mercredi 10 mai 2017

N'importe quel poste ? via Oeil du recruteur

Comme mentionné dans le billet précédent, je vais prendre une pause d'écriture jusqu'à la mi-août.

Comme dernier billet avant cette pause, je vous propose d'aller voir ce que je viens d'écrire pour l'Oeil du recruteur, un excellent site pour les chercheurs d'emploi, mais aussi pour voir les textes, suggestions et réflexions de la part d'autres recruteurs.

Mon texte repose sur une expérience que je vis parfois quand je demande à un chercheur d'emploi ce qu'il cherche comme poste. De temps en temps, on me répond « n'importe quel poste ! » ce qui me fait toujours un peu mal au coeur.

Entre autres, j'y explique comment changer la réponse sans nuire à la recherche d'emploi et je présente quelques trucs pour contourner ce problème pour les gens qui débutent ou les étudiants.

Voyez le texte en ligne ici.

Bon début d'été !

Pause du blogue

Voici un message plus personnel : mon père, qui avait 85 ans, est décédé subitement il y a un mois. Malgré son âge respectable, ce fut un choc pour notre famille.

J'ai décidé de prendre une pause d'écriture dans ce blogue pour les prochaines semaines pour retrouver mon inspiration créatrice. Je vous reviendrai à compter de la mi-août.

Je vous remercie de votre compréhension et je demeure disponible si vous aviez des questions ou projets.

PS : je joins une petite photo en hommage à mon père, qui m'a transmis sa curiosité, son enthousiasme, son goût pour les relations humaines et surtout sa passion du français et des livres.


mardi 2 mai 2017

5 tendances recrutement - no 2

Voici la suite de 5 tendances recrutement parue la semaine dernière.

1- L'essor du vidéo
Oubliez le vidéo cher, léché, parfait ou qui dure plus de 60 secondes. Avec votre iPhone, produisez plutôt quelque chose d'honnête - et encore mieux, d'un peu comique - sur votre lieu de travail, et vous aurez souvent plus de visibilité et de succès qu'avec un vidéo corporatif parfait. Ce qui plaît aux jeunes chercheurs d'emploi ? Authenticité, instant présent, rapidité, avec un peu d'humour. Vous craignez de mal paraître ? Rassurez-vous, ces vidéos publiés sur les médias sociaux sont éphémères et seront oubliés dans quelques jours.
À l'inverse, on verra de plus en plus l'utilisation du vidéo par les candidats, entre autres pour envoyer leur CV, comme avec ImpressView, qui vient d'obtenir du financement d'Anges Québec pour son projet.

2- La transparence fait mal, ou du bien ?
Si le vidéo fait si peur aux entreprises et tellement plaisir aux jeunes, c'est qu'à moins de coûter cher en temps, dollars et ressources, il en dévoile beaucoup sur l'entreprise. Et les gens ont soif de transparence, ils en ont assez du décalage entre la parole et les actes, entre l'offre d'emploi et la réalité. Tellement qu'il y a une mode actuellement de présenter et valoriser les erreurs et échecs dans le monde des affaires.
C'est donc le temps d'expérimenter, par exemple avec des témoignages d'employés qui présentent les bons et mauvais côtés d'un emploi, ou au moins en présentant les emplois de façon plus transparente.

3- Automatisation et démocratisation du sourcing
Au besoin, voir ici la définition du sourcing. Les PME ont moins de ressources spécialisées, les candidats sont plus passifs et sélectifs, et les technologies se raffinent. Ceci entraîne une demande et, par ricochet, une offre accrue pour les connaissances, outils et services de sourcing, dont voici une liste très utile sur le blogue de Link Humans. D'un côté, les entreprises qui veulent recruter en période de rareté n'auront pas le choix, de l'autre les technologies permettront d'automatiser et de faciliter le sourcing même pour les petites entreprises.

4- Géolocalisation et visites virtuelles 
La technologie de géolocalisation permet déjà de présenter des rabais ou des publicités aux personnes présentes dans une zone géographique donnée. La prochaine étape est de faire la même chose avec des offres d'emploi.
Autre merveille technologique : vous visitez des villes inconnues grâce aux photos de Google maps ? Depuis au moins cinq ans, Google offre de le faire à l'INTÉRIEUR des entreprises. Initialement offert dans le but de vendre des produits (dans un commerce de détail), combien de temps avant que les entreprises l'utilisent pour mousser leur marque employeur ?

