril 2015

Emplois d'été ? Il est déjà tard !

Si vous pensez embaucher des employés pour l'été prochain, il est déjà tard pour y penser. D'abord parce que les meilleurs candidats sont souvent déjà "réservés" et ensuite parce que la date limite est dépassée pour certains programmes aides financières.

Il faut se prendre de bonne heure pour les aides financières : certains programmes ou situations ont une date limite en avril ou en mai, pour d'autres c'est plutôt mars ou même janvier...

Que ce soit pour réserver les meilleurs candidats ou pour placer une demande d'aide financière, je vous suggère d'entrer un rappel dans votre agenda pour l'an prochain parce que c'est très difficile de penser aux emplois d'été en décembre ou en janvier !

Voici trois programmes accessibles aux PME et OBNL :

Programme Desjardins au travail - date limite : selon les régions
Financé par les Caisses Desjardins, ce programme permet d’offrir un premier emploi d’été à des étudiants âgés de 15 à 18 ans qui ne possèdent pas d'expérience de travail significative. Les employeurs désirant participer au programme doivent s’inscrire au CJE de leur région. Administré de façon régionale, il peut varier selon l'endroit, ainsi dans ma région (Terrebonne-Mascouche), la date limite pour présenter une demande est le 7 mai. Desjardins résume l'esprit du projet ici (cliquer sur ce lien pour voir le site web). Pour le reste, vous devez vous informer auprès de votre CJE, pour trouver votre CJE, vous pouvez cliquer ici.

Fonds étudiant FTQ - date limite : entre le 15 mars et le 15 mai selon le cas
Le programme veut favoriser la création d’emplois d’été à caractère éducatif et social pour les étudiants des niveaux secondaire à universitaire,et inciter les employeurs à créer des emplois d’été à caractère éducatif et social pour les étudiants. Les employeurs admissibles sont les OBNL, les organisations syndicales, les coops et les petites entreprises. L'aide financière peut aller jusqu'à 90% du salaire brut. Pour plus d'information, cliquer ici.

Service Canada - date limite : 30 janvier
Le programme s'adresse aux étudiants de 15 à 30 ans à temps plein. Les OBNL peuvent obtenir une aide financière jusqu'à 100% du taux de salaire minimum en vigueur, et les employeurs publics et les PME de 50 employés ou moins jusqu'à 50%. Les demandes doivent être faites avant le 30 janvier pour l'été suivant. Pour plus d'information, cliquer ici.

Mis à jour le 16 février 2016

mercredi 1 avril 2015

Wal-Mart et le salaire minimum - augmentation le 1er mai 2015

Au Québec le salaire minimum passera de 10.35$ à 10,55$ le 1er mai prochain. Les employés à pourboire verront également leur salaire passer la barre psychologique du 9$ en passant de 8.90$ à 9,05 $ de l'heure.

Le journal La Presse a rapporté les propos du ministre du Travail, Sam Hamad, lors de l'annonce fait cet automne : un des objectifs de la hausse est d'inciter les personnes assistées sociales à retourner sur le marché du travail. Il a estimé l'impact sur la masse salariale des entreprises à 0.04%.

Il a également calculé qu'un parent monoparental de deux enfants obtiendra environ 30 % de plus au salaire minimum à temps plein qu'avec des prestations de l'aide sociale. L'article ne dit pas s'ils incluent dans leurs calculs les frais associés au travail (déplacements, services de garde, etc.)

260 000 personnes seront touchées par cette hausse, dont 63% de femmes.

Même Wal-Mart le fait
Aux États-Unis, le salaire minimum fédéral (les états peuvent exiger un salaire minimum plus élevé) est de 7.25$ depuis 2007. Des mouvements de protestations réclamant une hausse de ce salaire sont en croissance. Ceux-ci semblent porter fruit : Wal-Mart a annoncé récemment son intention d'augmenter de 40% son salaire minimum aux États-Unis en avril prochain. Environ 40% des 1,3 million d'employés temps plein recevront alors 9$ de l'heure, puis à partir du 1er février 2016, ce salaire grimperait à « au moins » 10$ l'heure.

Ailleurs dans le monde
  • En France le taux minimum revient à 9.61 Euros, soit environ 13.75$
  • Au Maroc il était de 10.64 dirhams, environ 1.25$, l'un de meilleurs d'Afrique 
  • Les deux pays européens offrant le meilleur salaire minimum sont le Luxembourg et l'Irlande, aux alentours de 11 Euros soit environ 15.75$. Les plus bas sont la Bulgarie et la Roumanie avec environ 1.5 Euros de l'heure ou 2.15$.
En 2009, pour 24 pays membres de l'OCDE, le salaire minimal s'élevait, en moyenne et pour les salariés à plein temps plein, à un peu plus d'un tiers du salaire moyen. 

mardi 24 mars 2015

Diversité - par RH brutes

Voici un texte de mon alter-ego plus sombre, RH brutes. Pour plus d'information, voir ce billet explicatif. Avertissement : le ton est plus direct que dans mes billets habituels.
 
C’est drôle qu’on parle de plus en plus de la diversité, parce qu’elle semble en voie de disparition. Et pas juste avec les bélugas… C'est aussi chez les humains : tout le monde doit porter un casque, prendre du Ritalin ou faire son 30 minutes d’exercice en mangeant ses 5 portions de fruits et légumes.

Je le vois aussi dans l’entreprise : certains m'ont déjà dit qu'ils ont peur qu’on embauche des « étrangers » – façon polie de parler des musulmans...

Achour, un Algérien, m’a fait réfléchir quand nous avons parlé d'une amie recruteure : elle a dû passer en entrevue un candidat qui refusait de répondre à ses questions, de la regarder ou de lui serrer la main. Il semble que ça ne rentrait pas des ses croyances religieuses de devoir répondre à une femme.

Achour a poussé un grand soupir et m’a dit : « Ça me choque. C'est à cause de gens comme ça que j’ai dû fuir mon pays. Et maintenant, rendu ici, leur intolérance me rattrape encore de cette façon! »

Nous avons embauché Achour et il s’intègre très bien dans l’équipe. Il a apporté des idées nouvelles, un point de vue différent, et même un très bon couscous à partager vendredi dernier.

Et plus je voyage, plus je rencontre du monde différent au travail et ailleurs, plus je trouve qu'il y a plus de ressemblances que de différences...