5- Impliquer tout le monde dans le recrutement
J'ai déjà parlé dans le texte précédent du phénomène du recrutement qui deviendrait un métier à part, parfois plus proche du marketing que des ressources humaines. Poussons ici le concept de recrutement dans une autre direction soit l'intégration du sourcing et du recrutement des nouveaux employés dans tous les aspects de l'entreprise. L'importance et la difficulté de recruter un nouvel employé allant croissantes, une des parades sera d'impliquer un maximum de gens dans le processus. Réceptionnistes, collègues et gestionnaires seront mis à contribution pour identifier des talents prometteurs, faire connaître la marque employeur et participer à l'entrevue.

Pour aller plus loin
Deux excellents blogues québécois :
Recrutement programmatique, êtes-vous prêts ? par Sandrine Théard
Guide d'automatisation de l'acquisition des talents par Jean Baptise Audrerie

mardi 25 avril 2017

5 tendances recrutement - no 1

Entre les innovations technologiques et les candidats de plus en plus sélectifs, j'avoue être souvent étourdie avec tous les changements en cours. Si vous vous sentez comme moi, bienvenue dans le club de cette première tendance :
Candidats sélectifs...

1- Le changement est partout
Et si vous n'êtes pas un recruteur à temps plein qui fait plein de formations, de lecture et de réseautage, il y a de quoi se sentir dépassé. Loin est le temps où le plus gros enjeu était le choix d'afficher dans le journal, au bureau de chômage ou sur Jobboom. Les candidats d'aujourd'hui sont en emploi et cherchent peu ou pas. Pour les atteindre, il faut donc utiliser toutes sortes d'astuces et de technologies qui évoluent très rapidement. Ce qui entraîne logiquement la prochaine tendance :

2- Le recruteur et les RH ne seront plus la même personne
Les technologies changent trop vite, les candidats sont trop "éparpillés" et le recrutement demande de plus en plus de temps et de compétences pointues. Logiquement il y aura bientôt une forte croissance des recruteurs spécialisés qui travailleront en équipe avec les ressources humaines et le marketing, même en PME. Pourquoi le marketing ? Parce que...

3- L'entreprise doit se vendre au lieu d'acheter
Cette tendance a commencé quand le boom techno et le bogue de l'an 2000 ont rendu fous les recruteurs qui cherchaient des programmeurs. 20 ans plus tard, il y a encore des employeurs qui n'ont pas réalisé que le taux de chômage a été divisé par trois depuis 1990 et ont un processus long et parfois pénible, des critères trop restrictifs, etc.
Tout doit être revu en fonction de "l'expérience candidat". C'est un peu comme pour l'expérience client, c'est-à-dire se mettre à la place du client-candidat pour revoir ses processus. Le but : convaincre le candidat d'acheter le poste avec enthousiasme. Bref, ça revient à traiter le candidat comme un client potentiel plutôt qu'un fournisseur captif.

4- Le recruteur aura une formation en marketing plutôt qu'en RH
La suite logique de la tendance "marketing d'employeur" c'est d'avoir quelqu'un des comms ou du marketing pour s'assurer que le recrutement attire bien les meilleurs candidats, par un savant mélange de techniques de vente, de culture interne forte, de web coloré, de vidéos amusants et de processus efficace, tous cohérents avec "l'expérience candidat". Par exemple, l'entreprise G-Soft pousse très loin ce concept et a effectivement embauché une DRH provenant des comms...

5- Postes "à la carte"
Nés avec des technologies déjà avancées, ils ont été élevés par des garderies et des parents qui les ont habitués à s'exprimer, demander, négocier, sans nécessairement devoir attendre ou travailler fort pour obtenir ce qu'ils voulaient. Leurs attentes sont donc très grandes, d'où des négociations importantes lors de l'embauche que ce soit pour la rémunération ou pour créer des "postes à la carte", que ce soit par les responsabilités ou les conditions de travail.

Voir 5 autres tendances recrutement en cliquant ici...

mardi 18 avril 2017

Réceptionniste et recrutement 1 - RH brutes

Un peu d'humour "RH brutes" ...*

Premier de trois anecdotes qui montrent toute l’importance de la réceptionniste dans le processus de recrutement.

La première, c’est une amie qui me l’a racontée, alors qu’elle travaillait pour une PME qui avait un taux de roulement assez élevé.

La réceptionniste y recevait les CV des "candidats spontanés" comme si elle devait toucher à un fruit moisi. Du bout des doigts, avec une grimace et même un soupir décourageant si possible. Et avec beaucoup de Purell durant la saison de la grippe.

Après avoir « usé » huit assistantes et un comptable - elle n’était pas désagréable juste avec les visiteurs, ils ont fini par la congédier. Mon amie a alors constaté une augmentation des CV qui se rendaient jusqu'à elle. Mieux, les candidats appelés se présentaient soudainement plus nombreux aux entrevues !

Heureusement, la nouvelle réceptionniste a beaucoup, beaucoup d’entregent et ne prend pas de Purell pour recevoir les CV.

* RH brutes est mon alter ego plus sombre, le ton est plus mordant ou moins sérieux que dans mes billets habituels. Pour plus d'information, voir ce billet explicatif 

mardi 11 avril 2017

Le salaire minimum augmente le 1er mai

À compter du 1er mai 2017, le taux horaire minimum augmentera de 0.50$ pour atteindre 11.25$. Les travailleurs à pourboire, de leur côté, verront leur salaire augmenter de 0,25$ à 9,45 $. Ces hausses sont plus élevées que celles accordées durant les années précédentes. Cette hausse touche un peu plus de 365 000 travailleurs au Québec.

Le gouvernement veut hausser graduellement le salaire minimum pour qu'il atteigne environ 50 % du salaire moyen au Québec. Notre province est 6e sur 10 provinces canadiennes pour la valeur du salaire minimum, et passera au 3e rang avec cette hausse.

Ce qui me rappelle que mon premier emploi salarié était à 4.35$/h en 1986. Je gardais aussi des enfants, ménage et parfois lavage inclus. Tout ça sans DVD, ordinateur, ni iPad, pour ... 1.50$ de l'heure !

Certains diront que les jeunes d'aujourd'hui sont bien gâtés... Mais rien ne change, en fait. La génération des boomers s'est fait taxer de paresseuse parce qu'elle refusait de travailler six jours sur sept, pour le taux minimum en 1965 soit 0.70$ l'heure !

Pour aller plus loin...
La page du salaire minimum de la CNESST
Le résumé du site de Radio-Canada
Historique des salaires minimum au Québec

mardi 4 avril 2017

4 moyens de recharger les batteries

Pour la première fois, la radio m'inspire un sujet... La chronique de Nicolas Chevrier à Radio-Canada m'a donné le goût de partager sur ce thème avec vous, parce qu'il touche tout le monde...

Contexte
M. Chevrier rappelle que 75% des travailleurs disent souffrir du stress au travail et qu'un travailleur sur cinq va souffrir cette année d'une problématique de santé liée au stress. 20% de tous les travailleurs, ça fait beaucoup...

Prévention
On sait déjà l'importance de bien dormir autant que possible et suffisamment... M. Chevrier explique alors le concept des "rôles" : pour récupérer, on doit se décharger complètement du rôle source de stress durant la période de récupération.

Exemple : si je suis stressée par mon rôle de patron, de parent ou de responsable d'un projet ou d'une tâche, je dois "décrocher" entièrement de ce qui touche ce rôle durant une période suffisante pour retrouver mon énergie normale. Et voici comment le faire :

Deux étapes...
 et quatre moyens de recharger les batteries

A. Faire le vide
  • 1. Activités de repos : activités relaxantes, faible niveau d'activation du cerveau, ex. spa, yoga, massothérapie, bain-de-soleil, écouter de la musique.
  • 2. Expériences de détachement psychologique : activités stimulantes, sports et jeux qui sollicitent des habiletés différentes de celles du travail, ex. jeux de société ou vidéo, ski alpin, pratique d'un art.
B. Faire le plein
  • 3. Expériences de maîtrise : acquisition de compétences, nouveaux défis, ex. cours de musique, de langue, théâtre, expédition sportive, perfectionnement en sport ou ailleurs, et tout ce qui permet d'acquérir de nouvelles compétences ou de se dépasser.
  • 4. Expériences de contrôle : activités de contrôle et de planification, avec des résultats tangibles, comme des grandes ou petites tâches ludiques ou utiles, ex. rénover, construire, fabriquer, jardiner, cuisiner.
Pour réussir
Pour bien recharger les batteries on doit régulièrement avoir au moins une activité de chaque type et toujours en dehors du rôle à l'origine du stress, ex. travail.

Régulièrement signifie une gestion hebdomadaire : on doit planifier quelques-unes de ces activités chaque semaine, pas juste quelques fois par année. Si les vacances sont une façon excellente de recharger les batteries, leur effet ne dure qu'environ 4 semaines.

Ce qui nous permet de nous sentir bien, de garder notre santé et d'en faire bien plus sur le long terme devrait avoir sa place réservée toutes les semaines à notre agenda. En fait, elles sont aussi vitales que le sommeil ou la nourriture, on meurt juste moins vite de leur absence !

mardi 28 mars 2017

Les 3 erreurs RH d'une tempête de neige - no 2

Dans le billet précédent, j'ai dit avec un peu d'humour noir si tout le monde a mal réagi à la tempête de neige du 14 mars, c'est probablement en partie à cause de la gestion des ressources humaines.
Voici trois erreurs RH et comment les éviter...

Erreur no 1 : centraliser les décisions
Grand problème : les décideurs misent plus de la capacité des employés à suivre des directives que sur leur intelligence. C'est un peu comme utiliser un marteau pour ouvrir une pinte de lait. On obtient du lait, mais quel gaspillage et bonjour les dégâts !

Solution : centraliser le moins possible, seulement après mûre réflexion, et centraliser une partie des ressources, pas les décisions. Le rôle des décideurs est de donner les orientations globales, puis de vérifier les résultats et corriger au besoin le tir, pas de limiter les décisions sur le plancher. Assurer une communication fluide de la base vers la direction et une présence continue en mode écoute, par exemple par une réunion hebdomadaire des décideurs avec des employés de "plancher".

Erreur no 2 : couper les ressources sans réduire les responsabilités
Faire plus avec moins, ce qui revient souvent à en attendre plus des employés sans nécessairement l'exprimer clairement et surtout, sans réduire leurs responsabilités. C'est d'ailleurs la recette du burn-out.
Le problème, c'est que ça ne fonctionne qu'une fois ou à court terme et ça coûte très cher à long terme. On peut couper une fois ou parfois deux, et faire certains gains d'efficacité. Ensuite, les employés sous pression finissent par démissionner ou tomber en congé de maladie, éliminant le gain déjà réalisé, démotivant ceux qui restent, etc.

Solution : adopter une perspective à long terme et adapter les ressources en fonction des tâches demandées. On peut demander un surplus de temps à autre, si ça devient permanent on doit réviser les demandes vs les ressources disponibles. Suivre le taux de roulement et la mobilisation des employés : si on leur en demande trop, ça se répercute assez vite sur l'ambiance de travail et la fidélisation.

Erreur no 3 : couper plus dans la base qu'ailleurs
C'est fréquent dans les grandes organisations, on l'a vu dans la fonction publique québécoise, où le ratio cadres/employé a augmenté durant la période d'austérité. Ça décourage les employés et ça mine la crédibilité des cadres et décideurs. Ça amène du ressentiment et ça affecte directement la qualité du travail. Et au total, beaucoup de ces "rationalisations" à sens uniques finissent par coûter plus cher que prévu.

Solution : identifier les effets des restrictions budgétaires et écouter les employés au moment de faire ces choix. Les restrictions et coupures devraient toucher proportionnellement tous les types de postes, ce qui oblige les décideurs à être à la fois plus équitables, plus créatifs et plus attentifs aux effets de ces coupures, vu qu'ils seront concernés directement. 

mardi 21 mars 2017

Tempête de neige : c'est la faute des RH ! - RH brutes

Un peu d'humour "RH brutes" ...*

Aujourd'hui je fais un peu d'humour noir. Ce qui est arrivé à tout ce monde n'est vraiment pas drôle, en même temps l'humour permet de mieux traiter de ce cafouillage incroyable.

Mardi dernier, toute une tempête de neige nous est tombée dessus et on n'a pas fini d'entendre les gens crier et les décideurs se justifier...

Bon, en partant, on n'est pas vraiment habitués à la neige au Québec, c'est normal que ça soit difficile, non ? #ironie...

Mais quel est le lien avec les ressources humaines ? Facile : si tout le monde a mal réagi - ou plutôt n'a pas agi pantoute... - c'est probablement en partie à cause des gestionnaires ! Démonstration en 7 étapes.
  1. Depuis septembre 2001, la peur a pris le contrôle des neurones de beaucoup de monde. À cause de cette peur, on a mis de la sécurité en place partout, passionnément et sans grande réflexion.
  2. Au nom de cette sécurité et en profitant de la peur des gens pour faire avancer ces changements, on a centralisé, centralisé, et encore centralisé. 
  3. Ensuite, austérité oblige, on a coupé, découpé, recoupé et coupé encore. Remarquez qu'on a surtout coupé sur le plancher et les services à la population. Bizarrement, les cadres et les proches du ministère ont été peu touchés, mais bon, ce n'est pas l'objet de l'éditorial ici... 
  4. Les hyper contrôlés de la fonction publique, ils font quoi ? RIEN. Ceux qui restent deviennent plus ou moins des robots pour survivre dans ce milieu étouffant. Pas d'initiatives, interdites par la centralisation et rendues impossibles par l'austérité.
  5. Les hyper contrôlants, ministres et cadres "imputables", ils font quoi ? RIEN. Ils refusent toute initiative, incluant à eux-mêmes, et prennent leurs décisions et non décisions en comité, de peur d'être imputables de toutes ces décisions prises et non prises. Pas de comité la nuit d'une tempête ? Pas de décision...
  6. En résumé, à force d'avoir peur, de centraliser et de couper, on obtient quoi ? Du monde qui a peur, hyper contrôlé par un pouvoir central qui a peur, et des ressources terrain découpées par l'austérité depuis trois ans...
  7. Mélangez tout ça avec plein de tatas "y a rien là conduire dans une tempête", avec des ministres qui dorment trop bien la nuit et des camionneurs qui s'hostinent avec des remorqueurs : belle recette pour une belle catastrophe...
On peut s'estimer vraiment chanceux que ça ait été une tempête de neige plutôt qu'une tornade au centre-ville ou une invasion d'extra-terrestres. Là on aurait vraiment été dans le trouble...


* RH brutes est mon alter ego plus sombre, le ton est plus mordant ou moins sérieux que dans mes billets habituels. Pour plus d'information, voir ce billet explicatif 

mardi 14 mars 2017

Sept S pour réduire le stress

Dans le billet précédent, nous avons vu comment notre cerveau réagissait au stress et un résumé de plusieurs découvertes scientifiques. Après avoir vu un peu sur les causes, voici maintenant des solutions mentionnées par le conférencier Amir Georges Sabongui.

Visualiser pour déstresser...
On sait déjà qu'on peut réduire le stress par de la visualisation positive, du soleil et un meilleur sommeil. Par exemple, le manque de sommeil a le même impact sur la cognition que 0.08 d'alcool dans le sang... et nuit un peu ou beaucoup à la qualité du sommeil. Toutefois, d'autres moyens existent, et voici les 7 S pour s'en souvenir :

Sept S pour réduire le stress
  1. Sourire : même en faisant semblant, il augmente la sérotonine, hormone source de bien-être
  2. Sport : au moins 7 minutes de façon intensive
  3. Social : l'isolement social est pire que la cigarette, l'alcool et l'obésité pour la santé...
  4. Sexe : que dire de plus... 
  5. Steak : la viande rouge génère un précurseur de la sérotonine
  6. Sable : jouer dans la terre - ou en manger (sic) parce que les bactéries qu'elle contient activent elles aussi la sérotonine
  7. Spiritualité : prière, méditation, contemplation et compassion génèrent aussi beaucoup de sérotonine
Les personnalités qui réagissent mieux au stress
Dr Sabongui présente les types de personnalité qui tiennent mieux la pression ou sont moins affectés par le stress. Ce sont les gens qui...
  • sont conciliants
  • recherchent la responsabilité
  • ont le sens du contrôle interne
  • sont optimistes plutôt que réalistes
  • ont un travail ou un autre élément dans leur vie qui a du sens, dans lequel ils se sentent utiles
Cultiver ces traits de caractère serait donc un gage de résilience et d'endurance un stress. 

Dans un prochain billet nous verrons aussi quatre moyens de "recharger les batteries" qui sont également des façons de réduire le stress au quotidien.

Pour aller plus loin